Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Arrêté au Ghana : Voici où se trouve Koné Katinan

le Lundi 27 Août 2012 à 03:11 | Lu 2144 fois

L’ancien ministre du budget de Laurent Gbagbo passé porte-parole de ce dernier, Justin Koné Katinan, se trouvait, le dimanche 26 août 2012, au Ghana après qu’il a été interpellé, vendredi, à l’aéroport international d’Accra-Kotoka par la police locale.



Arrêté au Ghana : Voici où se trouve Koné Katinan
Il serait en « lieu sûr » si l’on en croit une source proche de sa famille. « En lieu sûr » ? L’expression, un peu évasive, semble dire que Koné Katinan, quand bien même il ne serait pas dans une geôle, est limité dans ses mouvements, son passeport lui a été retiré et il se trouve sous surveillance de la police. Une source proche des autorités abidjanaises assure, en revanche, qu’il est en garde à vue en attendant une possible extradition vers la Côte d’Ivoire.

D’extradition de Justin Koné Katinan, il a été question entre vendredi soir et samedi. L’information était prise au sérieux d’autant qu’Abidjan a dépêché un avion spécial vers Accra censé ramener le porte-parole de l’ex-président. Mais Koné Katinan n’a pas été extradé, l’affaire ayant tourné à une frémissante bataille juridico-politique. Abidjan reste confiant que son compatriote visé par un mandat d’arrêt émis par la justice ivoirienne lui sera remis.

Dès qu’il a été saisi, Alassane Ouattara, alors en vacances sur les bords de la seine, serait resté en contact avec son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, également en séjour à l’extérieur. Ouattara espère que cette fois-ci sera la bonne. Koné Katinan avait été au cœur d’une actualité similaire : son arrestation au Cameroun qui aurait dû être suivie de son extradition avait été annoncée par la télévision ivoirienne ainsi que de nombreux tabloïds locaux mais l’information s’est révélée peu crédible. L’interpellation de l’ex-ministre du budget à Accra était alors à suivre de très près. L’extradition vers Abidjan aurait pu être une formalité.

Mais les choses paraissent notablement plus complexes. Justin Koné Katinan a un statut de réfugié politique et de ce point de vue, induit une source proche de la défense, l’ancien ministre du gouvernement Aké Ngbo bénéficierait bien plus que d’une couverture. Le Ghana ne peut extrader un réfugié que s`il est prouvé que « l`exilé constitue une menace pour son pays d`origine, cela ne s'est jamais vu », a fait valoir son avocate, Me Lucie Bourthoumieux, depuis Accra. Me Bourtoumieux est citée dans une dépêche de l’agence France presse en date du samedi 25 août 2012.



Ce que dit la Constitution ghanéenne



Sur les conditions d’extradition d’une personnalité à partir du Ghana, quelques extraits de la Constitution de ce pays traduits par nos soins tiennent lieu d’éclairage : « Une personne arrêtée ou détenue devra être informée immédiatement, dans une langue qu'elle comprend des raisons de son arrestation (…) Dans le but d’une extradition, ou d'une expulsion ,une personne sur laquelle pèsent des soupçons d’avoir commis ou d’être en train de commettre des actes jugés répréhensibles par les lois du Ghana devra, si elle n'est pas libérée avant, être amenée devant une cour de justice 48 heures après son arrestation. (…) une personne arrêtée qui n'est pas présentée devant une cour pendant ce délai, devra être relâchée sans conditions, mises à part les conditions pour s'assurer qu'il comparaîtra plus tard pour les besoins de l’enquête » (article 14 de la Constitution). Ces extraits impliquent que l’ex ministre de Laurent Gbagbo, dans l’optique d’une éventuelle extradition, devra être traduit devant une juridiction ghanéenne qui décidera de son sort.

Dans l’ombre de la bataille juridique, il y a la bataille diplomatique. Les autorités abidjanaises ne sont pas naïves sur l’impact de la diplomatie. Elles savent tout l’enjeu que renferme « l’affaire Koné Katinan » aussi bien pour Abidjan que pour Accra. Cela n’a, d’ailleurs, rien d’un hasard si, Alassane Ouattara, de retour, hier de Paris, s’est abstenu de toute déclaration sur « l’affaire Koné Katinan ». Pure stratégie : la dernière fois, le chef de l’Etat s’était laissé interroger sur une éventuelle « extradition » de l’ex-ministre de Laurent Gbagbo, à partir du Cameroun où, dit-on, il avait été « arrêté ».

« En ce qui concerne mon frère Koné Katinan, effectivement, il réside au Cameroun. Il a fait des déclarations et des prises de position qui sont contraires au statut de réfugié qu’il semblait avoir (...) Il est donc actuellement recherché par les autorités. Le Président Biya et moi-même sommes en contact pour régler cette question. Je préfère ne pas en dire plus. Les suites seront connues assez rapidement », dixit Alassane Ouattara, de retour d’une tournée, le 25 juin 2012, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny. Ouattara a pris cette fois le parti de ne pas communiquer sur une question suffisamment délicate et encore pendante. Cette tactique paiera-t-elle ?

Le porte-parole de Laurent Gbagbo, lui, ne reste pas dépourvu de soutiens : l’ancien président ghanéen, Jerry Rawlings qu’on dit bien influent à Accra serait investi dans la bataille diplomatique pour éviter à Justin Koné Katinan la destination « Côte d’Ivoire » dans des conditions qui soient celles d’un « prévenu ». L’Afrique du Sud de Jacob Zuma aux côtés d’autres nations africaines, alors soutiens de Gbagbo lors de la crise post-électorale, compterait dans le lot des opposants à l’extradition de Justin Koné Katinan.

Le dernier ministre du budget de Laurent Gbagbo a été arrêté, vendredi, à l’aéroport d’Accra alors qu’il rentrait de Johannesburg. Il s’était rendu en Afrique du Sud le 19 août dernier, en compagnie de l’avocate Lucie Bourthoumieux, et en mission pour son mandant. Tous deux sont arrivés, vendredi, à Accra par un vol régulier de South African Airways. Katinan a été interpellé à sa sortie de l’aéroport.

Un communiqué du gouvernement ghanéen- dont nous avons pris connaissance, hier dans la soirée- confirme que le porte-parole de Gbagbo a été arrêté par les autorités sécuritaires du pays. Le communiqué ajoute que le président John Dramani Mahama a instruit le ministre de la Justice et les autorités judiciaires qu’ils étudient les conditions d’une éventuelle extradition de Justin Koné Katinan.



Kisselminan COULIBALY
Soir Info

Lundi 27 Août 2012
Vu (s) 2144 fois



1.Posté par FRANCAIS REVOLTE le 27/08/2012 10:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
ET QUE DIT ALORS LA CONSTITUTION DU BURKINA FASO?
CE PAYS A PARTIR D'OU ALASSANE DRAMANE OUATARA
ET SES REBELLES IVOIRIENS ONT ATTAQUE LE REGIME
DE LAURENT GBAGBO? POURQUOI CETTE INJUSTICE?
CES REBELLES IVOIRIENS DOIVENT SAVOIR QUE SI TU REGNES
PAR L'EPEE TU PERIS PAR L'EPEE.

2.Posté par Alacabo le 27/08/2012 15:18 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Qui en CI est sain? Trouver des solutions à une dérive nationale est-il un crime? Est-ce le gvt Ivoirien qui en a après Me KATINA? Ou les réseaux internationaux impliqués dans ce tohu-bohu?Il est souhaitable que Me KATINA soit entendu, mais en face, l’assurance d'une justice juste, noble, est-elle présente?

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Afrik53.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre site

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Afrik53.com . Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !