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Claudus Kouadio (cyber-activiste en exil) : « Nous croyons en la libération de Gbagbo »

le Samedi 27 Juillet 2013 à 06:21 | Lu 1080 fois



Claudus Kouadio (cyber-activiste en exil) : « Nous croyons en la libération de Gbagbo »
Exilé pro-Gbagbo et cyber-activiste bien connu, Claudus Kouadio est tout entier engagé dans la vision politique de Laurent Gbagbo. Ayant abandonné son emploi pour un exil forcé, il n’est pas prêt à rentrer tant que le régime d’Alassane Ouattara continue d’opprimer le peuple ivoirien.

Notre Voie : Claudus Kouadio, c’est votre nom ou un pseudonyme ?

Claudus Kouadio : Je suis Kouadio Jean-Claude à l’état civil. Kouadio est mon nom de famille et Claudus le résultat d’une légère mutation de Claude, l’un de mes prénoms. Claudus Kouadio est donc un pseudonyme qui est mon identité virtuelle dans la Blogosphère et sur les réseaux de cyber-activistes.

N.V : Vous vivez hors du pays. Peut-on savoir les raisons qui vous ont amené à quitter le pays ?

C.K : La vérité est que, comme des milliers d’Ivoiriens contraints à l’inconnu de l’exil pour des raisons aussi multiples que diverses, « je tente de survivre hors de mon pays la Côte d’Ivoire ». Je ne peux prétendre « vivre » hors du pays. Cela serait aller dans le sens de nos détracteurs et les conforter dans leurs affirmations dilatoires qui voudraient que nous soyons hors de la Côte d’Ivoire, de par notre propre volonté et qui serait la résultante d’un simple dédain vis-à-vis de l’imposture militarisée qu’est le régime de M. Alassane Dramane Ouattara.

J’ai quitté la Cote d’Ivoire au matin du 17 Avril 2011 - donc six jours après l’enlèvement du Président Laurent Gbagbo par le triumvirat - armée Française-Force militaire de l’ONU en Côte d’Ivoire-forces rebelles et milices tribales de Alassane Dramane Ouattara. Mon départ a été vite décidé et motivé par deux raisons essentielles : être en sécurité et poursuivre la bataille médiatique.

N.V : Estimez-vous que vous avez vraiment eu raison de partir ?

C.K : Malgré les difficultés et contraintes énormes auxquelles je dois faire face au quotidien dans cet exil forcé et non préparé, aujourd’hui encore plus qu’hier je me rends compte que j’ai eu raison de prendre cette décision difficile, qui en 2011 a été la plus grande déchirure de mon existence.

N.V : Envisagez-vous de rentrer au pays ?

C.K : A vrai dire, tout me manque de ma Côte d’Ivoire : les bruits de nos rues, les odeurs, mon travail, les miens... tout me manque chaque jour un peu plus. Comme le dit la maxime « On n’est jamais mieux que chez soi ».
Alors bien entendu retourner dans mon pays au plus vite est mon souhait le plus cher. Mais aujourd’hui je fais partie d’un ensemble : il ne s’agit plus de moi en tant que personne physique mais d’une entité dans un outil de combat – le rouage dans un mécanisme complexe. Mon engagement au départ n’était soumis à aucune autre hiérarchie vu que je suis la tête de file de la mouvance de cyber-soldats, cyber-activistes et blogueurs que nous avions propulsé déjà entre 2008 et 2010 dans notre bataille médiatique pour restaurer la vérité historique et socio-politique de notre pays.

En exil le schéma est le même mais les enjeux nouveaux me soumettent à un autre organigramme. Je suis en mission pour les Patriotes Ivoiriens, les Panafricanistes et les démocrates du monde. Ce sera avec joie, que je retournerai en Côte d’Ivoire une fois ma mission achevée avec succès, et la Côte d’Ivoire restaurée. D’ici là, je continue de prier pour que ce régime ubuesque arrête de faire souffrir mon peuple qu’il tyrannise, spolie et massacre.

N.V : Pourquoi avez-vous choisi les réseaux sociaux comme moyen de combat ?

C.K : Je suis utilisateur d’internet depuis les années 2000. J’ai eu le temps de suivre son évolution. Depuis l’explosion de la toile « internet », la naissance des réseaux sociaux a été la dernière révolution sur ce moyen de communication. Loin devant les médias conventionnels (Télévision, Radio, Presse Ecrite), les réseaux sociaux sont devenus le plus puissant moyen de communication et d’information de par leur très grande audience. En outre, cette audience en temps réel est très variée ; ce qui constitue un avantage majeur à l’ère de la mondialisation. Le choix des réseaux sociaux s’est imposé facilement et de lui-même tant son accessibilité est devenue encore plus aisée et pratique avec les appareils mobiles (téléphones portables, tablettes tactiles).

En outre, lorsque dans notre pays qu’est la Côte d’Ivoire le régime brutal qui usurpe le pouvoir d’Etat a caporalisé la télévision, la radio Nationale et après avoir mis en coupe réglée les journaux qu’il ne contrôlait pas dans la presse écrite, les réseaux sociaux se présentent comme une aubaine, une source intarissable.

N.V : Pourquoi avoir choisi de défendre la cause Gbagbo? Est-ce par sympathie pour l’homme ? Par conviction idéologique ou par simple effet de mode ?

C.K : Les raisons pour « défendre la cause Gbagbo » foisonnent. Aussi, de prime abord il faut situer cette « défense » dans un contexte et selon les périodes. Pour la période d’avant « Elections 2010 » ce n’est ni la personne de Gbagbo encore moins son parti le Front Populaire Ivoirien (FPI) que nous avons soutenu et défendu mais sa légitimité, le respect de nos institutions et la soumission à l’autorité de l’Etat.
Pendant la campagne pour les élections présidentielles de 2010, notre choix s’est porté sur le candidat du Front Populaire Ivoirien (FPI) dont la candidature a été présentée par un rassemblement de partis politiques réunis au sein d’une mouvance nommée LMP (La Majorité Présidentielle).

Ce choix a été guidé par la perspicacité et le pragmatisme du programme de société que Laurent Gbagbo proposait. En outre, sa connaissance de la Côte d’Ivoire et de son peuple, son patriotisme avéré, ses ambitions pour notre nation mais surtout son bilan très positif malgré la situation de guerre ont convaincu cette majorité qui l’a élu au suffrage universel lors du second tour de scrutin de Novembre 2010.
Survint ensuite le coup d’Etat du 11 Avril 2011, le renversement puis l’emprisonnement illégal du Président Gbagbo et de quasiment tout le bureau de la direction du FPI pour ceux qui n’avaient pas pris le chemin de l’exil. Là encore nous dénonçons l’illégitimité d’Alassane Dramane Ouattara qui a causé une guerre qui a fait officiellement plus de 3.000 morts pour son simple désir de ne pas reconnaitre une décision du conseil constitutionnel.

Piétinant nos institutions avec le soutien de la France, il s’est érigé comme Président de la République de Côte d’Ivoire. Notre combat du moment est de soigner l’honorabilité de notre leader, le Président Gbagbo, en démontrant au monde via les réseaux sociaux, qu’il n’est pas coupable des accusations farfelues portées contre lui. Ce n’est ni par sympathie (même si humain et sympathique il est) encore moins « un effet de mode ». Ces milliers de gens d’ici et d’ailleurs, qui se battent pour le Président Gbagbo, le font parce qu’ils croient en son projet pour une Côte d’Ivoire souveraine et une Afrique libre dans un monde équitable.

N.V : Je sais qu’il existe un certain nombre de groupes, quel est celui auquel vous appartenez ?

C.K : J’appartiens aux ‘’facebookers pour Gbagbo’’ dont je suis le Président depuis Septembre 2010. Aussi, j’appartiens à tous autres groupes ou organisations œuvrant pour la même cause. Les ‘’groupes’’ sont le creuset de notre rassemblement. Mais au delà, le même contenu web des groupes (articles, photos, vidéos) est relayé sur twitter, sur des centaines de milliers de profils facebook, sur des sites web, sur des web radios, et même par la presse (écrite et audio-visuelle). Je ne suis donc pas d’un groupe exclusif.

N.V : Vous arrive-t-il parfois de croire que vous êtes devenu une star ?

C.K. : (Rires) Je me définis comme blogueur et cyber-activiste – je ne saurais être un cyber-arriviste ou autre cyber-narcissique. Pour moi, tout « appelé » ou « attiré » par le cyber-activisme doit forger sa ‘Vie de cyber-activiste’ sur les nobles aspirations du don de soi, pour une cause d’ensemble dont sa propre personne n’est pas le centre d’intérêt principal. Mon ambition n’est pas d’atteindre les strass et les paillettes. Je ne suis pas ce type de fier-à-bras qui ne voit que son nombril. Partant de là, la starisation devient puérile. Dans notre combat il y a notre leader unique qui est Laurent Gbagbo – et il nous a toujours enseigné que la seule star c’est la Côte d’Ivoire.

N.V : Que faites-vous dans la vie en dehors du cyber activisme ?

C.K : La question devrait être : « Que faisiez-vous dans la vie en dehors du cyber-activisme ? » Je suis Informaticien Analyste-programmeur de formation et de fonction. Avec des mots plus simples, je dirais que mon métier consiste à écrire des logiciels de gestion, pour tous types d’entreprises à partir d’un cahier des charges, des besoins de traitements des informations qui circulent dans l’entreprise et entre celle-ci et l’extérieur.

N.V : Certains disent que vous vous battez pour une cause perdue parce que selon eux, Gbagbo ne sera pas libéré. Est-ce qu’il ne vous arrive pas de douter de l’aboutissement de votre combat ?

C.K : Notre combat n’a pas eu pour point de départ le 11 avril 2011 et l’enlèvement du Président Gbagbo. Cet épisode est une étape de plus qui aura eu le mérite de nous confirmer la justesse de ce combat. Ceux qui prétendent que nous nous battons pour une cause perdue ignorent l’essence même de notre combat. Ils ne peuvent que faire fausse route.

Pour la libération du Président Gbagbo, nous y croyons avec fermeté. Même le tribunal politisé qu’est devenu la CPI n’aura pas la force suffisante de se décrédibiliser, à ce point et à ce niveau, tant le monde a été éclairé lors des audiences de confirmation ou d’infirmation des charges annoncées. Gbagbo n’est que la victime de cette mascarade honteuse et affligeante pour l’Afrique.

Le doute est un sentiment humain. Il n’est pas humiliant de le ressentir à la lecture lucide de certaines tractations autour de cette affaire alambiquée. Mais ‘’aucune échéance n’encombre notre esprit ni ne fait partie de nos calculs‘’. Nous irons jusqu’au bout - il sera libéré et la vérité sera restaurée.

N.V : Si au bout du compte, les charges contre Laurent Gbagbo étaient confirmées, alliez-vous tout de même continuer la lutte sur la toile ?

C.K : Lorsque le Président Laurent Gbagbo dit aux Ivoiriens : ‘’Si je tombe, enjambez mon corps et continuez le combat’’, il nous démontre là que son combat, notre combat dépasse sa personne physique. Là, il est couché peut-être, mais dignement debout sous notre angle de vision. Nous continuons ce combat à ses côtés car bien que privé de sa liberté de mouvement, sa vision et son idéologie politique continuent de vagabonder à travers le monde, les esprits des Patriotes Ivoiriens, des Panafricanistes et autres démocrates. Il est notre guide, et notre combat continuera car jamais il ne nous aura demandé de baisser les bras.

N.V : Il y a ceux qui estiment que le Fpi doit accepter de collaborer avec le régime Ouattara pour amener celui-ci à réviser sa position vis-à-vis des pro-Gbagbo et ceux qui pensent que ce serait une grave erreur. Dans lequel des camps vous rangez-vous ?

C.K : La grave erreur, c’est d’oser penser un instant que ‘’collaborer’’ avec le régime Ouattara pourrait l’amener à réviser sa position vis-à-vis des pro-Gbagbo. C’est méconnaitre la noirceur politique qu’exhibe pourtant si bien Alassane Dramane Ouattara. Sur son site internet officiel, par l’entremise de l’un de ses conseillers spéciaux, le chef rebelle Guillaume Soro (Député RDR – Président de l’Assemblée Nationale du régime Ouattara) qualifiait le FPI d’organisation terroriste ivoirienne à éradiquer. Pas plus tard que le 16 Juillet 2013, Joël N’Guessan le Porte-parole Principal du RDR appelait son ‘’Maître’’ Ouattara à dissoudre le FPI. Pensez-vous que ce sont des intentions isolées ? Non ! Le FPI est un problème pour Ouattara qui exècre au plus haut point le noble jeu démocratique dont il sortira toujours perdant. Collaborer avec cette imposture militarisée c’est s’accommoder de la pérennité d’un Etat voyou et de non droit. Le FPI doit rester le FPI et ne pas faire de la ‘’politique saisonnière’’.

N.V : Ouattara a récemment félicité Guillaume Soro pour le combat qu’il a mené. Quel commentaire ?

C.K : Ouattara confirme ce qu’il avait toujours réfuté - c’est-à-dire être l’un des inspirateurs de “la charte du Nord” contre ce qu’ils nomment “le Sud forestier”. Aussi, il confirme être l’un des morceaux du dos de la rébellion armée dirigée par le chef de guerre Guillaume Soro contre le Sud de la Cote d’Ivoire – rébellion qui aura causé plus de 10.000 morts en Côte d’Ivoire depuis 2002.

N.V : Croyez-vous que la Côte d’Ivoire est sur le chemin de la réconciliation ou le contraire ?

C.K : Moi, j’appelle ce processus de réconciliation nationale en Côte d’Ivoire “Alassane Dramane Ouattara et son monologue du vachard“. La vacuité de la démarche d’Alassane Dramane Ouattara laisse perplexe et propice à la spéculation. De quelle réconciliation nous parle-t-il ? En réalité, qui doit se réconcilier avec qui ? Là est la question, d’où émergera la vérité fondamentale devant être le point de ralliement de tous les Ivoiriens qui auront décidé volontairement de se tendre la main et marcher à nouveau ensemble pour bâtir notre nation commune. Alors qui doit se réconcilier avec qui d’autre ?

Sans subterfuge aucun, il va falloir reconnaitre humblement que cette réconciliation implique d’une part les démocrates et Patriotes Ivoiriens fidèles aux idéaux de Laurent Gbagbo et d’autres part les chantres de la rébellion armée de 2002-2011 qui se réclament d’Alassane Dramane Ouattara : ceux que les médias internationaux nomment respectivement Pro-Gbagbo et Pro-Ouattara.
Cette réconciliation qui se veut pyramidale dans sa phase pratique, doit être enclenchée depuis le sommet – Alassane Dramane Ouattara pour donner le bon ton, doit se réconcilier avec Laurent Gbagbo, qu’il n’a de cesse d’humilier.

N.V : Ouattara avait demandé 5 ans pour transformer la Côte d’Ivoire, maintenant il en veut 10. Qu’en pensez-vous ?

C.K : Ouattara a demandé 5 ans que le peuple lui a refusé en 2010. Avec le support militaire de la France et par la force des armes, il a arraché un mandat illégitime de 5 ans. En moins de 3 ans il est arrivé à transformer la Côte d’Ivoire, mais de la pire des manières.



Interview réalisée par Augustin Kouyo

Samedi 27 Juillet 2013
Vu (s) 1080 fois



1.Posté par WALACE le 27/07/2013 16:54 | Alerter
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CLAUDUS
tu es ou qu'on règle ton compte
cela fait 3 ans ton gbagbo est en prison et sois sûr qu'il finira sa carrière dans cette prison , même à l'absence de oUATTARA , les ivoiriens ne sont pas prêt à lui faire un pas de pardon, car il nous a fait trop de mal cet assassin, ce criminel de toute l'histoire politique de la côte ivoire , il ne sortira plus mon frère
Dieu est pour OUATTARA parceque le peuple ivoirien est pour OUATTARA à hauteur de 55% , les urnes ont parlé

2.Posté par Filsdafric le 27/07/2013 18:06 | Alerter
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Et toi , WALACE , tu finiras ta vie et ta carrière de Bouffon du Roi ou d' AMUSEUR PUBLIC en exil.....au BOURKINA FASO chez toi ! Tu connaitras pour la première fois le bonheur d'être chez soi. Ce n'est pas un mythe, c'est même une réalité que les vrais IVOIRIENS ont connue il y a peu de temps en arrière.....
Lorsque tu affirmes: "Dieu est pour OUATTARA parceque le peuple ivoirien est pour OUATTARA à hauteur de 55% , les urnes ont parlé " tu as certainement oublié de préciser le nom de son dieu, qui est aussi le tien.. Ta phrase devrait être : " LUCIFER notre dieu est pour OUATTARA parceque le peuple Burkinabè est pour OUATTARA à hauteur de 55% , les armes ont parlé ". Ainsi tu semblerais plus crédible !

3.Posté par Hermann N'da le 27/07/2013 20:08 | Alerter
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Filsdafric,

N'accorde aucune importance aux propos d'un Burki déraciné qui prend ABOBO pour son village natal.

Actuellement, le souci de ces envieux sans-papiers est de faire voter une loi sur l'apatridie pour devenir des ivoiriens. Mais cette fois-ci, le PDCI veille au grain. Et il y aura des grincements de dents.
Eux et leur champion en trafic de pièces d'identité resteront TOUJOURD des Burki de passage dans notre pays. C'est ça qui est ça.
Merci au PDCI.

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