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CI : Refus de la liberté provisoire aux prisonniers politiques: La grosse contradiction du pouvoir

le Vendredi 23 Décembre 2011 à 06:45 | Lu 492 fois



La Chambre d’accusation a rejeté, mercredi, la demande de mise en liberté provisoire des prisonniers politiques du régime Ouattara. Elle a jugé irrecevable la requête introduite à cette fin par les avocats des concernés. Et pourtant, un peu plus d’un mois avant, la même requête avait été jugée recevable pour d’autres prisonniers politiques arrêtés dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons. Cette grave contradiction indique que la politique a pris le pas sur le droit.

Les prisonniers politiques du régime Ouattara ne passeront pas les fêtes de fin d’année avec leurs familles. La requête déposée par leurs avocats auprès de la Chambre d’accusation aux fins de leur mise en liberté provisoire a été rejetée, le mercredi 21 décembre 2011. Cette Chambre que préside Mme Kouassi Marcelle a jugé la requête irrecevable. La réaction des avocats de la défense a été vive et instantanée. Pour les maîtres Hervé Gouamené et Toussain Dako Zahui, la décision prise par la Chambre d’occusation est paradoxale dans la mesure où c’est sur la base des mêmes requêtes qu’une bonne partie des mêmes prisonniers politiques avaient été élargie. Pour la défense donc, le rejet de la requête est inacceptable. Aussi a-t-elle décidé de se pourvoir en cassation.

La contradiction
qui trahit Ouattara

Ce que dénoncent les avocats des prisonniers politiques n’est rien d’autre qu’une grave contradiction de la Chambre d’accusation. Pour les mêmes personnes arrêtées dans les mêmes conditions et pour les mêmes chefs d’accusation, la Justice émet des avis diamétralement opposés sur la requête de mise en liberté provisoire. Pour un groupe, la requête est jugée recevable et les prévenus sont élargis. Et pour un autre, la même requête est jugée irrecevable. Cette contradiction de la Chambre d’accusation, qui regroupe pourtant des magistrats chevronnés, est la preuve manifeste que la politique a fait irruption à l’audience. Et donc évidemment, le droit s’est échappé par la fenêtre.

Le pouvoir Ouattara
veut faire du chantage

L’impression qui se dégage à la vue du déroulement de cette affaire, c’est que le nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, voudrait se servir des prisonniers politiques pour faire du chantage au Fpi-Cnrd dans le cadre du prochain gouvernement annoncé. Il veut mettre la libération des prisonniers politiques dans la balance pour contraindre, espère-t-il, l’opposition à entrer dans le gouvernement. Sinon tout était réuni pour élargir les détenus au cours de l’audience de mercredi dernier. En effet, trois raisons fondamentales militent en faveur de la libération des prisonniers politiques.

La première, c’est que leur détention est illégale et injustifiée. Dans leur large majorité, ces personnalités proches du Président Laurent Gbagbo ont été arrêtées à l’hôtel La nouvelle Pergola sise à Biétry (Abidjan). Fuyant les exactions des forces armées pro-Ouattara, elles s’étaient rendues, en accord avec l’Onuci, dans cet hôtel placé sous la protection des forces onusiennes. A ce moment-là, le Président Gbagbo venait d’être arrêté par les forces françaises et les ex-rebelles pro-Ouattara qui venaient de prendre possession de la ville d’Abidjan, s’attaquaient, sur indication, aux domiciles des pro-Gbagbo.

Ces personnalités ont donc trouvé refuge à l’hôtel La nouvelle Pergola pour leur sécurité. Elles ne faisaient pas l’objet de procédure judiciaire. C’est curieusement au vu et au su de l’Onuci que ces personnalités pro-Gbagbo ont été arrêtées, à la nouvelle Pergola, par les forces pro-Ouattara puis transférées dans le nord du pays. La deuxième raison est le fait qu’une vingtaine de personnalités parmi ces prisonniers politiques arrêtées dans les mêmes conditions et pour les mêmes chefs d’accusation ont été élargies, le 9 novembre dernier.

Trois raisons pour libérer les prisonniers

La troisième raison est d’ordre strictement politique. En effet, tous les observateurs de la vie politique ivoirienne estimaient qu’après les élections législatives organisées dans les conditions que l’on sait, Ouattara allait enfin poser un acte politique majeur allant dans le sens de l’apaisement. C’est certainement pour cette raison que certains journaux proches du pouvoir avaient annoncé que le chef de l’Etat s’apprêtait à faire un «grand cadeau à l’opposition à la veille des fêtes de fin d’année ». Dommage qu’il n’ait pas pu saisir cette occasion.





Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
notrevoie

Vendredi 23 Décembre 2011
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