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Construction du pipeline Abidjan-Bouaké: La vérité que Ouattara veut cacher

le Jeudi 1 Août 2013 à 01:47 | Lu 1297 fois



Construction du pipeline Abidjan-Bouaké: La vérité que Ouattara veut cacher
Le pipeline Abidjan-Bouaké, inauguré le lundi 29 juillet dernier, en grande pompe par Alassane Dramane Ouattara qui compte le rattacher au Burkina Faso voisin, est la vision du président Laurent Gbagbo pour la Côte d’Ivoire. Il a lancé d’autorité ce projet le 20 septembre 2007. A savoir améliorer la sécurité de l’approvisionnement en produits pétroliers de l’intérieur du pays et en direction du Mali et du Burkina Faso. Ensuite réduire les coûts des produits pétroliers vers le consommateur final. Enfin permettre à son pays, la Côte d’Ivoire, de contribuer plus efficacement à l’intégration régionale en matière d’hydrocarbures.

Ces objectifs visés, Adama Toungara, le tout nouveau ministre du Pétrole et de l’Energie du gouvernement Ouattara, n’a pas eu le courage d’indiquer à la population qu’il venait de les emprunter à Laurent Gbagbo, le vrai bâtisseur d’une Côte d’Ivoire moderne. Avec des outils modernes de transport d’hydrocarbures qu’est le pipeline.

Selon des sources concordantes, l’idée de la construction d’un oléoduc pour le transport du pétrole serait née sous Félix Houphouët-Boigny. Mais il en sera dissuadé par les opérateurs économiques, notamment les propriétaires de camions-citernes, qui estimaient qu’en faisant le pipeline entre Abidjan et Yamoussoukro, ils perdraient un marché hautement juteux. Parce que quand le produit pétrolier quitte Gestoci-Abidjan pour arriver à Gestoci-Yamoussoukro, l’Etat paye au transporteur 11 FCFA le litre de produit transporté. Jusqu’à une date récente, le litre était à 17 FCFA.

Henri Konan Bédié n’arrivera pas à faire démarrer le projet quand il parvient au pouvoir en 1993. D’aucuns affirment même qu’il l’aurait carrément fait bloquer sous la pression des opérateurs économiques maliens et libanais. Etait-ce aussi le coût de l’ouvrage qui a obligé Henri Konan Bédié à ranger le projet de construction du pipeline au placard ?

Selon toute vraisemblance, ceci ne pourrait expliquer cela puisqu’il aura fallu seulement deux ans au président Laurent Gbagbo, dès qu’il arrive au pouvoir en 2000, pour boucler tout le financement nécessaire à la réalisation du projet. La construction de l’oléoduc Abidjan-Bouaké est alors confiée à deux entreprises. L’une ivoirienne, Kuyo Pipeline et l’autre française, Friedlander Côte d’Ivoire, filiale du groupe Ortec. Il est long de 360 km et destiné à un transport multi-produit pour le compte de Petroci, la société nationale d’opérations pétrolières de la Côte d’Ivoire. Les travaux de fabrication et d’installation de l’ouvrage ont nécessité quelque 150 personnes qui ont travaillé sans discontinuer pendant environ 14 mois.

Pourtant, ils ne voulaient pas de
l’ouvrage

Les Ivoiriens attendaient tout de même l’hommage des nouvelles autorités ivoiriennes au bâtisseur. Ils devront attendre encore longtemps pour la simple raison que les partisans d’Alassane Dramane Ouattara ont longuement combattu Laurent Gbagbo pendant la réalisation du projet. Comme ils ne voulaient pas que Gbagbo ait la paternité de l’oléoduc, ils ont trouvé que c’était un projet dangereux. Des sources concordantes expliquent que malgré les assurances des experts français et ivoiriens, le ministre Patrick Achi, qui tenait le ministère des Infrastructures économiques du gouvernement du président Laurent Gbagbo, soutenait qu’il ne conseillait pas au chef de l’Etat ivoirien d’alors d’opter pour ce genre de transport des hydrocarbures.

Les oléoducs, à l’en croire, provoqueraient des explosions, en faisant chaque fois allusion à ce qui se passe au Nigéria. Il y avait aussi que l’Ageroute faisait également des siennes. Son directeur général, Boiké Fofana, selon les mêmes sources, aurait tout fait pour bloquer le projet en refusant que les tuyaux passent sous le terre-plein au niveau de l’autoroute du nord. On a donc dû contourner l’autoroute en creusant dans des collines pour relier Abidjan à Bouaké grâce au pipeline.

Aujourd’hui où le repas est servi, le gouvernement Alassane Dramane Ouattara s’enorgueillit du fait qu’il va favoriser un meilleur recouvrement des taxes pétrolières estimées à 20 milliards FCFA. Mais il oublie d’indiquer qu’il va aussi faire gagner à la Côte d’Ivoire au minimum 120 milliards FCFA que se partagent chaque année les propriétaires des camions citernes qui transportent les produits pétroliers. Les Ivoiriens ne représenteraient pas 20 % de cette population active.

Les camions-citernes partant désormais de Yamoussoukro vers les autres horizons, il y aura moins de trafic des poids lourds sur l’Autoroute du Nord. Premier avantage. Le deuxième, c’est que désormais à partir de Yamoussoukro, on peut ravitailler l’Ouest et le Sud du pays jusqu’à San-Pedro. Conséquence, cela réduit de façon notable le coût du transport et donc du prix du produit au consommateur. La ville de Yamoussoukro devrait en tirer un profit sans précédent.

Avant le lancement des travaux du pipeline, Laurent Gbagbo avait récupéré ce que l’Etat avait perdu à Gestoci Bouaké dont les installations avaient été attaquées par la rébellion armée en 2002, en faisant reprendre toutes ses activités par Gestoci Yamoussoukro. Il en doublera alors la capacité de stockage. Gestoci Yamoussoukro passait ainsi de 30.000 à 61.000 mètres cubes. Ce qui, du coup, entraînait le développement de Yamoussoukro avec un dépôt devenu plus grand.

De 30 agents, Yamoussoukro voyait son personnel tripler. Mais en même temps que le président Laurent Gbagbo a lancé les travaux de l’extension du site de Gestoci Yamoussoukro, il voyait surtout la création de plusieurs centaines d’emplois. Malheureusement, là où on avait besoin de la main-d’œuvre qualifiée, Alassane Dramane Ouattara fait renvoyer cette main d’œuvre qualifiée sous le prétexte fallacieux qu’elle est pro-Gbagbo (45 personnes concernées).

Et a fait recruter une main-d’œuvre non qualifiée (46 personnes issues de la seule région du Nord). Oubliant qu’un dépôt pétrolier est un dépôt à haut risque où il est impossible de circuler si on ne connaît pas le pétrole. Or ceux qui y sont aujourd’hui ne connaissent pas le pétrole. Ils n’ont, selon des sources concordantes, aucune formation ni sur le pétrole ni sur la sécurité incendie, encore moins sur la sécurité accident. Parce que l’agent qui travaille dans le pétrole est exposé à des dangers. Il peut y avoir du feu à tout moment.

Ouattara veut rattacher Abidjan à Ouaga

Alassane Dramane Ouattara veut-il reléguer Bouaké aux calendes grecques ? Ce n’est pas impossible puisqu’il veut tellement rattacher la Côte d’Ivoire au Burkina Faso qu’il a choisi de conduire l’oléoduc jusqu’à Ferkessédougou. S’il n’est pas mauvais que dans les sociétés modernes, il faut évoluer en groupes, il faut que l’intégration appelée de tous les vœux se fassent selon les règles. Les paramètres qui avaient été pris en compte pour que le pipeline arrive au dépôt de Bouaké étaient économiques. Selon des sources proches du dossier, la reconstruction du dépôt nécessiterait quelque 40 milliards FCFA. Et si l’on y ajoute un pan gazier, il faudrait au maximum 50 milliards FCFA. A en croire nos sources, les études de Bouaké prendraient au maximum un an quand celles de Ferkessédougou nécessiteraient 7 à 8 ans. Sans compter la construction d’un autre pipeline. En pensant donc au temps que la construction prendra, il est bon de faire la reconstruction de Bouaké.


Robert Krassault ciurbaine@yahoo.fr
Notrevoie

Jeudi 1 Août 2013
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1.Posté par la main de Dieu le 01/08/2013 20:52 (depuis mobile) | Alerter
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ce mossi ne nous cache rien,nous sommes tous au courant, tout ce qu' il est en train de faire est la continuité des travaux qu' a commencé le woody
.

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