Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

CI : FPI« Nous n’avons pas le droit de nous taire, malgré l’oppression »

le Vendredi 3 Mai 2013 à 03:52 | Lu 679 fois



CI :  FPI« Nous n’avons pas le droit de nous taire, malgré l’oppression »
Le Front populaire ivoirien (Fpi), fidèle à sa tradition, s’apprête à célébrer le 4 mai prochain, la 15ème édition de la fête de la liberté. Dans un contexte chargé de répressions sauvages contre les combattants de la liberté et les démocrates de tous bords, on pourrait se demander à quoi peut rimer une telle célébration. L’ex- ministre Ettien Amoikon Henri, président du comité d’organisation de ladite manifestation, donne, dans cet entretien, les motivations et les objectifs poursuivis.

Notre voie: Monsieur le ministre, Pourquoi une fête de la liberté dans un contexte où la liberté est confisquée, où vos militants sont traqués, enlevés et jetés en prison sans jugement ? C’est à croire que vous vous apprêtez à cautionner un état de non droit….
Ettien Amoikon Henri : Avant de répondre à votre question, permettez-moi d’indiquer trois choses : Premièrement, je voudrais vous remercier de l’occasion que vous me donnez de m’adresser à nos militants, à l’opinion nationale et internationale relativement à l’organisation de la fête de la liberté le 4 mai prochain ; deuxièmement, à la veille de cette célébration, je voudrais saluer la mémoire de tous nos camarades injustement tombés ces neuf dernières années de rébellion et de coup d’Etat perpétré par les forces internationales coalisées contre le président Gbagbo, démocratiquement élu en 2000 et réélu le 28 novembre 2010, par le peuple de Côte d’Ivoire ; troisièmement, je voudrais profiter de cet entretien pour saluer tous nos camarades arbitrairement arrêtés et détenus en prison, en exil, en violation de notre constitution et leur dire que nous pensons fortement à eux au moment où nous organisons cette manifestation. Il s’agit notamment du président Laurent Gbagbo, du premier ministre Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien, des vice-présidents Simone Gbagbo et Abou Drahamane Sangaré et de tous les autres camarades que je ne peux tous citer. Au Front populaire ivoirien, nous sommes bien convaincus qu’ils seront bientôt avec nous pour la célébration des prochaines fêtes de la liberté.

Pour en revenir à votre question, je dois dire que vous avez raison de constater que la Côte d’Ivoire est dans une situation de non droit caractérisée par la confiscation des biens privés des honnêtes citoyens, l’occupation illégale des domiciles et sites privés, par des exécutions sommaires et par la confiscation de toutes les libertés.

Pour le Front populaire ivoirien, la Côte d’Ivoire se trouve aujourd’hui dans une situation inédite. Je me demande si ce que les Ivoiriens vivent actuellement n’est pas pire qu’à l’époque coloniale. Sur cette question, je souhaiterais que des sachants comme le président du CNRD, le doyen Bernard B. Dadié qui ont vécu, malheureusement, les deux époques sombres de l’histoire de notre pays nous éclairent. Oui, le Front populaire ivoirien organise le Samedi 4 mai 2013, la quinzième édition de la fête de la liberté par devoir historique. Mais nous considérons surtout que c’est lorsque la liberté est malmenée qu’il faut la célébrer pour prendre à témoins l’opinion nationale et internationale. Cette liberté a été magnifiée sous le régime du président Laurent Gbagbo, contrairement au régime Ouattara qui est liberticide.

N. V: Qu’entendez-vous par « devoir historique»?

E A H : Rappelons que le 30 Avril 1990, jour de la restauration du multipartisme en Côte d’Ivoire, est l’aboutissement d’une longue et difficile lutte menée par les démocrates, les patriotes et les républicains ivoiriens. Ce combat a été porté, entre autre, par les syndicats autonomes et par les organisations politiques clandestines. Le Front populaire ivoirien a été le fer de lance de cette lutte sous la houlette du président Laurent Gbagbo, alors Secrétaire général du parti. Cette lutte pour l’avènement du multipartisme et de la démocratie s’est traduite par des actions politiques de masse sur le terrain qui ont fait l’objet de violentes répressions par le parti unique d’alors. Et le Front populaire ivoirien a eu, en son sein, beaucoup de martyrs. Le « 30 avril de chaque année » est donc célébré non seulement en souvenir de tous ceux qui sont tombés durant ce parcours du combattant , mais aussi pour interpeller tous les démocrates sur la nécessité de continuer la lutte pour la conquête permanente et la consolidation des libertés et de la démocratie malgré l’oppression du pouvoir fasciste, nous n’avons pas le droit de nous taire.

Comme les Ivoiriens, dans leur ensemble, l’ont constaté, le président Laurent Gbagbo, fervent démocrate, avait commencé à construire l’Etat de droit et la démocratie, brique après brique dans notre pays, quand est survenu le coup d’Etat du 11 avril 2011. Les impérialistes et leurs alliés de la sous-région, appuyés par leurs relais locaux, ont d’abord piétiné et violé la Constitution ivoirienne. Ensuite, ils ont bombardé les institutions de la République, en l’occurrence les casernes militaires, le palais présidentiel, la résidence du chef de l’Etat, la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI). Enfin, les bénéficiaires de ce coup d’Etat ont procédé à des arrestations des autorités qui incarnaient jusque-là l’Etat de Côte d’Ivoire. Et jusqu’à ce jour, la crise politique, née de cette situation, persiste encore dans notre pays. Est-ce pour cela que nous devons nous taire et ne pas célébrer cette année la fête de la liberté ? Est-ce pour cela que nous ne devons plus mener nos activités politiques abandonnant du coup le combat noble de nos devanciers? Le Front populaire ivoirien dit non ! Nous avons un devoir historique de mémoire.

Car, au-delà des festivités qui peuvent jalonner cette célébration de la liberté, il s’agit pour nous de rappeler à la mémoire des Ivoiriens, la lutte et les conditions qui ont contraint le parti unique à céder à la volonté populaire. Nous ne devons donc pas nous taire, quoique nous sommes bien conscients du climat de terreur et fasciste dans lequel nous sommes. L’histoire nous enseigne que les régimes dictatoriaux et fascistes trouvent toujours sur leurs chemins, des combattants de la liberté et de la démocratie. C’est pourquoi, nous, adeptes du président Laurent Gbagbo, fervent défenseur de la démocratie et de la liberté, devons nous lever comme un seul homme pour nous dresser contre ce régime dictatorial, liberticide qu’on a imposé aux Ivoiriens. Voilà pourquoi, le 30 avril doit être commémoré quels que soient le contenu et la manière de la célébration.

N.V : Pourquoi la fête de la liberté a lieu cette année le 4 Mai et non le 30 Avril comme d’habitude ?

E A H : le 30 avril tombe un mardi jour non férié. Or, il fallait choisir un jour férié pour permettre à nos militants de l’intérieur de prendre part à cette manifestation. C’est pourquoi c’est le samedi 4 mai qui a été retenu par la direction du parti. Et ce n’est pas la première fois que le jour de la célébration est décalé par rapport au 30 avril.

N. V: Mais vous oubliez d’ajouter qu’il y a eu des « 30 avril » qui sont passés sous silence. Pourquoi ?

E A H : Oui, de 2002 à 2009, pendant l’occupation de la partie Nord de la Côte d’Ivoire par la rébellion armée et les mercenaires de la sous-région. Le Front populaire ivoirien a volontairement marqué cet arrêt pour manifester sa solidarité à la douleur et au malheur qui frappaient la mère patrie et les ivoiriens, victimes des atrocités des rebelles.

N.V : La situation actuelle ne requiert-elle pas, de la part du FPI, cette même solidarité, vu les atrocités et autres violation grave des droits de l’homme ?

E.A.H : Vous noterez avec moi que le 30 avril 2011 est aussi passé sans qu’on ne s’y arrête, en termes de manifestation. Simplement parce que nous ne pouvions pas. Nous même étions détenu à Boundiali ; tout comme nombre de nos amis qui y sont encore. Sans compter ceux qui sont en exil ou qui ont perdu la vie. Il y en a qui sont marqués à vie par des blessures, physiques, morales et psychologiques. Les militants qui étaient plus ou moins libres ont été plutôt préoccupés à réorganiser le parti, à battre le rappel des troupes.

Ce qui nous vaut d’être là aujourd’hui pour continuer ensemble la lutte. C’était déjà une forme de solidarité exprimée par la direction du parti. Mais la meilleure façon pour nous de rendre un hommage appuyé à nos martyrs, c’est de ne pas rester les bras croisé. Il faut faire vivre le parti qui est le creuset de tous ces démocrates et combattants de la liberté. Nous devons surmonter la peur et la terreur dans lesquelles le pouvoir veut nous enfermer. Nos vmartyrs qui se comptent par millions seraient malheureuses de nous voir inactifs. Le Secrétaire général du parti a annoncé, la semaine dernière, des actions d’envergure ; et les manifestations du 30 avril décalées au 4 mai ne sont qu’une étape de la série d’hommage et de solidarité que nous entendons témoigner à nos martyrs et à leur lutte pour préserver les acquis démocratiques.

N. V: Monsieur le ministre, quel sera le contenu de la fête de la liberté de cette année ?

E A H : Nous organisons un séminaire scientifique sur le thème : «les enjeux de la reprise de l’endettement sous la gouvernance Ouattara.» Ce thème est décliné en quatre sous-thèmes à savoir :
1- « Le diagnostic de la crise de l’endettement de la Côte d’Ivoire » 2- « La gestion du programme P.P.T. E sous la gouvernance du président Laurent Gbagbo» 3-« Endettement optimal et menaces de surendettement de la Côte d’Ivoire sous la gouvernance Ouattara » 4- « Le Front populaire ivoirien pour une alternative de gestion des finances publiques »

N.V : Pourquoi un tel thème ?

E A H : Quand un pays s’endette, si tant est que l’endettement est indispensable, logiquement c’est pour son développement et le bien-être de sa population. Mais un endettement peut aussi hypothéquer l’avenir d’un pays, le plomber, l’aliéner et le rendre dépendant de l’extérieur. Le président Laurent Gbagbo, fervent démocrate, souverainiste et soucieux de l’indépendance politique et économique de son pays, a mené une politique économique tendant à sortir le pays des griffes des créanciers véreux. Alors, la reprise de l’endettement de la Côte d’Ivoire aujourd’hui vise-t-elle à rendre le pays indépendant ou encore plus dépendant de l’extérieur ? Telle est la problématique de ce séminaire.

N.V : Monsieur le ministre, à 48h de la manifestation, avez-vous un appel à lancer ?

EAH : J’appelle toutes les militantes, tous les militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien et au-delà d’eux, tous les Patriotes, démocrates de tous bords à répondre massivement à l’invitation du Front Populaire Ivoirien. Toutes les dispositions ont été prises pour leur permettre de bien suivre les communications. Je rappelle, à toutes fins utiles, que le séminaire se tiendra le samedi 4 mai 2013, à partir de 9h, au siège du parti, sis à Cocody-Attoban-non loin du commissariat de police 30ème arrondissement.




Propos recueillis par Augustin Kouyo
Notrevoie

Vendredi 3 Mai 2013
Vu (s) 679 fois



1.Posté par yobo le 03/05/2013 11:35 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
C'EST CE QUE LES IVOIRIENS (NES) ATTENDENT DE VOUS ...ILS S'AGIT DE LA LIBÉRATION DE NOTRE PATRIE PAS LIBÉRER UN INDIVUDU ...NOUS SOMMES POUR UN COMBAT NOBLE ET JUSTE, C'EST ÇA LA VOIE DE DIEU ...
QUE DIEU NOUS ÉLOIGNE DE LA PEUR ET QU' IL AFFERMISSE NOTRE FOI...
signé. LA MAIN DE DIEU

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Afrik53.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre site

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Afrik53.com . Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements










Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !