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Cote Ivoire : Le pouvoir Ouattara en guerre contre la démocratie

le Mardi 29 Novembre 2011 à 09:27 | Lu 595 fois



Cote Ivoire :  Le pouvoir Ouattara en guerre contre la démocratie
Le régime Ouattara donne de plus en plus des signes évidents de frilosité qui traduisent son incapacité à souscrire au jeu démocratique.
Le régime Ouattara est sur le pied de guerre. Sa machine de répression bien tenue par des mains de fer et formatée pour broyer l’opposition, est en branle. Elle tire sur tout ce qui bouge avec la bienveillante complicité du chef. Ce dernier, dans une parfaite répartition des rôles, s’emploie à se donner une image de démocrate à l’extérieur pendant qu’à l’intérieur ses hommes de main embastillent l’opposition. La liberté d’expression n’existe plus. Ceux qui ont le malheur d’émettre des opinions contraires à ceux des tenants du régime sont purement renvoyés au purgatoire.

Il ne faut surtout pas critiquer les actes du gouvernement au risque de subir la foudre du pouvoir. Le professeur Kata Kété, ancien ministre de la recherche scientifique de Laurent Gbagbo en sait quelque chose. Lui qui sorti fraichement de six mois de détention arbitraire dans un des nombreux goulags du nord a dû rester pendant six au trou de la police criminelle pour s’être simplement interrogé sur l’indépendance de la justice ivoirienne.

Cette personnalité du camp Gbagbo a payé pour si peu là où les principaux animateurs de l’appareil judiciaire eux-mêmes, réunis à l’audience de rentrée judicaire de la cour suprême, ont fait un procès en règle des juges en des termes assez crus sans être inquiétés. Les manifestations du Fpi, principal parti d’opposition, sont matées dans le sang au nez et à la barbe de la fameuse communauté internationale au regard nettement sélectif et au jugement partisan.

La presse libre est martyrisée. Depuis cinq jours, trois journalistes du quotidien Notre Voie croupissent au violon de la police criminelle pour « offense au chef de l’Etat » et « atteinte à l’économie nationale » en violation totale de la loi sur la presse qui stipule que le journaliste ne peut être privé de sa liberté pour ses écrits. Il leur est reproché d’avoir repris dans leur journal une information relative à l’achat de 40 véhicules de marque Mercedes donnée par « La lettre du Continent » et évoqué la possibilité de dévaluation du Franc Cfa face à la crise de l’Euro. Ce seul fait suffit à mesurer la frilosité qui s’est emparée du régime.

Pourquoi Ouattara et ses hommes sont-ils aussi allergiques à la critique et au débat contradictoire ? Quel Etat les nouvelles autorités veulent-elles construire sans l’opposition ? Doit-on parler encore d’Etat de droit ou de démocratie si la presse n’est pas libre d’informer les citoyens et si pour des broutilles les opposants sont conduits en prison ? Il n’y a aucun doute à se faire. Le bâillonnement de l’opposition et de la presse libre montre bien que la Côte d’Ivoire sous l’ère Ouattara a tourné le dos à la démocratie. Les Ivoiriens font désormais face à un régime, frileux qui n’admet pas la moindre contradiction. Un régime devenu furieux devant la renaissance d’une opposition qu’il n’a pas réussi à enterrer.

Au pied du mur, Ouattara et son gouvernement qui ont promis monts et merveilles aux Ivoiriens se retrouvent sans solutions mais au contraire avec les mains chargées de problèmes qu’ils distribuent allégrement. Les pluies de milliards annoncées en fanfare tardent à tomber. Les bailleurs de fonds et autres investisseurs hésitent à investir dans un pays miné par l’insécurité parce livré aux bandes armées qui refusent de désarmer sans avoir perçu leur butin de guerre. Le lobbying et l’offensive diplomatique des parrains occidentaux n’a pas encore permis au pouvoir d’Abidjan d’atteindre le point de décision de l’initiative Ppte.

Ce sombre tableau est couronné par la non participation du Fpi aux législatives. Le parti créé par Laurent Gbagbo ayant refusé de donner sa caution à des élections non démocratiques, organisées par une commission aux ordres, truquées d’avance et qui conduiront à la mise sur d’un parlement monocolore. Bref, le régime des soi-disant « houphouetistes » broie du noir croit trouver dans la terreur le moyen de se remettre en scelle. Acculés par les difficultés financières et contrarié dans sa volonté de soumettre son opposition, le pouvoir Ouattara a donc décidé d’utiliser la violence pour s’imposer. Les arrestations d’opposants et les répressions des manifestations des partis politiques procèdent de cette volonté d’instaurer la terreur pour échapper aux critiques et au jugement du peuple souverain.

Mais l’histoire des nations enseigne que la répression n’a jamais eu raison des peuples qui aspirent à la démocratie. Les nouvelles autorités peuvent donc multiplier les arrestations des opposants, des journalistes insoumis et les atteintes aux libertés, elles ne réussiront pas à arrêter la marche irréversible de la Côte d’Ivoire vers la démocratie dont les racines ont été bien implantées par le Fpi sous la houlette du président Laurent Gbagbo.



Jean Khalil Sella

Source : notrevoie

Mardi 29 Novembre 2011
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