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Avant le colloque de la CDVR à Yamoussoukro ce matin / Pr. Séry Bailly : “ Le FPI est dans une disposition d’esprit favorable à la paix”

le Jeudi 11 Juillet 2013 à 11:58 | Lu 333 fois



Avant le colloque de la CDVR à Yamoussoukro ce matin / Pr. Séry Bailly : “ Le FPI est dans une disposition d’esprit favorable à la paix”
Aujourd’hui, a lieu, à Yamoussoukro, le colloque sur la recherche des causes profondes de la crise ivoirienne. Dans l’entretien qui suit, Pr. Séry Bailly, président de la Commission heuristique, initiateur de la réflexion, nous éclaire sur les objectifs de la rencontre.

Notre Voie : Professeur Séry Bailly, vous êtes dans un processus extrêmement délicat qu’est la réconciliation nationale. Comment vous sentez-vous dans cette galère ?
Séry Bailly : On ne peut pas dire que ce soit une galère. C’est une mission et, comme dans toutes les missions, il y a des contraintes, il peut y avoir des difficultés. Mais, quand on a accepté la mission, il faut surmonter ces obstacles pour la réussir. C’est une mission d’intérêt national. Je crois que nous avons tous besoin qu’il y ait la paix dans notre pays, pour que chacun puisse vaquer à ses occupations.

Pour être intellectuel, il faut que le pays soit calme, il faut qu’on puisse réfléchir avec d’autres et même parfois des gens avec qui on ne partage pas les mêmes points de vue. C’est cela qui rend aussi la discussion intéressante. Donc je suis d’autant plus à l’aise qu’on m’a confié la Commission heuristique chargée de réfléchir sur les causes profondes de la crise ivoirienne. Evidemment, beaucoup de mes camarades peuvent ne pas comprendre, parce qu’ils perçoivent la Cdvr comme un stratagème pour ne pas aller véritablement à la réconciliation, pour ne pas faire face aux interpellations douloureuses qui sont les leurs.

N.V.: Profeseur, vos «camarades » se demandent comment vous avez pu intégrer une initiative qui leur pose problème…

S.B.: Mes camarades auxquels vous faites allusion ont déjà rencontré le président Ouattara et le Premier ministre Kablan Duncan. Donc je pense qu’ils sont dans une disposition d’esprit favorable à la paix. Parce que le Fpi prône l’accès au pouvoir d’Etat par une transition pacifique. Il est donc important que nous puissions créer ensemble les conditions de la paix. Et puis, je ne me suis pas engagé sans discuter avec certains de mes camarades. Je pense que c’est en pleine conscience des engagements que je prenais que j’ai accepté d’entrer à la Cdvr pour y apporter ma contribution. Je pense que les premiers dirigeants du Fpi comprennent mon engagement.

N.V.: Vous êtes donc en plein dans ce processus et vous conduisez des travaux ce mercredi pour rechercher les causes profondes de la crise ivoirienne. A cette étape de ses activités, la Cdvr a déjà mis en exécution 3 chantiers sur les 6 que compte son plan d’actions. Il y a donc la moitié des chantiers à exécuter pour les 3 mois qui restent avant la fin du mandat. Pensez-vous que la Cdvr pourra mettre en œuvre ses 6 travaux et pourra atteindre ses objectifs ?

S.B.: Il y a plusieurs activités, nous avons plusieurs fers au feu. Certains travaux sont engagés, je ne sais pas à quel niveau ils se situent. Mais, en ce qui me concerne, je pense que quand nous aurons fait le colloque de Yamoussoukro, nous serons en mesure de rédiger notre rapport que nous allons proposer à la Cdvr. Ce qui devrait aller jusqu’à la fin du mois de juillet. Et quand je serai libéré de cette tâche, je pourrai être utile à la Cdvr à d’autres niveaux. Donc je pense que les autres font des efforts. Et si nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs dans les délais requis, la Cdvr avisera pour voir s’il faut proroger ou pas.

N.V.: Il s’agit, au cours de ce colloque, de rechercher les causes profondes, ce qui a été déjà fait par le Forum de la réconciliation nationale initié par le président Laurent Gbagbo. Pourquoi ne pas vous servir des résultats dudit forum ?

S.B.: Vous avez raison. Je crois que quand on va voir un médecin et qu’on n’est pas guéri et qu’on va voir un autre, il faut pouvoir recommencer les analyses. Je prends cette image pour dire qu’il est important que nous puissions recommencer la réflexion et que nous puissions la mener jusqu’au bout en nous inspirant des travaux antérieurs. Nous avons les textes et donc ceux qui vont réfléchir doivent tenir compte des réflexions qui ont été faites aussi bien au forum que dans des livres publiés sur la crise ivoirienne. C’est toutes ces réflexions qu’il faut mettre ensemble pour donner une nouvelle réponse. Et si la crise ne s’arrêtait pas (ce que je ne souhaite pas), après demain, d’autres personnes pourraient encore réfléchir tant qu’on n’aura pas ramené la paix dans notre pays.

N.V.: Une fois à Yamoussoukro, quelles seront les grandes articulations des travaux ?

S.B.: Les travaux ont commencé sur la base de 7 sous-commissions qui ont déjà réfléchi sur divers thèmes. C’est sur la base de ces travaux que nous allons nous retrouver à Yamoussoukro. Ces textes vont être soumis aux participants qui vont les examiner pour approfondir les réflexions. Les participants sont issus de la société civile, des partis politiques, du monde des intellectuels, des organismes internationaux... Leurs travaux vont nous permettre de nous accorder sur ce que nous pensons être les causes profondes de la crise ivoirienne. Et faire quelques recommandations.

N.V.: Quel est l’objectif profond qui soutend cette initiative ?

S.B.: C’est de comprendre. J’ai utilisé l’image de la maladie. Si on ne connaît pas les causes de la maladie, on ne peut pas trouver de remède qui convient. C’est pourquoi un auteur, parlant de crise, a dit qu’il y a un excès d’évocations et un déficit de réflexions. Chacun parle de sa souffrance, de sa douleur au point qu’on ne s’écoute pas mutuellement. L’expression de la douleur est légitime, mais il ne faut pas qu’il y ait déficit de réflexion. Parce que c’est la réflexion qui devrait permettre de savoir quel est le fond du problème, l’origine du mal. Et de trouver les solutions qui conviennent. Et puis l’esprit qui cherche les raisons profondes est un esprit qui ne va pas être tenté par la vengeance. Et si nous allons en profondeur, nous verrons que la réflexion sur notre mal est aussi une contribution au rapprochement. Donc comprendre pour qu’on s’éloigne des ressentiments et de la vengeance. Et qu’ayant compris, nous travaillons à guérir le mal de notre société.

N.V.: Le Vieux Ménékré soutient qu’il est difficile de faire «atou» (d’embrasser) à quelqu’un qui maltraite ton fils. Une façon de dire que la réconciliation n’est pas possible quand un camp est malmené. C’est une allusion au traitement des pro-Gbagbo qui sont en prison et en exil, alors qu’on doit se réconcilier.
S.B.: La question est complexe. Dans notre société, si nous voulons lutter contre l’impunité, il faut aller jusqu’au bout. Si vous punissez les gens d’un seul camp, il est clair que nous ne pourrons pas aboutir à la réconciliation. C’est une évidence, ce que le vieux dit.

Et il a raison dans le sens que nous devons réunir toutes les conditions de la réconciliation. Mais nous sommes en même temps aussi dans une situation historique. Donc si certains sont en exil et d’autres sont en prison, c’est le résultat de notre histoire. Comment allons-nous démêler tous ces fils ? Et la réflexion que nous allons mener à Yamoussoukro est un travail qui ne nous demande pas d’abord de répondre à un préalable. Elle concerne ce qui existe depuis toujours. Et tant que nous vivons en société, nous sommes interpellés et nous sommes amenés à résoudre ces problèmes en même temps. Car ces problèmes conditionnent le succès de la réconciliation.




Interview réalisée par Armand Bohui bohuiarmand@yahoo.fr

Notrevoie

Jeudi 11 Juillet 2013
Vu (s) 333 fois



1.Posté par Yuotam le 11/07/2013 15:38 | Alerter
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J-3 des Frères CISSE des ZOZOS et DOZOS de Watt le Rat d’égout, vont défilés sur les champs Élysées de cette franSSe là ??? Est tombée, du siècle des lumières c’est maintenant le siècle des ténèbres du SARKONAZISME, avec la complicité d’ HOLLANDE.

Comment ce pays la franSSe fait pour faire défiler des criminelles, des éventreurs de femmes enceintes, des violeurs, des génocidaires, des spoliateurs, des bandits de grands chemins, suffoquées des jeunes Ivoiriens dans des barriques d’eaux de lagune ébrié, voici des drogués et ivrognes de la pire espèce, des rebelles criminels défilés sur les champs Elysées c’est que ce pays là, la franSSe, est tombé plus bas que terre, où alors cette franSSe est aussi criminelle que ces fils de putes de toute la sous région qui ont endeuillés ma patrie la Côte d’Ivoire.

Libérez KOUDOU LAURENT GBAGBO KAFISSA, serait mieux pour cette franSSe là, que d’avoir la plus grosse honte de votre vie, le jeu n’en vaut pas la chandelle pour cet Apatride Watt le rat d’égout et sa grosse pute JUIVE, car ce couple infernal ressemble trait pour trait a ce dictateur, Nicolae Ceaușescu, de ROUMANIE.

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