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Cote Ivoire : Police, Frci, racket même combat

le Dimanche 19 Juin 2011 à 09:55 | Lu 616 fois



Ils avaient tous disparu de la circulation depuis plusieurs mois et, depuis cette semaine, ils ont réapparu, les policiers sont de retour et apparemment toujours avec les mêmes habitudes.

Ce vendredi alors que nous sillonnons la commune d’Adjamé en repérage pour un prochain reportage vidéo de Koaci production sur les déguerpissements quelle n’a pas été notre surprise de voir notre taxi se faire arrêter sur un barrage en face de la mairie tenue par des policiers en tenu. Non armées cependant mais les méthodes restent les mêmes que sous l’ère Gbagbo. Le flou total des nouvelles autorités sur la vignette et le contrôle techniques servira de leitmotiv pour infliger une amende de 1000 FCFA à notre chauffeur désemparé par ailleurs compte tenu de la crise économique qui sévit dans le pays. Si l’argent se fait toujours rare, l’enrichissement illégal de nos policiers lui semble bel et bien ressuscité pour la grande joie semble-t-il des réseaux de ces derniers toujours, à l’évidence, actifs et ce malgré les promesses de changements du Président Ouattara et de son équipe. Notre chauffeur glissera les 1000 FCFA, le policier lui rendra ses pièces et lui fera signe de circuler comme si de rien n’était.

Si des mesures gouvernementales visant à l’éradication du racket en Côte d’Ivoire sont prises, la réalité là encore semble autre.

Longeant la voie principale de la commune qui nous emmène au quartier « Agban village » où nous sommes attendu, nous nous faisons de nouveau arrêter à hauteur de la grande mosquée d’Adjamé. Même scénario, trois policiers qui arrêtent les véhicules et particulièrement les taxis. Cette fois ci, devant l’intransigeance du policier, nous lui indiquerons, pressés que nous sommes alors que ce dernier, papiers du chauffeur à la main, est parti faire un tour sur le bas-côté de la chaussée, que le chauffeur a déjà été victime devant nous d’un racket quelques centaines de mètres en aval. S’en suivra un échange dans lequel le ton montera, le policier finira par nous remettre les pièces du taxi afin de reprendre notre trajet.

Nous profiterons par ailleurs du moment pour nous entretenir avec le chauffeur de taxi sur les mauvaises habitudes de fraudes ou manquement au niveau des pièces administratives de ces derniers. Conscients de ses réalités, les policiers y trouvent là un abondant vivier de contravention, nul doute qu’un ménage du secteur des transports sera lancé par les nouvelles autorités afin de faciliter les démarches administratives afin de responsabiliser au mieux l’ensemble de la profession.

Quelques centaines de mètres plus loin, ce n’est pas les policiers mais des Frci qui s’adonnent à hauteur d’un carrefour d’ « Agban village », au racket à ciel ouvert. Les victimes, les chauffeurs de Gbagkas qui devant nous, pour l’un d’entre eux, glisse quelques pièces de monnaie à l’élément « rougeau » des frci qui le presse de payer. Nous nous entretiendrons quelques mètres plus loin avec le chauffeur victime lui aussi du racket constaté. Fofana qui gare son Gbaka près d’un garage pour permettre à des clients de monter à bord de son engin tout détraqué avouera, à notre interrogation sur la scène dont nous avons été témoin, son fatalisme mais avec le sourire comme si le racket faisait partie du folklore. « Ceux-là ils veulent toujours l’argent, ils ne vont pas s’arrêter comme ça même si on nous dit qu’ils doivent aller en caserne, c’est d’ailleurs ce qu’on leur répond quand ils nous racket, eux et nous c’est même chose, on se comprend ».

Difficile après cet après-midi passé à Adjamé d’être enthousiaste quant à l’arrêt de ces pratiques qui ternissent l’image d’un Etat. Nous pensions que le retour des policiers se serait accompagné de nouvelles résolutions vertueuses conformément aux discours du président Alassane Ouattara, pour l’heure il faudra encore attendre.

Amy, Koaci.com Abidjan

Dimanche 19 Juin 2011
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