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Cérémonie de réception des anciens détenus politiques/ L’ex-ministre Dano Djédjé, président du comité d’organisation : «C’est un moment de réengagement»

le Samedi 31 Août 2013 à 10:16 | Lu 769 fois



Cérémonie de réception des anciens détenus politiques/ L’ex-ministre Dano Djédjé, président du comité d’organisation : «C’est un moment de réengagement»
Le Fpi reçoit officiellement demain tous les ex-détenus au Qg de campagne du président Gbagbo qui sert de siège provisoire à ce parti. Dans l’entretien qui suit, l’ex-ministre Sébastien Danon Djédjé, 1er secrétaire général adjoint du Fpi et président du comité d’organisation de cette rencontre, situe le sens de l’évènement.
Notre Voie: Monsieur le ministre, le Fpi, votre parti, prépare un évènement important qui aura lieu demain. La réception de vos camarades nouvellement sortis de prison, dont le président Affi et le 1er vice-président Sangaré Abou Drahamne. Quel sens donnez-vous à un tel évènement ?

Professeur Dano Djédjé: Nous plaçons cet évènement sous le signe de la démocratie et de tolérance. Le sens de la solidarité partagée, le sens du réconfort, le sens du renforcement de notre amitié et de notre fraternité au-delà des idéaux que nous partageons.

La sortie de prison de nos camarades, dont le président du parti, le Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, et le 1er vice-président, le ministre d’Etat Sangaré Abou Drahamane, représente, pour nous, le levain qui va nous permettre de booster la lutte pour la démocratie dans notre pays. C’est un nouvel élan pour notre parti, le Fpi. Cet évènement qui va rassembler du monde, j’en suis sûr, va nous permettre de nous ressouder et nous remettre en ordre de bataille au sens démocratique du terme.

N.V.: Qu’est-ce que vous attendez des militants au cours d’un tel évènement ?

Pr.D.D.: Je ne parlerai pas de mobilisation parce que cela paraît évident pour qui connaît les militants du Fpi, et ils le sont déjà. Vous l’avez remarqué le jour de la libération de nos camarades. Ils étaient spontanément sortis très nombreux. Mais ce que je veux dire, c’est que les militants doivent comprendre que quand nous avons passé près trois ans avec nos camarades en prison, nous qui étions sur place avons fait ce que nous pouvions pour faire vivre le parti.

Je n’oublie pas l’important apport de ceux qui sont même en exil. Et cela grâce à la grande mobilisation des militants. Donc ce n’est pas au moment où l’horizon commence à s’éclaircir avec la libération des principaux dirigeants du parti qu’ils ne vont pas se mobiliser. J’attends donc d’eux plus de mobilisation, plus de détermination et d’engouement. Chaque fédéral doit comprendre que sa responsabilité, c’est de faire venir le maximum de militants de sa zone et de les encadrer. C’est un évènement majeur où il ne devra pas avoir de débordement. C’est pour cette raison que j’en appelle déjà à la discipline des militants.

N.V.: Alors, Monsieur le ministre, comment les choses vont concrètement se passer ?

Pr.D.D.: Il faut dire que l’évènement concerne nos camarades qui viennent d’être libérés. Mais nous associons tous les autres libérés. Vous savez que les libérations se font par vagues. Il y a eu la première vague, ceux qui ont été libérés de la Pergola, et qui me concernait. Il faut dire que nous avons eu plus de chance que ceux qui ont fait véritablement la prison.

Il y a eu la deuxième vague, celle du Premier ministre Aké N’Gbo. Et la vague des Affi constitue la troisième vague. C’est elle que nous célébrons demain. Mais nous associons, comme je l’ai dit, tous les autres libérés. Nous les célébrons en ayant nos pensées vers ceux qui sont encore détenus ou en exil et particulièrement au président Gbagbo dont la libération est l’objectif final. Nous avons foi en sa libération. Nous avons foi aux prières des Ivoiriens.

Deuxièmement, nous associons à cet évènement tous ceux qui prient pour nos camarades et pour la Côte d’Ivoire. Nous associons, bien entendu, les partis qui nous sont proches. Mais associons également les organisations de la société civile qui ne ménagent aucun effort pour la libération de nos camarades. Nous associons nos avocats qui travaillent dans des conditions difficiles et surtout de façon bénévole. Sans moyens, ils parcouraient le pays qui pour aller à Korhogo, qui pour aller à Bouna, qui pour aller à Katiola pour assister nos camarades. Je veux profiter de cet entretien pour leur rendre un vibrant hommage.

Enfin, nous associons de façon soutenue notre aîné le président du Cnrd Bernard B. Dadié. Nous souhaitons qu’il soit de la fête. Parce que, normalement, la prison est faite pour des gens qui se mettent en marge de la société. Mais quand on y met des personnes pour leurs convictions politiques, vous ne pouvez pas vous imaginer ce que cela représente comme désagrément. L’angoisse des familles politiques et biologiques, l’angoisse du prisonnier lui-même.

Ce sont des moments pénibles. Pour nous donc, les gens qu’on libère sont des hommes qui renaissent à la vie et qui méritent donc d’être célébrés. Nous voulons les célébrer pour leur endurance. Mais aussi pour leurs convictions. Malgré les conditions inhumaines de leur détention, aucun d’eux n’a cédé. Personne n’a faibli. Ils sont restés conformes à leurs convictions. Ils sont restés collés à leurs options politiques et à leurs convictions.

N.V.: Est-ce que des dispositions ont été prises pour assurer la sécurité des militants qui, nous en sommes sûrs, vont venir très nombreux ?

Pr.D.D.: En tant que parti politique légaliste, nous faisons ce que nous pouvons et ce que nous devons faire. En ce qui nous concerne en tant que parti politique, nous comptons sur la discipline qui a toujours caractérisé nos militants. Je disais tantôt que nous comptons sur les responsables fédéraux pour encadrer leurs militants. En ce qui concerne la sécurité du ressort de l’Etat, évidemment, nous avons fait appel au gouvernement.

Il ne faut pas oublier que c’est le devoir de l’Etat d’assurer la sécurité des citoyens. Nous ferons appel à la police et à l’Onuci pour que la sécurité de tous les militants soit assurée de façon efficiente. S’agissant de la manifestation elle-même, les militants feront leur propre police à l’intérieur du Qg. Ils en ont l’habitude.

N.V.: Monsieur le ministre, qu’est-ce qu’ont peut retenir au terme de notre entretien ?

Pr.D.D.: Nous allons célébrer nos amis qui ont été libérés après une détention arbitraire. Ce que je veux leur dire, c’est que faire la politique en Afrique, c’est un peu tout cela. Je leur demande donc de ne pas avoir de la rancœur. C’est ce que nous voulons de notre pays qui nous amène à tout cela. Nous avons notre vision de la Côte d’Ivoire. D’autres ont la leur. Et, au lieu de mettre toute cette diversité ensemble pour en tirer une ligne médiane, nous préférons nous comporter de cette façon-là.

C’est-à-dire mettre les opposants en prison. Je souhaite donc que nos camarades soient sans rancœur et sans rancune. Ils ont subi des traitements quelquefois inhumains, mais ils doivent dépasser ça parce que nous avons une vision. Et notre leader, notre guide Laurent Gbagbo, nous apprend à ne pas avoir de la rancœur. Les témoignages de tous ceux qui l’ont vu là où il est sont concordants. A savoir qu’il a toujours une vision humaniste de la Côte d’ivoire. Une Côte d’Ivoire réconciliée. Une Côte d’Ivoire où tous les fils se retrouvent et travaillent ensemble pour le pays. Il ne faut donc pas que ceux qui sont au pouvoir pensent que le Fpi va se venger un jour. Non, ce n’est pas dans notre vision. Sinon nous l’aurions fait quand nous sommes arrivés au pouvoir en 2000. Puisqu’avant 2000, beaucoup de choses se sont passées qui auraient suscité en nous des sentiments de vengeance. Nous estimons que la politique est un jeu.

Ce que je veux dire aussi, c’est que nous sommes heureux de la libération de nos camarades, mais, au moment où nous les célébrons, il y en a d’autres qui sont encore dans les liens de la détention. Nous pensons à eux et je demande aux gouvernants qui ont libéré ceux que nous célébrons d’aller encore plus loin en libérant les autres. Notamment le président Gbagbo et son épouse Simone Ehivet Gbagbo. En libérant aussi tous les militaires. Ils n’ont pas leur place dans les prisons. Il faut les libérer pour qu’ensemble, on construise notre pays.

Enfin, je veux dire aux militants qu’en même temps que nous allons laisser éclater notre joie, ce moment, pour paraphraser mon maître à penser Memel Foté, est aussi un moment de réengagement. Bonne fête à toutes et à tous.


Entretien réalisé par Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
Source : Notrevoie

Samedi 31 Août 2013
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