Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

CI : Fraudes du RDR aux législatives : ces pratiques qui rappellent la présidentielle !

le Mercredi 14 Décembre 2011 à 17:20 | Lu 637 fois



Il y a un an de cela, la Côte d’Ivoire plongeait dans l’abîme suite à la tenue du deuxième tour de l’élection présidentielle de novembre 2010. C’était le début d’une grave crise politico-militaire née de la contestation, par le RDR d’Alassane Ouattara, des résultats définitifs du scrutin présidentiel publiés par le conseil constitutionnel. La majorité présidentielle (LMP) et le Front populaire ivoirien (FPI) qui dénonçaient des fraudes massives, des agressions sur les électeurs, des erreurs grossières sur les procès verbaux, etc. n’avaient alors pas été écoutés. Et le président Gbagbo avait été accusé de vouloir confisquer le pouvoir. Même quand sa bonne volonté l’avait conduit à demander un recomptage des voix, il avait buté sur l’intransigeance de la communauté internationale conduite par la France de Nicolas Sarkozy et les Etats-Unis d’Amérique de Barack Obama.

Un an après la présidentielle, les mêmes causes produisant les mêmes effets, voilà

que les législatives auxquelles le FPI a décidé de ne pas prendre part – les conditions d’un scrutin juste, équitable et transparent n’étant pas réunies – donnent lieu à des contestations. Mais cette fois-ci, avec le PDCI dans le rôle de la victime de l’allié aujourd’hui au pouvoir. Le RDR qui ruse pour ne pas céder la Primature et qui a, entre temps, renforcé sa mainmise sur la commission électorale dont l’impartialité est sujette à caution depuis le début du processus électoral.

Ironie du sort donc, c’est le parti d’Henri Konan Bédié, allié du RDR dans le cadre du
Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), qui est victime des pratiques mafieuses mises en place pour assurer la victoire du RDR à toutes élections,quelles qu’elles soient, qui seraient organisées en Côte d’Ivoire. Feignant d’ignorer jusque là l’existence de la technologie électorale du RDR, voilà le plus vieux parti de Côte d’Ivoire qui crie subitement au loup. Alors que le candidat à la présidentielle Henri Konan Bédié a été la première grande victime de cette même machine électorale.

En son temps, le sphinx de Daoukro, refusant de voir la vérité en face, avait accusé le FPI d’avoir triché pour le faire tomber dès le premier tour de la présidentielle. Aujourd’hui, la vérité est là, implacable. La machine électorale du RDR – qui s’accommode la violence et la tricherie dans le jeu démocratique – ne vise pas que le FPI ; elle fait également des dégâts chez ses alliés. Quand cela est nécessaire ! Les listes Pdci de Yopougon et de Bouaké, conduites respectivement par Coulibaly Zié et Konan Konan Dénis, l’auront appris à leurs dépens.

ONUCI, UA, OIF, UEMOA : ces rapports en déphasage avec la réalité

Comme ce fut le cas lors de la présidentielle en 2010, la plupart des organisations internationales qui ont envoyé en Côte d’Ivoire une mission d’observation ont conclu très rapidement à des élections libres, transparentes et crédibles. En dépit, relèvent-ils de façon unanime, de quelques dysfonctionnements constatés sur le terrain. Pourtant, comme en novembre 2010, avant même que ces observateurs ( ?) ne présentent leurs rapports, et ne quittent précipitamment le pays, des pratiques
mafieuses et des dysfonctionnements aux conséquences énormes sont dénoncés à
longueur de journée : bourrage et vol d’urnes, trafic de procès verbaux, d’intimidation, etc. Des pratiques sur lesquelles les observateurs accrédités pour la supervision des élections, mais qui se contentent de visiter deux ou trois bureaux, avaient fermé les yeux en 2010. Et qu’elles taxent de « dysfonctionnements mineurs ne pouvant avoir d’incidence sur les résultats ».


A la vérité, les contestations en cours sonnent comme un désaveu pour les observateurs internationaux qui arrivent en Côte d’Ivoire avec des rapports préétablis, et qui n’attendent même pas que le scrutin aille à son terme pour faire leur récitation. D’ailleurs, pour montrer que leur présence n’est que pure formalité, ces fonctionnaires internationaux sont plus préoccupés à obtenir des rendez-vous avec les autorités qu’à faire des investigations pour savoir si les élections qu’ils sont venues observées répondent aux normes de la démocratie.

Edouard Amichia

Source : nouveau courrier


Mercredi 14 Décembre 2011
Vu (s) 637 fois


Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !