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Audience de Gbagbo. La Défense sort l'artillerie lourde...

le Dimanche 24 Février 2013 à 06:07 | Lu 2499 fois

Une accusation qui rabâche son «scénario» de la veille et de l’avant-veille, en laissant filer de nouvelles «perles» qui la discréditent. Une Défense qui se lance dans une déconstruction en règle du «narratif» visant à légitimer Ouattara, défendu par le bureau du procureur de la CPI, mais aussi par une partie de la presse française cohérente avec les options politiques hexagonales. La journée d’hier a été riche, et a donné lieu à quelques passes d’armes «viriles»



Audience de Gbagbo. La Défense sort l'artillerie lourde...
Fin de la présentation du bureau du procureur,débutde celle des avocats de la Défense. La journée d’hier s’est déroulée en deux phases dans la salle d’audience I de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, aux Pays-Bas. Dans un premier temps, l’Accusation a continué de tenter d’incriminer Gbagbo et de convaincre les juges de le faire passer en jugement.

Elle a beaucoup rabâché, réitérant de diverses manières ses récriminations des jours précédents pour prouver que Gbagbo avait mis en place un «plan» et une «politique» consistant à tuer le maximum de civils pro-Ouattara pour rester au pouvoir. La démonstration est difficile, dans la mesure où assassiner des civils était la meilleure manière de donner des prétextes pour entrer en scène à une «communauté internationale» pro-Ouattara déjà pré-positionnée...

Mangou, Kassaraté : quelle crédibilité à leurs accusations «sauve-quipeut»?

Il a beaucoup été question hier, de la chaîne de commandement opérationnelle des Forces de défense et de sécurité (FDS), de jeunes patriotes, de «miliciens» et de «mercenaires»… La défense a évoqué des documents trouvés «dans la chambre de Gbagbo» (donc forcément par les soldats de la coalition franco-ouattariste si ce ne sont pas encore des faux grossiers). Notamment un document statuant sur un projet de «redynamisation des FDS», ce qui n’a rien de bien sulfureux !

Le développement de l’Accusation a permis à l’opinion ivoirienne de se rendre compte que, parmi les témoins à charge, se trouvaient sans aucun doute les généraux Philippe Mangou et Edouard Tiapé Kassaraté, respectivement chef d’état-major des armées et patron de la gendarmerie sous Gbagbo, et qui n’ont manifestement rien trouvé de mieux pour «s’en sortir» que d’accabler au maximum leur ancien patron. Dès lors, une question s’impose : quelle crédibilité donner aux dires d’hommes cités dans la mise en place du prétendu «plan» et de la politique alléguée, qui ont finalement été promus par l’adversaire Alassane Ouattara, et qui étaient sous son autorité et soucieux de lui complaire – et d’éviter d’être eux-mêmes poursuivis – quand ils sont «passés à table» ?

Une déclaration télévisée imaginaire de Gbagbo

Faisant feu de tout bois, l’Accusation a commis une grosse erreur en invoquant, sans en apporter la preuve en vidéo,une déclaration télévisée imaginaire du président Laurent Gbagbo affirmant qu’il allait faire d’Abobo «un cimetière». Un des témoins à charge aurait «entendu dire» que Gbagbo aurait prononcé ces mots à la télévision… Une fois de plus, on croit rêver !

Un autre témoin à charge a affirmé que Gbagbo avait dit à ses officiers de «rester fermes» et de «tenir Abobo», sans donner «d’instructions opérationnelles claires». Il n’aurait donc pas donné d’instructions pour tuer sept femmes à Abobo et pour bombarder le marché Siaka Koné ?

Après la fin de la démonstration poussive de l’Accusation, deux juges de la CPI ont posé des questions traduisant leur perplexité quant au raisonnement du bureau du procureur, notamment sur la manière d’établir «le mode de responsabilité». «D'un côté vous dites que les miliciens sont intégrés aux FDS, d'un autre vous dites qu'ils répondent de Gbagbo. On peut avoir un organigramme ?», a demandé un membre de la Cour. Malaise, déjà !

Selon un témoin de la Défense, la France a armé les rebelles...l’Accusation sursaute

La Défense a commencé sa présentation, qui continuera la semaine prochaine – lundi, mardi et mercredi. La première étape de son travail de déconstruction des mythologies édifiées par l’Accusation, qui s’appuie massivement sur le storytelling mensonger de la presse pro-Ouattara, qu’elle soit française ou ivoirienne, a consisté à mettre en perspective la crise ivoirienne dans son ensemble.

Grâce à une présentation Powerpoint et à des vidéos, la Défense est retournée jusqu’en 1999, pour établir que derrière tous les épisodes de déstabilisation de la Côte d’Ivoire pendant toute une décennie, se trouvaient toujours les «éternels séditieux» gravitant autour d’Ibrahim Coulibaly dit «IB»... et dont certains, comme Koné Zakaria (une vidéo le prouve) n’hésitaient pas à avouer que leur financier était Alassane Ouattara. Dont IB était un des gardes du corps, au demeurant !

Sur les prétendus «escadrons de la mort», qui permettent de diaboliser à peu de frais Simone Gbagbo – comme l’a fait toute honte bue le bureau du procureur de la CPI –, la Défense a rappelé les décisions de tribunaux français condamnant Le Monde et L’Express pour diffamation à ce sujet. En s’appuyant sur les rapports des ONG internationales de défense des droits de l’Homme, dont certaines sont pourtant très «compréhensives» avec Ouattara, la Défense a fort utilement brossé le CV macabre des chefs rebelles qui ont multiplié les crimes et les pillages dans le Nord avant de conquérir tout le pays avec le soutien de la France officielle, et à qui Alassane Ouattara a donné, pour le pire, les clés de toute la Côte d’Ivoire– Fofié Kouakou, Wattao, Chérif Ousmane, Koné Zakaria, Ousmane Coulibaly dit «Ben Laden», etc…

Grâce à des témoignages, dont certains étaient confidentiels – et on comprend pourquoi ! –, la Défense a établi que l’entreprise de déstabilisation sans relâche de l’Etat ivoirien était soutenue par le Burkina Faso –devenu exportateur de cacao – et par la France. Un témoin anonyme «P2», dont l’évocation a fait sursauter l’Accusation, a ainsi été le témoin direct de fournitures d’armes, de munitions et de véhicules à la rébellion par… la France !

L’irruption de l’ancienne puissance coloniale a profondément irrité l’Accusation, qui a demandé nerveusement de «revenir aux charges». Ce qui lui a valu une rude mise au point de Maître Altit.

«En écoutant jusqu’à la fin de la démonstration, vous comprendrez probablement où nous voulons en venir. Mais d’ores et déjà, vous avez bien compris qu’il s’agit de saisir les tenants et les aboutissants si l’on veut juger cette affaire, et non pas avoir une vue parcellaire et biaisée. Deuxièmement, le rapport, il est là ! Quand on dit que des chefs soupçonnés de crimes de masse se sont livrés à des massacres à Yopougon au même moment où, selon vous, d’autres tuaient, alors il y a une impossibilité.

Quelle est la vérité ? La vérité se comprend lorsque l’on prend une certaine distance. La distance, nous vous la donnons. Vous n’avez pas fait d’exposé des faits qui soit impartial. Nous le faisons à votre place. C’est l’intérêt de tous ceux qui sont ici (…) C’est l’intérêt de la justice», a-t-il martelé.

Présidentielle 2010 : des preuves sur les fraudes du RDR

Avant la fin de la session, la Défense s’est appesantie sur les nombreuses preuves au sujet des fraudes qui ont entaché le deuxième tour de la présidentielle de 2010. Des preuves qui allaient de la diffusion de vidéos où Joseph Koffi Koffigoh, patron de la Mission des observateurs de l’Union africaine, s’alarmait des «pertes en vies humaines, séquestrations et violences», à un témoignage confidentiel d’un éminent «sachant», en passant par une explication permettant de réaliser les grossières manipulations – y compris venant du bureau du procureur – visant à faire de la déclaration solitaire de Youssouf Bakayoko au siège de campagne de Ouattara le résultat définitif de l’élection présidentielle.

Et de Gbagbo «le mauvais perdant» dont «le refus de reconnaître sa défaite» a été à l’origine de la crise post-électorale. La bataille judiciaire pour la libération de Gbagbo est aussi une bataille politique, historique et médiatique pour le rétablissement de la vérité sur une Côte d’Ivoire prise au piège d’un récit néocolonial falsifié.

Théophile Kouamouo
Nouveau Courrier

Dimanche 24 Février 2013
Vu (s) 2499 fois



1.Posté par Fatim le 24/02/2013 12:28 | Alerter
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C est DIEU qui est fort......
OVAJAB!

Bon Dimanche a tous!

2.Posté par wawa christ ghislain le 24/02/2013 12:48 | Alerter
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l'accusation a évoqué la présence de miliciens libériens au compte de gbagbo mais elle a passé sous silence le rapport de l'onuci qui rapporte que ces miliciens se repartissaient en deux groupes. Il y a ceux qui sont venus soutenir leurs parents guérés suite à la barbarie à eux infligée par les rebelles FAFN et dozos puis ceux qui combattaient pour les FAFN aux côtés des dozos parce que musulmans. Gbagbo n'a donc pas loué les services de miliciens libériens mais ouattara si puisqu'il était le chef de la rébellion.

3.Posté par Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou le 24/02/2013 20:28 | Alerter
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Urgent : Affaire Laurent Gbagbo à la CPI : un témoin contre Guillaume Soro est à Yaoundé

Communiqué de presse

Le coordinateur général de l’Internationale démocrate a l’honneur de demander à l’avocat du président Laurent Gbagbo, à sa famille et au peuple ivoirien de bien vouloir prendre contact, sans tarder, avec l’Internationale démocrate et les associations de défense des droits de l’homme au Cameroun, pour un témoignage déterminant à la Cour pénale internationale (CPI) par un ressortissant ivoirien, réfugié à Yaoundé, et dont l’assassinat est programmé parce qu’il détient des preuves contre Guillaume Soro, chef de la rébellion armée en Côte d’Ivoire.
L’Internationale démocrate exige la présence à Yaoundé, dans les prochaines heures, d’un émissaire de l’avocat et de la famille du président Laurent Gbagbo, qui sera reçu en présence d’un avocat camerounais et d’un agent de Police chargé, par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), de la protection du réfugié ivoirien, avec le statut de réfugié qui lui a été accordé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Une convocation de la CPI (La Haye), adressée au coordinateur général de l’Internationale démocrate et au réfugié ivoirien (le témoin), originaire du Nord de la Côte d’Ivoire, à la demande de l’avocat du président Laurent Gbagbo, et des titres de transport doivent parvenir aux intéressés, aussitôt après l’arrivée de l’émissaire à Yaoundé, pour l’établissement des passeports.
L’Internationale démocrate, ONG née le 15 septembre 2001, à Bamako, au Mali et dont l’objectif est d’œuvrer à la préservation de la paix sociale par la promotion du dialogue inter-religieux, de la culture de la tolérance et la lutte contre la pauvreté ou l’exclusion sociale, saisit cette occasion pour rappeler qu’elle propose un Manifeste contre la guerre, avec « un avant-projet de résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, contre l’assassinat politique, l’attentat terroriste et l’agression extérieure », un avant-projet de résolution soumis aux chefs d’Etat américain et français, avant son examen par les Nations Unies.
Cette association propose aussi une Police de secours, dans le cadre de la prévention de la violence en milieu urbain et la lutte contre le chômage des jeunes, dans les pays riches et pauvres, avec « un avant-projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de la Police de secours…. » : les gouvernements tunisien et égyptien, issus des révolutions (sans les armes), dans le monde arabo-musulman, ont déjà reçu les copies de cet avant-projet de loi… Et leur réaction est attendue, car ils devraient montrer la voie.
L’Internationale démocrate propose également des manifestations pacifiques (initialement prévues en 2011), dans toutes les nations, le 15 septembre 2013, Journée internationale de la démocratie, contre le terrorisme, le conflit israélo-palestinien, le coup de force, la violence politique et donc contre la guerre : les manifestations pacifiques seraient organisées sous le parrainage de Monsieur François Hollande, président de la République française, et avec le concours des Nations Unies.
Il ne conviendrait pas ici d’énumérer toutes les initiatives pour la paix, que le fondateur de l’Internationale démocrate s’évertue à promouvoir !
Cette ONG d’initiative africaine soutient que la démocratie ne s’épanouit que dans une société qui a banni la guerre et avec elle la dictature. L’Occident est aujourd’hui une démocratie parce que justement la guerre a été bannie sur ses terres.
Elle soutient aussi que la paix au Proche-Orient conditionne largement la sécurité internationale et la paix dans le monde.
La justice, pour Laurent Gbagbo comme pour tout justiciable, est une exigence. La justice, pour Laurent Gbagbo est une exigence, pour la paix en Côte d’Ivoire. Et la crédibilité de la Cour pénale internationale est en jeu.
Le temps de l’action est venu, après le temps des discours, pour la liberté : Laurent Gbagbo, leader du Front populaire ivoirien (FPI), président démocratiquement élu en Côte d’Ivoire, combattant de la liberté, agressé par une rébellion armée, doit être libéré, au nom de la vérité et de la justice.
Yaoundé, le 28 juillet 2012

Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou
Juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, initiateur de la Police de secours, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King
Tél : (237) 70 14 37 55 / E-mail : internationale_democrate@yahoo.fr


4.Posté par yenonsonia le 25/02/2013 22:27 | Alerter
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ON SE FICHE DE SORO GUILLAUME ET DE CE TEMOIN. DIEU A NOUS AIDE

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