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Cameroun : Insécurité urbaine. Yaoundé entre brigandage et autodéfense




Cameroun : Insécurité urbaine. Yaoundé entre brigandage et autodéfense

Le Messager


L’un des quartiers les plus cosmopolites de la capitale camerounaise est aussi l’un des plus dangereux en termes d’insécurité dans la « Ville aux 7 collines ». De nuits comme de jours, on peut y passer facilement de vie en trépas. Néanmoins, des populations s’organisent elles mêmes pour limiter cette insécurité rampante au quotidien.

1)- Une tradition dans le brigandage

Quartier Tsinga à Yaoundé. Non loin du lieu dit « polyclinique ». Nous sommes un soir de fin janvier 2012. Il est environ 19h. Un couple vient de sortir d’un salon de coiffure situé à proximité de la Librairie des Peuples noirs fondé par le très regretté et célèbre écrivain Mongo Beti. La femme porte son sac en main. Le couple s’apprête à regagner sa voiture garée non loin de la chaussée. Subitement, une motocyclette qui porte deux individus âgés de la vingtaine s’approche lentement vers eux.

L’un des jeunes hommes assis derrière le conducteur de la moto arrache le sac à main de la dame pendant que la moto redémarre à toute vitesse. La scène se passe à une telle vitesse que, pendant un instant, la dame pense d’abord que c’est son compagnon qui vient de lui retirer son sac qui contient près d’un million Fcfa. Avant de se rendre à l’évidence que ce sont des bandits qui viennent de le lui arracher « Oh voleurs ! Arrêtez éééh ! Ils ont pris mon sac ! » Crie –t-elle dans la nuit au milieu des voitures et des passants surpris. Son compagnon qui vit la scène à la fois avec surprise et étonnement fait stopper immédiatement un moto-taximan qui passe par là, prend place à l’arrière du conducteur et engage une course poursuite derrière la moto des deux voleurs qui se trouve déjà à 100 mètres plus loin.

La course-poursuite va jusqu’au Boulevard Sultan Njoya, au quartier Tsinga Elobi, avant que la moto qui transporte les deux bandits ne vire au quartier Briqueterie, pour se perdre dans l’obscurité au niveau de l’ancien cimetière musulman de la Briqueterie, réputé être le fief des brigands. Alors que l’homme dont la compagne a vu son sac emporté par les bandits veut s’aventurer dans l’obscur sentier qu’ont emprunté ses bourreaux, ce sont des riverains qui le lui déconseillent vivement. « N’allez pas là-bas. Ils y a des gars haoussa dangereux. Ce sont des fumeurs de chanvre. Ils vont vous agresser », lui lance un homme habitant le quartier.

Des scènes comme celle-ci, il y en a près d’une centaine par soirée au quartier Briqueterie ; en particulier sur le tronçon qui va du lieu dit Texaco Ecole de police vers la sous préfecture de Tsinga, en passant par le Boulevard Sultan Njoya. Et à chaque fois, les délinquants se réfugient soit du côté de l’ancien cimetière musulman, situé non loin du quartier Tsinga, soit à l’intérieur du quartier Briqueterie généralement inaccessible. Où alors ils décampent plus loin, du côté du quartier Mokolo Elobi dans la zone des marécages réputée difficile et dangereuse d’accès.

Dans cette agglomération où vivent près de 100 000 âmes, on a encore le souvenir de l’assassinat d’un jeune homme en fin décembre dernier non loin de l’Ecole publique d’Ekoudou. Agé de la trentaine, « débrouillard » comme on dit, du côté du marché central de Yaoundé, il regagnait le domicile familial situé au lieu dit cinéma Rex aux environs de 22h, lorsque qu’un groupe de bandits, tous âgés de la vingtaine, l’ont encerclé au niveau de l’Ecole d’Ekoudou à l’entrée du quartier de Briqueterie et lui ont intimé l’ordre de donner tout ce qu’il avait sur lui. Le jeune homme qui avait sur lui son « capital d’affaire » a résisté. Il s’en est suivi une brève bagarre qui a tourné à sa perte, puisqu’il a reçu plusieurs coups de poignards au dos, au ventre et au cou. Alors que les brigands s’enfuyaient, le pauvre a essayé de courir à l’intérieur du quartier pour rejoindre la lumière et ainsi appeler au secours des passants. Mais ses blessures très profondes l’en ont empêchés. Il est tombé raide mort sur la voie publique.

2)- Briqueterie Haoussa et quartier Nkanè

Désormais, de jours comme de nuits, des citoyens risquent leur vie à chaque instant au quartier Briqueterie. De l’avis de plusieurs sources internes à cette agglomération populeuse, les sous-quartiers ou encore appelés groupements les plus criminogènes sont les quartiers dits « Briqueterie haoussa », « quartier Nkanè » (où vivent les prostitués les plus minables), marché charbon et les « Elobi Brique » qui sont de l’avis de tous, le repère des fumeurs de chanvre indien, (cannabis) et autres drogue forte. Et à chaque fois les doigts sont pointés vers les jeunes de la communauté haoussa que certaines populations de la briqueterie accusent d’être absolument déviant, du fait de leur mauvaise scolarisation.

A plusieurs reprises en effet, de lourds soupçons de brigandages et autres actions maléfiques et de délinquances avérées qui perdurent au quartier Briqueterie pèsent à chaque fois sur des jeunes issus de la communauté haoussa. El hadj Haman Moudiissa, chef traditionnel de la Briqueterie, d’origine haoussa et guide religieux pense le contraire : « quand on dit que le quartier Briqueterie haoussa est le fief des bandits, et que les jeunes haoussas sont les agresseurs de nuit, je pense que c’est une stigmatisation qui est exagérée. Nous contrôlons nos populations. Nous savons qui vit ici avec nous.

Nous avons d’ailleurs nos comités de vigilance qui fonctionnent efficacement. Il est impossible de dire que ce sont essentiellement nos enfants qui posent ces actes crapuleux, à savoir, arracher les sacs des femmes sur les motos, aller agresser les gens la nuit après avoir fumé du chanvre indien. C’est vrai que comme partout, il y a parmi nos jeunes des enfants mal éduqués, qui se comportent de manière regrettable. Mais il ne faut pas généraliser… »

Un proche du chef de groupement haoussa de la Briqueterie instituteur, approché par Le Messager est davantage plus explicatif : « Nous sommes des musulmans c'est-à-dire des croyants. Il nous est impossible devant Allah d’accepter que nos enfants se mettent à faire le désordre ici. La briqueterie est notre village pour beaucoup. Il y a ici de nombreuses communautés qui ont grandies dans notre quartier. L’éducation des enfants est différente et varie selon les communautés. Et comme dans tous les quartiers populeux avec les habitations précaires, la vie difficile, le développement de la délinquance, nous sommes dans une espèce de jungle qui ne dit pas son nom. »

Et de poursuivre : « Les gens sont pauvres et mettent l’origine de cette pauvreté sur ceux qui vivent dans les quartiers riches. De plus, il y a un esprit de rébellion qui est devenu permanent à la Briqueterie. C’est-à dire que les enfants grandissent dans cette ambiance de violence où le héros est celui qui fume le chanvre, le « Ndoss » comme on dit ici, au lieu d’être le plus instruit. D’où la violence que l’on observe avec les agressions et les crimes devenus quotidiens. Il s’agit d’un fait commun à tous les enfants la Briqueterie. Le mettre sous le dos des haoussas parc et qu’ils sont les plus nombreux est une erreur. »

3)-La police invisible

Le mois que l’on puisse dire est que toutes les entrées du quartier briqueterie sont insécurisées. Que l’on vienne du côté du quartier Mokolo Elobi (une autre agglomération criminogène), du côté du camp Sic de Messa, ou encore du côté de la nouvelle route Bastos qui ressort vers le Palais des sports, la Briqueterie est isolée des autres agglomérations et ne présente aucune garantie de sécurité urbaine. D’où le développement de la prostitution avec un fief du commerce de sexe appelé quartier Nkanè, où les prostitués sont presque toujours de connivence avec les brigands.

Le plus frustrant est que le commissariat de police le plus proche est celui du 2è arrondissement, localisé en plein marché Mokolo. Plus loin derrière l’Ecole nationale supérieure de police, il y a le Groupement mobile d’intervention (Gmi) N°1 de la police. Mais l’intérieur du quartier briqueterie n’a aucune présence ne serait ce que dissuasive des forces de l’ordre et de sécurité. Seule les populations quelque fois excédées par les actes de brigandage et de banditisme essayent de s’organiser en comité d’autodéfense ; Ne serait-ce que pour faire mentir un adage populaire qui dit que « à la Briqueterie, les forces de l’ordre ont peur de la Brique ».

Jean François CHANNON

Mercredi 22 Février 2012
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