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César Etou, Didier Dépry et Boga Sivori rrêtés jeudi : Hamed Bakayoko empêche leur libération

le Samedi 26 Novembre 2011 à 09:16 | Lu 512 fois



En principe, ils devaient recouvrer la liberté hier. Mais, ils restent au violon de la police criminelle par la seule volonté d’homme, Hamed Bakayoko.

Les trois journalistes de Notre Voie arrêtés le jeudi dernier étaient encore dans les liens de la détention à la police criminelle jusqu’à hier au moment où nous mettions sous presse. César Etou (directeur général par intérim et directeur de publication), Didier Dépry, secrétaire général de la rédaction et Boga Sivori, chef du service politique de Notre Voie auront donc passé une deuxième nuit au violon de la police criminelle dans des conditions difficiles. Et certainement tout leweek-end. Pourtant, selon les informations de source crédible, le procureur de la république, Simplice Koffi Kouadio, a abandonné les charges contre les journalistes.

En effet, la veille, c’est le procureur qui avait instruit le sous-directeur des enquêtes criminelles de mettre les trois journalistes aux arrêts pour offense au chef de l’Etat et atteinte à l’économie nationale au terme d’une longue journée d’audition. Et cela en dépit du fait que la loi de 2004 portant régime juridique de la presse n’autorise pas la détention dans le cas d’un délit de presse.


Mais, hier, le procureur Simplice Koffi Kouadio s’est montré plus raisonnable. Il a ordonné la libération des journalistes après avoir abandonné les charges. Malgré cela, les journalistes ont été maintenus en détention.
Où donc l’officier de police prend-il ses ordres s’il n’obéit plus à ceux du procureur qui est pourtant celui qui l’a instruit de convoquer les journalistes, de les auditionner et puis de les mettre aux arrêts ? « Si le procureur de la république demande qu’on les libère, l’officier de police n’a pas d’autre choix que de les libérer », soutient un juriste.

Sauf que dans le cas présent, le procureur Simplice Koffi Kouadio n’est pas le seul donneur d’ordres. Pour des raisons obscures, le ministre de l’Intérieur, le Tout Puissant Hamed Bakayoko, s’est invité dans l’affaire. « C’est en fait lui qui est à la manœuvre depuis le début de cette affaire, un de ses collaborateur directs a été très actif entre le cabinet et la police criminelle ces derniers jours », témoigne un proche du dossier. C’est donc le ministre de l’Intérieur qui a donné des instructions contraires pour que les trois journalistes soient maintenus en détention.

Un collaborateur ministre joint au téléphone a bien confirmé que son patron était bel et bien à l’origine du blocage. Pour quelle raison ? Nul ne le sait pour l’instant. Le collaborateur du ministre qui a voulu garder l’anonymat a expliqué qu’une réunion était d’ailleurs en cours hier aux alentours de 18h au cabinet pour débattre de la question.
Des responsables de l’opération des nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) se sont même rendus à la police criminelle pour s’informer sur la situation.

Une politique d’intimidation

Le 3 mai 2011, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, Hamed Bakayoko qui cumulait alors les charges de ministre de l’Intérieur et celles de la communication avait directement menacé de représailles tout journal qui n’accepterait pas de marcher dans le chemin qu’il avait tracé. Il avait déclaré qu’il ne tolérerait plus certains écrits qu’il jugerait non conformes à la déontologie du journalisme.

Promoteur de presse lui-même, car propriétaire du quotidien Le Patriote, principal porte-voix du président Alassane Ouattara et co-propriétaire de Radio Nostalgie-Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko a déjà était condamné pour offense au chef de l’Etat en 1994 par le régime Bédié. A cette époque la loi autorisait la détention dans le cadre des délits commis par voie de presse.
Cherche-t-il à faire subir aux autres ce que lui-même a subi il y a une quinzaine d’années ? Ironie du sort, c’est ceux qu’il fait arrêter aujourd’hui qui le défendaient hier.

L’attitude du ministre de l’Intérieur ne fait cependant pas l’unanimité au sein du gouvernement. Le ministre de la communication Diakité Coty Souleymane, espérait que les journalistes seraient libérés dans la journée d’hier. Et cela d’autant plus que le procureur avait abandonné les charges. C’est avec beaucoup de tristesse qu’il s’est convaincu que cela n’était pas possible. Même son coup de fil à son collègue Hamed Bakayoko n’y a rien fait.

Dès lors, que va-t-il se passer ? Combien de temps les journalistes vont-ils passer au violon de la police criminelle ? Y resteront-ils éternellement puisque le procureur a abandonné les charges ? Pas vraiment facile d’y répondre.



Augustin Kouyo

Samedi 26 Novembre 2011
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