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CI : Sécurité présidentielle : Un officier de l'armée dégommé

le Jeudi 13 Juin 2013 à 05:44 | Lu 1478 fois

Le Groupement de la sécurité présidentielle (GSPR) est actuellement secoué par une affaire, qui a coûté la tête à un officier, un capitaine, et pourrait emporter d'autres haut gradés de l'armée.



CI : Sécurité présidentielle : Un officier de l'armée dégommé
Ce tumulte serait parti de l'accident fait par des éléments de cette unité chargée de la sécurité du président de la République, Alassane Ouattara, lors de sa récente visite d'Etat dans la région du Tonkpi. L'on se souvient que la veille de l'arrivée du chef de l’État dans cette région, des éléments du GSPR avaient fait un grave accident, le mardi 30 avril 2013, à Zélé au niveau de la scierie Smci, aux environs de 23h. Le bilan officiel faisait état de cinq (5) éléments grièvement blessés évacués d'urgence à Abidjan, neuf (9) admis à l'hôpital général de Man pour des soins, et 11 autres blessés légers. Informé du drame, le président Alassane Ouattara ordonne une enquête pour savoir les motifs de cet accident.

Et c'est son chef d'état-major particulier, le Général Michel Gueu, qui est chargé de lui faire un rapport. Celui-ci, selon de bonnes sources, demande à son tour un rapport aux différents médecins qui ont reçu les blessés. Lequel rapport médical, pour le moins surprenant, relève un état de fatigue des éléments victimes de l'accident. Des militaires blessés, interrogés, indiquent qu'ils avaient effectué des patrouilles la veille de leur accident, et qu'on leur a demandé, le lendemain, d'être à Man, alors que selon les dispositions en vigueur dans la sécurité présidentielle, les éléments doivent précéder le président de la République quatre jours avant son arrivée dans une zone donnée, dans le cadre d'une visite.

De fil en aiguille, l'on apprendra plus tard, qu'en réalité, l'officier chargé d'envoyer les soldats en mission les a retardés pour le déplacement du Tonkpi, dans le but de faire des ponctions sur les frais de mission des militaires. En termes clairs, si pour quatre jours, chaque soldat doit percevoir par exemple 70.000 FCFA, l'officier les retarde et les envoie deux jours avant. Ce qui lui permet de remettre la moitié des frais de mission aux soldats, l'autre moitié allant directement dans sa poche. Selon notre informateur, l'officier en question, un capitaine dont nous taisons le nom, qui s'adonnait à cette activité, en avait fait une habitude jusqu'au 30 avril, jour de l'accident.

Par ailleurs, indiquent nos sources, il avait trempé dans d'autres activités peu recommandables. Il aurait fait battre à mort un homme qui lui aurait vendu une plantation d'hévéa, parce que celui-ci ne cessait de lui réclamer son argent après la transaction. Il lui est également reproché d'avoir acheté, des mains d'une personne, qui n'en était pas le propriétaire, un terrain à 10 millions fcfa dans le village Ebrié d'Abatta. Le comble, c'est qu'il aurait pris de l'argent à des personnes contre la promesse de les faire entrer à la Douane. Ayant échoué à le faire et sous la pression de ses victimes, le capitaine décide de sortir des chars endommagés de la base navale de Locodjro, dans un camion, pour les vendre à la ferraille, afin de rembourser l'argent de ses victimes.

Manque de pot pour lui, le jour où le camion contenant les carcasses de chars sortait du camp, il est tombé nez à nez sur un cortège de haut gradés qui y entrait. Le camion est stoppé et le contenu est découvert. Séance tenante, la hiérarchie militaire donne l'ordre de bloquer le camion, en vue d'en savoir davantage sur l'affaire.

Ce sont tous ces méfaits qui ont valu à l'indélicat officier, qui était en poste à Akouédo et qui s'est rallié au président Ouattara pendant la crise post-électorale, d'être dégommé de son poste à la GSPR et sommé de quitter sa résidence de la base de Locodjro. «Aujourd'hui, tout le monde jubile à la sécurité du président. Il faisait trop de choses. Or, il n'était pas seul. Il est actuellement aux portes de la prison. Et il n'ira pas seul, puisqu'il agissait avec la bénédiction de certains officiers», a indiqué notre informateur. Les jours à venir nous situeront sur cette affaire que le président Ouattara voudrait voir élucider. Et les têtes de certains haut gradés pourraient tomber suite à cette affaire.



Y.DOUMBIA
L'Inter

Jeudi 13 Juin 2013
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