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Cote Ivoire : Economie de guerre: Tout sur la pompe à milliards du clan Soro

L'Afrique en mouvement - Source : Nouveau courrier le Jeudi 4 Août 2011 à 21:15 | Lu 898 fois

Malgré les discours officiels, la nouvelle donne politique n’a toujours pas abouti à l’unicité des caisses. Au contraire, les ex-Forces nouvelles ont élargi leur système de prédation à la région du Moyen-Cavally. Les paysans de l’ouest du pays qui ont cru voir la fin de leur calvaire qu’ils enduraient depuis le déclenchement de la crise armée en 2002, avec l’arrivé du nouveau pouvoir, commencent à le regretter amèrement. Ils ont vite fait de déchanter tant l’espoir a fait place à la désillusion.



Cote Ivoire : Economie de guerre: Tout sur la pompe à milliards du clan Soro
En effet, une économie de guerre a été installée dans les zones centre, nord et ouest (Cno) depuis 2002. Alors que l’on espérait maintenant avec l’installation du nouveau pouvoir la réunification du pays et de son économie, certains continuent d’entretenir des «caisses noires». Outre l’Etat, l’une des principales victimes sont les pauvres paysans profondément éprouvés par la crise post-électorale qui en paient le prix fort.

A Guiglo, Bloléquin et Toulepleu pour ne citer que ces localités du Moyen-Cavally, c’est le même constat. Les populations sont rançonnées sous peine d’être arrêtées, accusées d’avoir combattu et bastonnées. A titre d’illustration, à Bloléquin, Zéaglo, Guiglo, ou encore à Péhé, etc., il existe des «quittances» de 5000 francs CFA obligatoires, délivrées par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Elles valent pour une durée de 3
mois pour tout propriétaire de moto. En sus, une somme de 1000 ou 500 francs est exigée à chaque passage sur les barrages, dont le nombre s’est accru sur les pistes de campagne, contrairement aux discours des nouvelles autorités et de la hiérarchie militaire qui appellent à la libre circulation des biens et des personnes.

Au bas mot 1 à 2 milliards de francs CFA de « gains » sur le cacao

Au niveau du binôme café-cacao, une taxe est perçue sur les chargements et le transport vers la ville et à partir de la ville. Tout véhicule entrant ou sortant d’une ville de l’ouest avec un chargement de cacao doit s’acquitter dans un premier temps d’une somme de 3000 francs et dans un second temps payer aux hommes en armes 5 francs par kilogramme du contenu de sa cargaison. Donc si l’on fait un petit calcul, un chargement de 30 tonnes revient à payer la rondelette somme de 150 000 francs. Quand l’on sait également que la région du Moyen-Cavally produit entre 20 000 et 300 000 tonnes, la rapine (butin) serait au bas mot entre 1 et 2 milliards de francs que brassent ces «pilleurs» en période de traite de cacao d’une durée ferme de 3 mois.

Enorme manque à gagner pour l’état

Pire, le cacao mis en pépinière qui doit être transporté dans les forêts pour la création ou le renouvellement de plantations est soumis à «impôts» par les Frci. C’est entre 5000 et 10 000 francs à débourser pour franchir chaque barrage «sauvage» installés par ces derniers. C’est un énorme manque à gagner non seulement pour l’Etat, mais aussi et surtout pour les paysans. Qui seront sans toute forme de procès «grugés» par les acheteurs et les pisteurs pour combler à leur tour ce déficit. Mais au-delà, ce comportement qui doit être combattu énergiquement pourrait décourager les planteurs et réduire la production de cacao, pilier de l’économie ivoirienne. Cette situation engendre d’autres conséquences comme le retour timide des opérateurs économiques et aussi des populations qui se sentent traquées et intimidées comme l’indique le dernier rapport d’Amnesty International.

C’est pourquoi, il serait urgent que l’Etat central se penche sérieusement sur cette économie «parallèle» de guerre pour assainir cette zone de l’ouest qu’on pourrait comparer au Far West américain d’antan où régnait le désordre absolu. Et applique sur le terrain le discours de «rigueur» du gouvernement. A moins que le pouvoir n’érige le fait de dire une chose et de faire le contraire en méthode de gouvernement .

Source : Nouveau courrier
Jeudi 4 Août 2011
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