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Cote Ivoire : La peur de Compaoré et de la France gagne les forces nouvelles

L'Afrique en mouvement - Source : Koaci le Mercredi 8 Septembre 2010 à 13:54 | Lu 500 fois



Cote Ivoire : La peur de Compaoré et de la France gagne les forces nouvelles
Un haut cadre de la rébellion ivoirienne a accepté de se livrer en exclusivité à la rédaction de Koaci.com ce mardi. Ce travail est le fruit de mois de négociation avec ce dernier, la seule condition de cette exclusivité exigée par cet élément influant des forces nouvelles est l’anonymat malgré notre insistance à le convaincre d’apparaitre en nom propre. Koaci.com s’engage donc à respecter sa volonté et vous livrer les principaux passages de cet entretien exclusif compte tenu du mutisme général.

Un sentiment de crainte d'une déstabilisation venant du Burkina voisin et de la France aurait selon le témoignage de notre interlocuteur envahi les esprits de ce qu'il reste de la rébellion en Côte d'Ivoire. « Notre seule crainte à ce jour est la décision de Baise Compaoré et de la France, ce sont les seuls qui peuvent du jour au lendemain décider de notre sort, de nous faire disparaître, de nous tuer nous et même nos familles, on s’attend à tout car on sait que l’armée ivoirienne sans eux ne pourra rien à ce jour contre nous.

Ils (la France) viennent de nommer un ancien de licorne (Général Beth ndlr) qui nous connaît mieux que personne, ambassadeur au Burkina pour peut être mieux nous taper au moment venu. L’infiltration est trop forte à notre niveau, ils ont des informateurs partout, France comme Burkina, on se méfie tous désormais plus l’approche de la date de l’élection arrive. On est pas fou on sait que Gbagbo arrange la France et Compaoré, le cacao, les diamants passent par le Burkina…» nous confie ce dernier.

Sur la relation à ce jour avec le Premier ministre ex-secrétaire général des forces nouvelles Guillaume Soro notre source nous livre son sentiment d'amertume générale qui semble avoir pris le dessus sur la confiance apparente d'alors :« On nous avait pourtant prévenu au début…Soro sans nous, sans notre, lutte ne serait rien à ce jour, c’est uniquement grâce à nous s’il est arrivé aujourd’hui à être ce qu’il est, il nous a tous déçu, il nous doit à nous autre sa place. Son enrichissement fulgurant et son amour du luxe que l’on avait déjà constaté à Bouaké ont pris le dessus sur nos idéaux de départ. Il n’a jamais pris les armes, n’est jamais allé au combat, il nous a trouvé ici à Bouaké en 2002 on a cru en lui en lui faisant confiance et il nous a lâché au profit de ses ambitions personnelles. À ce jour Soro n’a plus aucune influence ni autorité sur nous.

Je dirais même qu’il n’en a jamais eu c’est un « petit » pour nous autre militaire qui nous sommes battus, on l’a accepté et nous sommes rangés sagement derrière lui dans le schéma politique dans lequel nous ne comprenions à vrai dire pas grand-chose, ça nous dépassait. Il a réussi à être le « kpakpato » de Compaoré et voilà dans quoi on est aujourd’hui, on a peur pour nos familles alors que lui ses enfants sont tranquillement au chaud en France ».

Quant à un quelconque schéma politique "pacifique" de désarmement et de réintégration conformément à l'accord de Ougadougou, là encore peu d'espoir et beaucoup de désillusion. «Du bla bla politique tout ça ! On nous vend que des mensonges, on nous fatigue avec des réunions de plaisanterie d’Etat major par-ci par-là, on n’est pas dupe.

Dans l’état actuel des choses, nous savons que nous n’intégrerons jamais n’importe quelle armée encore moins l’armée ivoirienne. Aujourd’hui on gère comme on peut avec l’argent des taxes que nous percevons tous les soldats qui ont été du jour au lendemain laissés pour compte ici, on constate la même chose à Man, Seguela et autre » nous avoue ce cadre dans une verve digne d'un soldat pris au piège d'un destin qui lui échapperait.

Nous avons souhaité savoir si le sentiment de regret d’avoir pris les armes pouvait être réel, il nous indique que pour sa part : « Je me rends de plus en plus compte que tout ce que l’on a fait n’a servi à rien, on nous a utilisé et aujourd’hui on dérange donc il faut nous liquider »

Quand dans l'imagerie populaire on martèle que l’espoir de la rébellion serait une victoire du candidat du RDR, Alassane Ouattara, l'emphase quant à ce dernier au sein des forces nouvelles semble réel: « Oui bien évidemment que la plupart d’entre nous soutien Alassane Ouattara, vous voulez que l’on soutienne qui d’autre pour s’en sortir, Gbagbo ? Il nous a toujours pas forcément tout le temps directement mais par ses intermédiaires, encouragé à ne pas nous décourager que la victoire était proche» nous avoue un peu perdu sur la fin de l'entretien comme un individu qui tenterait de trouver un repère dans une abstraction générale.


Source : Koaci
Mercredi 8 Septembre 2010
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