Selon des sources proches du chef de l’État, ce seraient une dizaine de mercenaires de nationalité tchèque qui auraient été arrêtés mercredi 1er septembre à Nola (sud-ouest du pays, non loin de la frontière avec le Congo-Brazzaville).
Les hommes, désarmés, ont été ramenés à Bangui et incarcérés au commissariat du Port, où le président François Bozizé leur a rendu viste ce jeudi matin. Leurs armes ont été entreposées au palais présidentiel.
Aucune tentative de coup d’État n’a pour l’heure été confirmée de source officielle. Mais cette arrestation a déclenché un climat de psychose dans la capitale centrafricaine. Pourtant, selon une source proche du ministère de la Défense, il s'agirait en réalité d'un groupe de chasseurs, qui auraient traversé la frontière sans se déclarer et sans faire enregistrer leurs armes.
Contexte électoral
Cette arrestation intervient, dans tous les cas, dans un contexte tendu, le processus électoral en Centrafrique tournant au ralenti. Après deux reports et de nombreuses tergiversations, le président a finalement fixé la date des élections au 23 janvier, ignorant l'avis de la Commission électorale indépendante qui préconisait le 24 octobre.
Le recensement électoral devrait débuter le 22 septembre. Le dépôt des candidatures aura lieu du 10 octobre au 8 novembre. Candidat à sa propre succession, François Bozizé s’est engagé à quitter ses fonctions s’il n’était pas réélu.