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Casques bleus tués dans l’Ouest ivoirien : qui de Ouattara ou GBAGBO avait besoin de ce crime ?

le Lundi 11 Juin 2012 à 16:51 | Lu 1032 fois



A ce moment précis du contexte sociopolitique ivoirien, qui a intérêt à ce que les Nations Unies en mission dans le pays soient choquées ?

La clé pour comprendre ce qui s’est passé le vendredi 8 juin 2012 se cache dans cette question triviale.

Oui, qui d’un côté, a intérêt à jouer le bon, la victime et, qui de l’autre côté à intérêt à jouer le bonhomme à craindre, à prendre au sérieux parce qu’il serait très dangereux ?

Est-ce Laurent GBAGBO et ceux qui se reconnaissent en lui, qui ont intérêt à se faire passer pour des criminels dangereux, tueurs de casques bleus ? Qu’est-ce qu’ils y gagneraient à la veille du 18 juin 2012 ?

J’introduis la deuxième Chronique de ce lundi 11 juin 2012 en soulevant des questions de bon sens. Des questions dont la réponse permet de comprendre que ceux qui accusent les Patriotes ivoiriens proches du Président GBAGBO d’être à l’origine du massacre des casques bleus onusiens, ont perdu la raison.

C’est exactement cela. Ils ont perdu la raison d’être raisonnables. Parce qu’il n’y a qu’à chercher à comprendre ce que Laurent GBAGBO perd ou gagne de cet incident meurtrier, pour comprendre qu’accuser les pro-GBAGBO, relèvent d’une mauvaise foi flagrante et d’une entreprise de diabolisation qui commence à être tout aussi ridicule et banale.

Alors revenons-en aux questions ci-avant posées.

A ce moment précis du contexte sociopolitique ivoirien, à qui profitera la tuerie des casques bleus de l’ONUCI ?

Le contexte sociopolitique actuel de la Côte d’Ivoire est que Laurent GBAGBO, alors Président en exercice, à été attaqué en mars 2011 par une bande armée dirigée par Dramane Ouattara et appuyée par l’ONUCI et la force française Licorne avec des moyens militaires disproportionnés. Le 11 avril 2011, après avoir largué 60 bombes sur la Résidence officielle du Chef de l’Etat ivoirien, ce dernier échappe par extraordinaire à la mort et il est arrêté par une Force spéciale arrivée de France, puis livré à l’Hôtel du Golf entre les mains de Ouattara. Dans les jours qui ont suivi, Laurent GBAGBO a été transféré dans le fief rebelle du Nord puis torturé pendant 8 mois avant d’être surpris de nouveau la nuit du mardi 30 novembre 2011 par le camp Ouattara et l’ONUCI qui en conjuguant leurs efforts, ont transféré le Président GBAGBO à la Haye sans lui laisser le temps de prendre même une brosse à dent.

Depuis ce temps, le Président GBAGBO fait l’objet d’accusations fantaisistes compilées dans un document par le Procureur Ocampo et les charges contenues dans ce document doivent faire l’objet de confirmation ou non, le 18 juin 2012. Entre temps, la Défense du Président GBAGBO a soulevé l’incompétence de la CPI à juger le Président GBAGBO sur demande de Dramane Ouattara dont la légitimité du pouvoir reste attachée à une opinion subjective de l’ONU et de la France et non au droit interne ivoirien. Mais déjà, la confusion qui a pris le dessus à la CPI dans le camp des accusateurs de GBAGBO permet aux observateurs de conclure à l’unanimité que le Président GBAGBO sera libéré car les charges soulevées contre lui sont creuses et ne s’attachent à aucun fait réel.

Par contre, du côté de Ouattara, les arrestations, les tortures, les menaces et intimidations, les rafles générales, la communication alarmiste et les exécutions sommaires de civils jugés pro-GBAGBO ou accusés systématiquement de vouloir prendre le pouvoir par la force, vont de paire avec les menaces venant des mercenaires qui ont combattu contre Laurent GBAGBO et qui attendent depuis plusieurs mois, d’être payés par Ouattara qui les a recrutés en leur promettant la somme de 5 millions de francs CFA chacun.

Dans un tel contexte où la panique a changé de camp, où la sérénité a changé de camp, où la frilosité a changé de camp et où la pression sociale ne permet plus à Ouattara de faire des projets même sur le court terme, à qui profite le massacre des casques bleus dont le but est d’émouvoir et d’alarmer sur un certain péril imminent ?

Evidemment, ce massacre susciterait l’émoi, la colère contre le responsable désigné, et le monde entier serait tenté de dire qu’il faut renforcer la présence de casques bleus aux côtés de Ouattara pour lui assurer une stabilité.

Si donc les Patriotes pro-GBAGBO devaient s’en prendre aux casques bleus pour obtenir que leur nombre croisse, leurs moyens croissent et leur vigilance soit redoublée, à quelle logique de guerre cela obéirait-il ?

Soyons sérieux ! Pourquoi va-t-on créer les conditions pour donner des moyens humains et logistiques à un ennemi fini, qui vit dans la terreur et le traumatisme ? Pourquoi va-t-on chercher à augmenter le nombre d’alliés aux côtés d’un ennemi à combattre ?

Vous devez avoir compris la supercherie qui consiste à accuser les soi-disant pro-GBAGBO qui ont cessez d’être Ivoiriens pour devenir des Libériens. Subitement. Vous devez avoir compris la stratégie du pire pratiquée par Ouattara et ses mercenaires, pour s’attirer de nouveau le soutien inconditionnel de l’ONU et la France.

Et vous devez avoir compris aussi que personne n’est immortel, fût-il un mercenaire en mission sous la houlette d’une organisation internationale ou pour le compte d’un agresseur privé.

La meilleure leçon à tirer de ces tristes événements, reste tout naturellement ceci : la Côte d’Ivoire ne pourra jamais être conquise par des envahisseurs étrangers. Il vaut mieux y renoncer maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Car à beau vouloir soutenir un individu rejeté par tout un peuple, on finit par se faire mal pour rien. Soit parce que cet individu perfide vous fera mal pour après trouver des bouc-émissaires, soit parce que vous perdrez en crédibilité et en vies irremplaçables. Pour toujours.



A Très bientôt.

Hassane Magued

Lundi 11 Juin 2012
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