Le chef de la sécurité de la CEI a été alerté dans l’après-midi du lundi 24 janvier 2011. « Le ministre terrorisait mes collègues », raconte le lieutenant Mike Steve Yambete. Ce dernier a prié le ministre de quitter la CEI, qui est logée dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.
Le ministre a obtempéré pour revenir quelques minutes plus tard, affirme Yambete, avec un pistolet automatique. Le chef de la sécurité a tôt fait de le désarmer. « Je ne suis pas docteur je ne peux pas vous dire si le ministre était ivre » a indiqué à RFI, le lieutenant, qui est l’objet d’une plainte en diffamation. Car le ministre nie catégoriquement avoir menacé qui que ce soit avec une arme.
Aurélien Simplice Zingas reconnaît qu’il était très en colère quand il est arrivé à la CEI, car dit il, trois urnes de sa circonscription avaient disparu dans la nature. Le lieutenant affirme avoir déposé le pistolet confisqué à la section recherche et investigation de la gendarmerie.
L’enquête interne de la Commission électorale n’a pas permis à ce stade de confirmer que le ministre avait brandi une arme. « Nous essayons de régler ce problème à l’amiable. Nous voulons une élection apaisée » à dit à RFI, Rigobert Wondo, le rapporteur de la CEI.