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Cherté de la vie, chômage, précarité des soins de santé, inflation Samba David (coalition des indignés de Côte d’Ivoire) : « Les Ivoiriens ne doivent plus avoir peur de descendre dans la rue »

le Jeudi 12 Septembre 2013 à 08:22 | Lu 3021 fois



Cherté de la vie, chômage, précarité des soins de santé, inflation Samba David (coalition des indignés de Côte d’Ivoire) : « Les Ivoiriens ne doivent plus avoir peur de descendre dans la rue »
Samba David, le coordonnateur national de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire annonce dans les jours à venir une autre manifestation contre la vie chère. Après celle organisée le samedi 24 août dernier à la place Cp1 à Yopougon.
Notre Voie : Malgré la répression policière de la manifestation de protestation contre la vie chère de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire, une autre manifestation.

Samba David : Organiser une manifestation de protestation contre la vie chère n’est pas un effet de mode, encore moins un slogan. Le besoin y est. Les Ivoiriens ont faim. Si Ouattara est au pouvoir, c’est pour régler les problèmes de santé, d’emploi, de démocratie, des libertés publiques pour des lendemains meilleurs.

N.V : Vous êtes donc prêts à redescendre dans la rue, malgré la répression qui s’est abattue sur vos partisans à la place Cp1 de Yopougon ?

S.D : Ce qui s’est passé est un épiphénomène. Cela ne veut rien dire pour nous. Nous savons où nous allons. Nous avons eu deux blessés, plusieurs interpelés. Nous ne regrettons pas ce qui s’est passé et ne regretterons pas ce qui se passera demain. Si demain, il y a des morts, ce sera pour une cause noble. Nous allons continuer à manifester. Il est temps que les ivoiriens prennent leur destin en main.

Nous ne devons pas attendre la fin des mandats électifs de nos dirigeants pour les sanctionner dans les urnes. De façon régulière, nous devons les interpeler sur la cherté de la vie. Nous avons effectivement annoncé pour les semaines à venir une autre manifestation. Il faut que les ivoiriens comprennent qu’il n’y a pas seulement la classe politique où on peut s’exprimer. La société civile regroupe la majorité de ceux qui ne sont font pas partie de la classe politique. Cette majorité doit exiger sa place dans le jeu démocratique.

N.V : Le maire de Yopougon qui vous a refusé l’espace Cp1 prétend que votre structure n’est pas connue des fichiers de cette mairie.

S.D : La Coalition des indignés de Côte d’Ivoire est reconnue sur le plan national. Nous avons notre agrément. Notre récépissé a été signé par Diakité Sidiki qui est le préfet de région d’Abidjan. Il est tout de même au dessus du maire de Yopougon. L’agrément a été signé le 16 juillet 2013. La Coalition des indignés de Côte d’Ivoire a été créée le 27 avril 2013. Gilbert Kafana Koné ne peut pas nous dire que pour organiser une manifestation à Yopougon, il faut faire partie des associations de Yopougon. Ce n’est pas juste.

N.V : Gilbert Kafana Koné tout comme le district de police de Yopougon vous assimile à des pro-Gbagbo sous prétexte que la place Cp1 appartient aux militants du Fpi….
S.D : La place Cp1 n’est pas une place des pro-Gbagbo. Elle appartient à toute personne qui veut organiser une manifestation publique et pacifique. C’est une erreur de le penser ainsi. Les responsables du district de police de cette commune nous ont demandé pourquoi cette place et non ailleurs, Fic gayo, la place Jessie Jackson. Nous leur avons dit que l’espace qui nous revient le moins cher, compte tenu de nos modestes moyens financiers, c’est la place Cp1. Non, les raisons de la barbarie sont ailleurs. Ce régime veut en même temps museler la classe politique et la société civile.

Qu’il se tranquillise. Nous trouverons un cadre pour nous exprimer. Nous n’allons pas l’aider à tuer la démocratie. Le rôle de la société civile, c’est de constituer un contre-pouvoir. La Coalition des indignés de Côte d’Ivoire regroupe en son sein toutes les ethnies de ce pays, tous les militants des partis politiques. Cette structure n’a aucune coloration politique. C’est pourquoi les ivoiriens doivent donner leur poitrine quand il le faut, pour leur survie. Au sein de cette Coalition, chacun peut s’exprimer comme il veut. Pour l’intérêt commun, nous sommes obligés d’être ensemble. Les ivoiriens ne doivent plus avoir peur de descendre dans la rue. Nous allons amener les ivoiriens à revendiquer leurs droits. Très bientôt, nous allons demander aux ivoiriens de sortir dans la rue, parce qu’il y a péril en la demeure.

N.V : L’appellation coalition des indignés fait peur au pouvoir. Que recouvre ce terme indigné ?

S.D : Etre indigné, c’est être choqué, être révolté face à une situation. Le Mouvement des indignés a été créé en Espagne le 15 mai 2011. Les forces de l’ordre m’ont même demandé si ma structure est financée de l’extérieur pour déstabiliser le régime Ouattara. Je dis non. Nous sommes bel et bien indignés et nous n’avons pas emprunté ce mot aux espagnols.

N.V : Si cette manifestation de protestation contre la vie chère avait eu lieu, qu’auriez-vous dit au chef de l’Etat ?

S.D : Tout simplement le ramener à ses promesses de campagne. Sur les affiches de campagne du Rdr en 2010, on pouvait lire « l’huile à 850 FCFA, est-ce la guerre ? ». Aujourd’hui, le pays est réunifié, c’est l’unicité des caisses. Le prix du litre d’huile est passé sous le régime Ouattara de 850 FCFA à 1200F CFA. Qu’est-ce qui peut bien justifier la cherté de la vie. La Côte d’Ivoire a eu le Ppte. Ce régime nous a annoncé des pluies de milliards. Mais on ne voit rien de tout cela. L’objet de cette manifestation était surtout de demander à Ouattara où nous allons, est-ce que ses propos de campagne étaient seulement des propos de campagne. Il doit nous dire où nous allons. La vérité, c’est qu’il nous envoie tout droit dans le mur.

N.V : Ces arguments sont-ils suffisants pour convaincre les Ivoiriens ?

S.D : Si hier était mauvais, aujourd’hui, c’est pire. Selon les données de l’Institut national de la statistique (Ins), le taux d’inflation en mars 2013 était de 3,6%. 70% d’ivoiriens qui n’arrivent pas, sous ce régime à avoir un repas par jour. 68,% n’arrivent pas à se soigner. Aujourd’hui, ce n’est pas facile de faire la distinction entre les chômeurs et la population. Il y a un grand nombre d’ivoiriens qui ne travaillent pas. Là où on s’attendait à 200.000 emplois, on assiste aux licenciements, rien que des licenciements. Nous sortons de la crise, beaucoup d’ivoiriens ont perdu leurs parents. Ils sont nombreux, ces ivoiriens qui se débrouillent en bordure de route pour faire vivre leurs familles. Et on démoli leurs commerces sous prétexte qu’on veut lutter contre l’insalubrité. C’est méchant.

1000 travailleurs de la Sotra ont été licenciés. 2000 autres ont été recrutés. Cela répond à quoi ! Pourquoi lorsqu’un régime change, pourquoi tel ou tel région doit pleurer ? Selon toujours les statistiques de l’Ins, le taux d’inflation à l’enseignement est de 2,8 %. En 2012, le coût de la préinscription en ligne des élèves de terminale était de 2000Fcfa, 5000Fcfa pour les bacheliers, 14.000Fcfa pour les retardataires. Cette année, elle est de 10.000Fcfa pour les nouveaux bacheliers. On nous parle de plusieurs dizaines de milliards d’endettement. En deux ans, à quoi ont servi ces milliards ?

N. V : Le régime Ouattara affirme que les infrastructures qui sont de qualité ont un coût et qu’une formation de qualité a également un coût…
S.D : Mais qu’est-ce qui a changé au niveau des élèves et des étudiants ? Ce sont pour la plupart des enfants de pauvres. Le cacao, le café, l’anacarde ne s’achètent plus. Rien n’a changé. Ce n’est pas mettre des couches de peinture sur des bâtiments qui va améliorer le quotidien des ivoiriens. Ce n’est pas cela, la priorité des ivoiriens. La misère sociale a empiré.


N. V : Vous avez affirmé que le chômage a atteint un point de non retour alors que le pouvoir soutient qu’il a créé 100.000 emplois dont 9000 dans le secteur informel.
S.D : Une petite fille qui vend des arachides, c’est l’emploi créé par Ouattara ! Des jeunes gens qui s’arrêtent comme des statues dans la rue, c’est l’emploi créé par Ouattara ! Ces 100.000 emplois ne sont pas vérifiables. Ouattara est en train de nous dire de prendre un comprimé effervescent dans l’eau. Ce n’est pas juste. On ne fait pas de la politique pour ruser avec la population.



Entretien réalisé par Charles Bédé




Jeudi 12 Septembre 2013
Vu (s) 3021 fois



1.Posté par Sily Camara le 12/09/2013 16:38 | Alerter
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Le texte est effectivement illustré par la photo du farceur, le "djina mory " qui a promis monts et merveilles aux naÏfs. Un homme qui a fait de sa vie le mensonge lui-même. En 2010 le Kg de riz coûtait en moyenne 250 F. Aujourd'hui, il faut débourser au moins 450 F. Le litre d'huile coûtait 600 F. Aujourd'hui il vaut 1000 à 1100 F. Le Kg de sucre coûtait 500 à 550 F. Aujourd'hui il coûte 800 F au moins. Les plus malheureux sont ses partisans, habitués à vivre en grappe. On dit qu'ils pondent les enfants. Comment nourrir cette marmaille ?

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