Cette sortie du premier policier de Côte d’ivoire montre bien qu’Alassane Ouattara a mis de côté les projets de développement qu’il annonçait à cor et à cris, pendant la campagne électorale. Il a décidé de se surarmer, en violation flagrante de l’embargo sur les armes imposé à la Côte d’Ivoire par le conseil de sécurité de l’Onu. Il n’y a qu’à voir la liste de types d’armes que les assaillants ont emportées dans l’attaque du camp d’Akouedo, dans la nuit du 5 au 6 août dernier.
Il s’agit de 3 lanceurs de missile sol-air portable Sam7, 4 missiles de rechange, 1 arme anti-char utilisant des roquettes autoguidées et 4 roquettes, 250 kalachnikov neuves et 1 caisse de grenades. D’où proviennent donc ces armes, quand on sait que toutes les armes lourdes de l’Etat de Côte d’Ivoire ont été détruites par la coalition franco-onusienne ? Alors que Laurent Gbagbo était confronté à une rébellion armée qui a consacré la partition du pays, pendant une décennie, l’Onu et la communauté internationale n’ont trouvé mieux que d’imposer un embargo.
Cette décision avait été saluée par Alassane Ouattara lui-même. C’est ainsi lui et ses amis ont applaudi la destruction des aéronefs à Yamoussoukro en 2004, les bombardements de la base navale de Locodjoro, Akouédo et Agban et la destruction de toutes les armes lourdes pendant la crise postélectorale. Aujourd’hui, il n’y a plus de guerre. Selon Ouattara lui-même, la sécurité est de retour dans le pays. A quoi serviront donc ces hélicoptères de guerre, si ce n’est que pour bombarder des civils ivoiriens ? Pour que la Côte d’ivoire retrouve la stabilité, il n’a qu’à désarmer les supplétifs dozos et Frci, et encaserner les ex-combattants.
Ouattara Abdul-Mohamed
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