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Combat Afrique digne contre Françafrique en Côte d`Ivoire / Le 2ème round s`ouvre avec l`évaluation du contentieux

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - News le Samedi 5 Février 2011 à 11:58 | Lu 407 fois



«Guerre de libération de la Côte d'Ivoire», acte 2. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier la phase de l'évaluation du contentieux électoral de l'Union africaine (UA) qui débute la semaine prochaine, et dont l'exécution est confiée à 5 chefs d'Etat africains. Conformément au communiqué de la 16ème session ordinaire de l'UA tenue les 30 et 31 janvier 2011, à Addis Abeba (Ethiopie). L'Afrique digne s'active, la France et ses suppôts également. Le décor, fait de déclarations fracassantes, de procès d'intentions et de revirements, est planté.

Nous avons d'un côté, l'Afrique du Sud (membre du panel des 5 chefs d'Etat africains), qui est sur la même longueur d'onde que l'Angola, la Gambie, le Zimbabwe, le Ghana, le Cap-Vert, l'Ouganda et tous les autres pays défenseurs de la souveraineté de la Côte d'Ivoire ; et de l'autre, la France, le Burkina Faso, le Nigeria et le Sénégal. Des pays qui entendent perpétuer l'ordre françafricain. Et faire en sorte qu'au sortir de cette crise post électorale, la nation ivoirienne n'échappe pas à cette réalité. La Côte d'Ivoire est donc, aujourd'hui, le théâtre de la lutte entre ces philosophies politiques.

Le président de l'Afrique du sud, Jacob Zuma, avait avertit, bien avant la constitution du panel, qu'il opterait pour la recherche de la vérité en ce qui concerne la crise post électorale en Côte d'Ivoire. Il s'est exprimé le 21 janvier 2011 lors dune conférence de presse, à l'occasion de la visite en Afrique du Sud de Yoweri Museveni, le président ougandais. Pour lui, il est important de s'attacher «aux faits» plutôt que d'insister sur l'option militaire. «Nous devons faire autre chose que de demander à l'un des deux leaders de partir», a-t-il affirmé.

Dans cette même logique, le chef de l'Etat angolais, José Eduardo dos Santos, a opté pour le réexamen des résultats parce que, a-t-il déploré, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu, Joung J. Choi «a induit tout le monde en erreur». Il s'est prononcé lors de la cérémonie de présentation des vœux de Nouvel an par le corps diplomatique, le jeudi 13 janvier 2011, à Luanda.

La Gambie, le Ghana, l'Ouganda et le Bénin dans une certaine mesure, sous la rhétorique commune de la préférence «au dialogue ou pour une solution négociée» ne pensent pas moins qu'il faut vider le contentieux en recomptant les voix. Ces pays espèrent que l'Afrique du Sud défendra cette position pendant la médiation des chefs d'Etat africains mandatés par l'UA en Côte d'Ivoire. Afin de départager Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

La France de Nicolas Sarkozy et ceux (l'Onu et certains pays de la Cedeao) qui sont à sa solde ne l'entendent pas de cette oreille. Ils pensent que c'est l'occasion rêvée, enfin, sous le sceau de l’organisation continentale africaine (UA) de renverser Laurent Gbagbo. En douceur comme par la guerre. Il suffit d'avoir la caution de l'UA. D'ailleurs, dès la constitution du panel, depuis l'Ethiopie, Jean Ping, président de la Commission de l'Union africaine, dont l'accointance avec la France est perceptible, a annoncé la couleur.

L'action des Chefs d'Etat de l'UA, au terme de la médiation d'un mois doit aboutir à offrir le pouvoir à Alassane Ouattara. Il s’agit, selon Ping, d’amener Alassane Ouattara à exercer la réalité du pouvoir dans le pays par la négociation. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a tonné à la veille du sommet. Il a fait observer que le recomptage des voix tel que le souhaitent certains chefs d'Etat serait une «honte» et «une grave injustice». On peut également imaginer l'avis de Nicolas Sarkozy, instigateur principal de l'option militaire pour faire partir le président Laurent Gbagbo du pouvoir, sur la mission des émissaires de l'UA.

La bataille pour imposer son point de vue ou son agenda secret à ce panel, présidé par le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, composé d’Idriss Deby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Jakaya Kikwete (Tanzanie), s'annonce épique. Cette lutte a débuté, dans sa phase 1 à la 16ème session ordinaire de l'UA, à Addis Abeba, en Ethiopie. La France y était représentée de la façon la plus marquante par le président français Nicolas Sarkozy. Contre l'avis, selon des sources, des conseillers de l'Elysée. L'objectif était d'apporter un appui marqué à la Françafrique, au réseau mafieux onusien (Ban Ki-moon et Young Choi) et à ses acolytes (tels que Jean Ping) tapis dans l'ombre au sein de l'UA.

Et également donner des ailes aux présidents Jonathan Goodluck du Nigeria, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Abdoulaye Wade du Sénégal, etc. Le parrain Sarkozy a reçu, lui-même, une douche froide par la menace, à peine voilée, de certains chefs d'Etat africains d'apporter une réplique à son arrogance sur le dossier ivoirien.

Le président français s'est interdit la mort dans l'âme, de défendre la mise à mort de Laurent Gbagbo et l'installation d’Alassane Ouattara à la tribune de l'UA. Evidemment, les protégés de Sarkozy ont été comme tétanisés par ce fait. Un panel de 5 chefs d'Etat a été constitué et un collège d'experts sollicités pour une évaluation du processus en vue de trouver une issue heureuse à la crise post électorale. C'est un échec pour les va-t-en guerre de la France, de la Cedeao et de l'Uemoa, qui avaient déjà préparé des funérailles politiques à Laurent Gbagbo. Et qui attendaient qu'on “l'inhume” à l'UA.

Actuellement, les réseaux s'activent, principalement ceux de la Françafrique afin de dévoyer la mission du panel au profit d’Alassane Ouattara. Le ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, a posé des balises. Toutes les discussions se feront dans le strict respect de la Constitution ivoirienne.

Serge Armand Didi
sardidi@yahoo.fr


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Samedi 5 Février 2011
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