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Cote Ivoire : Pergola. Les détenus réagissent : «L'Onuci nous a piégés et trahis»

le Mercredi 29 Juin 2011 à 17:51 | Lu 627 fois



Cote Ivoire : Pergola. Les détenus réagissent : «L'Onuci nous a piégés et trahis»
48 heures après l’inculpation de 15 d’entre eux, les pensionnaires de la Nouvelle Pergola, indignés, ont tenu à réagir. Ils pointent du doigt l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

Plusieurs personnalités proches de Laurent Gbagbo et hommes de medias avaient trouvé refuge, en avril dernier pour des questions de sécurité, à l’Hôtel La nouvelle Pergola, qui s’est vite transformé en milieu carcéral. Le Nouveau Courrier dans sa parution N° 245 du samedi 18 au dimanche 19 juin dernier, avait fait une incursion au coeur de la «prison», avec ce titre à sa Une : «Enquête sur le traquenard de l’Hôtel Pergola». Quelques 48 heures après cette parution, le ministre de la Justice, Ahoussou Jeannot annonçait au cours d’une conférence de presse, l’accélération de la procédure judiciaire contre toutes les personnalités en détention ou en «résidence surveillée». Résultat, 15 des pensionnaires de la Nouvelle Pergola, dont des ex-membres du gouvernement et des journalistes sont mis en examen, avec 18 chefs d’accusation retenus contre eux.

Aujourd’hui encore, ils crient à la trahison ! Ils accusent l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire de les avoir entraînés dans un véritable traquenard, en complicité avec les nouvelles autorités du pays qui pourtant avaient prévu d’assurer leur sécurité. «Nous sommes venus de nous-mêmes ici (la Pergola, ndlr), parce que la ville était à feu et à sang. Le ministre Alcide Djédjé (photo) a demandé à l’Onuci de nous abriter. Et c’est comme cela qu’avec l’accord des autorités actuelles nous nous sommes retrouvés à la Pergola. C’est parce qu’on ne voulait pas quitter le pays», explique une source à la Pergola, au contact des «prisonniers».

Selon elle, les «refugiés» devenus prisonniers à la Pergola en veulent à l’Onuci qui leur a tendu un piège. «L’Onuci nous a piégés et trahis. Si on savait que c’était ce qui nous attendait ici, on ne serait pas venus ici. Et on aurait quitté le pays comme d’autres Ivoiriens», s’est-il plaint.

Pour nombre des pensionnaires, le gouvernement et l’Onuci avaient bien préparé le coup, visant à attirer le maximum de personnalités et proches de Laurent Gbagbo dans ce complexe hôtelier. Et faire d’eux de véritables prisonniers de «guerre». Tout va changer désormais à la Pergola, nous a indiqué une source, pour les 15 mis en examen depuis vendredi dernier. «Leur statut et leur quotidien vont radicalement changer. Ils seront quasiment dans des ‘‘cellules d’isolement’’», explique-t-il. Des informations confirmées par un informateur à la Pergola. En effet, les 15 personnes inculpées vont, dans les heures qui suivent (si ce n’est déjà fait), se voir mettre en isolement total dans leurs différentes chambres.

Et dont les clés sont exclusivement détenues par les soldats Frci qui y sont. «Ils veulent nous enfermer désormais dans nos chambres. On n’aura plus droit à rien. La nourriture sera servie dans nos chambres. C’est comme si on nous transférait dans le nord comme nos camarades. On se rend compte que l’Onuci nous a livrés aux Frci», a expliqué un pensionnaire de «Prison Pergola» à notre source.

Que reproche-t-on à ces journalistes ?

Parmi la centaine de personnes en détention et résidences surveillées à Abidjan et dans le nord du pays, figurent des journalistes et professionnels de la communication. Seul Serge Boguhet, cameraman à la Rti est en détention à Bouna dans des conditions presqu’inhumaines, selon la division des Droits de l’Homme de l’Onuci. Les autres ont été gardés à la Nouvelle Pergola. Si Yasmine Magoné (journaliste indépendante) et Chantal Gnamien (journaliste-stagiaire à la Rti) ont recouvré la liberté samedi 19 juin dernier, ce n’est pas le cas pour la majorité d’entre eux, encore en détention.

Pire, quatre d’entre eux ont été récemment mis en examen par le parquet. Et selon toute vraisemblance, ils sont «poursuivis» pour plusieurs chefs d’accusations dont la teneur reste encore floue. Il s’agit des confrères Franck Anderson Kouassi, journaliste, ex-président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA), Armand Bohui Komé, journaliste, membre du cabinet de l’ex-Première Dame Simone Gbagbo et ex-membre du Conseil national de la presse, Norbert Gnahoua Zibrabi, journaliste, Directeur de publication du journal l’OEil du peuple et ex-conseiller technique de Laurent Gbagbo, Germain Guézé, cameraman à la RTI détaché à la Présidence.

A ceux-là, on peut ajouter Simone Hué Lou, Directrice générale de «La Refondation», société éditrice du journal Notre Voie. Ce qui intrigue, c’est que tous ces confrères encore en activité, se retrouvent sur une liste d’inculpés sur laquelle figurent d’exmembres du gouvernement poursuivis pour dit-on «crimes de sang, participation
à des bandes armées, atteinte à la sûreté de l’État, crimes économiques, vol en réunion, détournements de biens de l’État» et une dizaine d’autres chefs d’accusation. Et le plus surprenant, c’est le mutisme volontaire des organisations de défense des journalistes et professionnels de la communication qui semblent ignorer la situation de ces confrères.

Source : Le Nouveau Courrier : Dernière Mise à jour : 29/06/2011 (Auteur : Autre)

Mercredi 29 Juin 2011
Vu (s) 627 fois



1.Posté par ZUYEN le 29/06/2011 22:10 | Alerter
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EXTRAIT D'UN ARTICLE DE Djerrad Amar publié par Alterinfo intitulé "Libye-la-CPI-derniere-arme-de-la-coalition-et-attrape-nigaud-des-Africains."
---------


[…]
Nous avons tous constaté que depuis que l'occident a obtenu la division du Soudan, le procureur Ocampo - ce «produit» d'une union illégitime entre des décideurs/brigands, occidentaux de corps, sionistes de conviction et une Cour (CPI) attrape-nigaud instrument d'une stratégie hégémonique - convertie en 'mercenaire' chargé de l'exécution des «lettres de cachets» de maîtres puissants après avoir été leur serviteur ailleurs, ne parle plus pour l'instant de l'inculpation de Bachir.
Un Ocampo qui se saisit cette fois du «dossier Libyen» - tout en lorgnant sur la Syrie - imputant à Kadhafi les méfaits de la coalition et des renégats de Benghazi, sur des témoignages sélectionnés qu'il présente «crédibles». Un Ocampo qui a travaillé aussi pour la Banque mondiale après avoir été président d'une ONG 'Transparency International' que finance le milliardaire George Soros ce célèbre sioniste spéculateur devenu philanthrope, par stratégie, que l'on surnomme «l'homme qui fit sauter la Banque d'Angleterre». Devenu ensuite 1er procureur de la CPI on relève ce hasard que quelques mois plus tard, en avril 2005, Annan livre les noms de 51 suspects, soupçonnés d'avoir « massacré des milliers » de personnes au Darfour. Un Ocampo pour la Libye avec les mêmes mensonges et les mêmes objectifs, flanqué de son arme la CPI, présentant des accusations de persécution des manifestants et des opposants qui «semble avoir été systématique et s'être produite dans différentes villes» et «des crimes de guerre ont apparemment été commis par décision politique» en citant le fait que les forces de sécurité aient «tiré sur les manifestants désarmés», «l'utilisation du viol et les arrestations systématiques, la torture, la déportation, les meurtres, les disparitions forcées et la destruction des mosquées», «l'utilisation de bombe à fragmentation».
Une CPI contestée dans sa forme, ses actions et ses objectifs politiques - dont on sait qu'elle abrite les ombres de ce même Soros et de lord Malloch Brown l'ancien Ministre britannique qui a été vice-président de la Banque mondiale, puis «chef de cabinet» de Kofi Annan après avoir travaillé chez Soro aussi. Une CPI, qui reçoit des dons de sociétés et d'organisations privées, créée la veille de la guerre contre l'Irak, dévouée aux causes injustes à visées hégémoniques que mène Washington. Comment expliquez que toutes les six enquêtes ouvertes concernent l'Afrique ? On comprend bien que le «génocide du Darfour» était un mensonge, un leurre dont les prolongements sont maintenant la Libye.
Voici ce que l'on dit d'Ocampo et de la CPI :
L’analyste Chris Marsden a montré et dénoncé « L’hypocrisie de l’enquête en question crève les yeux. Elle arrive au milieu de plus de 5 000 opérations militaires, dont 2 204 accompagnées de frappes, des forces de l’OTAN sur Tripoli et d’autres endroits peuplés de civils. Ces opérations incluaient l’assassinat ciblé de Kadhafi….Tout en étant les instigateurs de procès légaux pour crimes de guerres contre le régime qu’ils veulent éliminer, Washington, Londres et Paris commettent eux-mêmes de monstrueux crimes de guerre. »
Andrew Cayley, l’ancien avocat de la CPI, écrivait après sa démission «qu’il est difficile de dénoncer un génocide dirigé par le gouvernement et d’expliquer du même souffle pourquoi deux millions de Darfouris ont cherché refuge autour des principales garnisons de l’armée dans leur province».
Selon Alex de Waal (écrivain britannique devenu expert critique du CPI) de nombreux avocats avaient quitté la Cour en raison du manque d’objectivité et de sérieux dans l’examen des preuves et la qualification des faits, imposés par Ocampo.
L’ancien vice-ministre Égyptien des AE, expert en droit et relations internationales, Abdallah Al Achaala avait estimé que le mandat lancé par la CPI contre Al Bachir «ne reposait sur aucune base juridique et qu’il constituait un précédent dangereux parce qu’il réduit à zéro le principe de l’immunité, fondement essentiel des relations internationales». Et de se demander «…comment elle pourrait défendre le caractère éminemment politique de son mandat contre Al Bachir alors qu’elle ignore les crimes d’Israël en Palestine et ceux des américains en Irak ». Al Achaal ajoutait «ce faisant la CPI a signé son acte de mort par suite de la stupidité de son procureur et de l’incompétence de sa juridiction. Il est du devoir de la communauté internationale de réagir afin de sauver le rêve d’une justice pénale internationale, bafoué par le sionisme »
Vladimir Anokhin, vice-président de l'Académie des Sciences Géopolitiques, avait déclaré à la Pravda que le tribunal de La Haye « montre un manque de respect absolu envers l'Organisation des Nations Unies. »
Pour le président de la Commission de l'Union Africaine Jean Ping, cité par l'AFP dans le cas d’Al Bachir. « ... le problème est la façon dont le procureur général de la CPI Luis Moreno Ocampo rend la justice »
Enfin, réitérons que sous-couvert d'un droit international ratifié par les États pour se protéger des éventuelles agressions et injustices, surtout les pays pauvres dont les richesses sont convoitées, ces institutions ont été corrompues en instruments de chantage aux « Droits de l'homme », à la « liberté d'expression » susceptible de «sanctions internationales» ou l'inculpation d'un chef d'État même en exercice. On est donc dans le même esprit impérialiste et colonialiste prédateur, mais drapé de prétextes "humanitaires" et couvert par la "légalité". Le «droit ou devoir d'ingérence humanitaire» est l'expression même de cet esprit qui n'est pas près de s'extirper des mauvaises consciences.
Les pays africains, indépendants et libres de leurs décisions, doivent au plus vite quitter ces organisations-piège qui donnent aux puissants une légitimité pour les dominer ou les agresser. Ces organisations ne les toucheront jamais, car elles sont leurs instruments, leurs armes pour leurs intérêts et rien d'autre.

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