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Cérémonie d’accueil des ex-détenus pro-Gbagbo Aboudramane Sangaré (1er vice-pdt du Fpi) : « Le temps saura dévoiler tous les ressorts de la tragédie »

le Lundi 2 Septembre 2013 à 08:11 | Lu 1176 fois

Le cas Laurent Gbagbo et le processus de réconciliation ivoirien ont largement dominé le discours d’Aboudramane Sangaré, premier vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi), porte-parole désigné des détenus pro-Gbagbo récemment élargis.



Cérémonie d’accueil des ex-détenus pro-Gbagbo Aboudramane Sangaré (1er vice-pdt du Fpi) : « Le temps saura dévoiler tous les ressorts de la tragédie »
Sangaré intervenait, ce samedi 31 août 2013, au quartier général de Laurent Gbagbo, à Attoban, devant la direction « en sursis » du Fpi- suivant sa propre formule- qui tenait une réception au profit de tous les partisans de l’ex-président ayant bénéficié de la liberté provisoire. « Nos premières pensées vont vers le plus illustre d’entre nous, le président Laurent Gbagbo, ce démocrate né qui est, à la fois, l’alpha et l’oméga de la lutte pour le multipartisme, soubassement de la démocratie, aujourd’hui traîné devant la Cour pénale internationale comme un grand criminel de guerre et poursuivi pour déni de démocratie », a dit, en début d’allocution, Aboudramane Sangaré. Il a eu une pensée pour « les morts au service de la démocratie » ainsi que pour les blessés et les handicapés issus de la crise post-électorale. « Le temps (…) saura dévoiler tous les ressorts invisibles de cette cruelle tragédie. Il situera les responsabilités, toutes les responsabilités des différents protagonistes de ce que l’on a appelé habilement la crise post-électorale... Le temps (…) dira qui a fait quoi et pourquoi. Alors, seulement, nos morts pourront reposer en paix dans leurs sépultures (…) Leur vérité d’aujourd’hui sera le mensonge de demain », a martelé Aboudramane Sangaré.

Ce vieux compagnon de Laurent Gbagbo a été choisi comme porte-parole des ex-détenus moins parce qu’il est le doyen d’âge (67 ans) que par le fait de son fort ancrage dans la pensée socialiste et sa respectable expérience. Il a annoncé, tel un héraut, que l’ancien chef d’Etat, en détention, au centre pénitentiaire de Scheveningen, rentrerait « bientôt » en Côte d’Ivoire. « Camarades (…), nous vous demandons de sécher vos larmes car tout comme il est parti en exil en 1982 pour en revenir en septembre 1988, tenir le Congrès constitutif de son parti, se présenter à l’élection présidentielle d’Octobre 1990, se posant ainsi en leader incontesté et incontestable de l’opposition ivoirienne, le président Laurent Gbagbo reviendra très bientôt parmi nous. Il appartiendra aux militants de son parti et aux démocrates épris de paix, de liberté, de justice et de démocratie, de lui conférer le statut qui sied à ses nouvelles dimensions », a signifié Sangaré, dans un tonnerre d’acclamations. Il est hors de question, selon le baron du Fpi, qu’un débat politique se tienne sur l’avenir de la Côte d’Ivoire, sans Laurent Gbagbo.

Il a ainsi apostrophé le pouvoir : « Mesdames et Messieurs, les gouvernants actuels de la Côte d’Ivoire : Souffrez que nous vous disions que le Fpi continuera, à travers, toutes les rencontres devant décider de l’avenir de la Côte d’Ivoire, d’exiger la libération immédiate et sans conditions du président Laurent Gbagbo. Ce n’est ni de l’arrogance, ce ne sont ni des préalables posés sur le chemin non encore suffisamment défriché de la réconciliation mais tout simplement parce que le président Laurent Gbagbo est à la fois le cœur, le corps et la chair du débat politique sur l’avenir de la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas une partie du débat, il est, à lui tout seul, tout le débat. Il ne peut être mis aux abonnés absents ».

Aucun « deal » sur le cas Gbagbo

Aboudramane Sangaré a encore déclaré qu’aucun deal ne serait admis par son parti sur le cas « Gbagbo ». « Le Fpi ne saurait tolérer aucun deal sur sa libération. Au nom du devoir de gratitude pour sa lutte au service des libertés démocratique et de la Côte d’Ivoire, au nom du devoir de cohérence avec nos valeurs républicaines, au nom du devoir de partage et de solidarité, ces vertus qui portent la marque du socialisme- oui camarades, chers amis démocrates !- le droit sera dit, le président Laurent Gbagbo rentrera en Côte d’Ivoire et sera accueilli dans la ferveur », a énoncé le 1er vice-président du Fpi.

Il a eu un mot pour Miaka Ouretto, président par intérim du Fpi et son équipe : « Vous avez fait et bien fait votre travail…Le Fpi a trébuché, a tangué (…) mais il n’est pas tombé. C’est vous, ces sursitaires de la liberté, qui avez créé la dynamique, imprimé le nouvel élan et nous ne ferons que nous impliquer dans cette dynamique, dans cet élan ». Le « gardien du temple », ainsi que le désignent ses propres camarades, a mis en garde contre tout acte de trahison. « Si par extraordinaire, l’un de nous avait l’outrecuidance de transgresser les principes et idéaux qui nous rassemblent, alors, les militants du Fpi, comme un seul homme, se détourneront de lui. (Il finira) comme Lucky Luke, un cow boy solitaire », a articulé Sangaré, un brin ironique.

Il a félicité la direction intérimaire du Fpi pour avoir refusé d’engager le parti aux élections locales. « Le Fpi ne saurait servir de marchepied, de faire valoir, d’alibi à une quelconque formation, à une quelconque autorité (...) La direction en sursis du Fpi a fait le choix juste, le choix responsable. Elle n’a nullement opté pour la politique de la chaise vide. Elle a tout simplement refusé la politique de la chaise déjà occupée », s’est exprimé l’ancien Inspecteur général d’Etat. Il devait tendre la main à tous ceux des militants qui, nonobstant, le mot d’ordre du Fpi, ont pris part aux élections locales. « Ils ont tout le temps de comprendre leurs erreurs d’analyses, et faire acte de repentance. Tout redeviendra alors possible », a martelé Aboudramane Sangaré.

Dans le bref discours de clôture qu’il a prononcé, Miaka Ouretto, président par intérim, a estimé que « des signes ne trompent pas ». « Depuis que nos illustres camarades ont été libérés, regardez, partout, ça bouge sur toutes les lignes », a fait remarquer l’ancien député. Ce 7 septembre, au siège du Fpi, il passera le témoin au président statutaire, Pascal Affi N’guessan, au nombre des ex-détenus en liberté provisoire.

Kisselminan COULIBALY
Source : Soir Info

Lundi 2 Septembre 2013
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