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Après son refus de transférer Simone Gbagbo à la CPI: Ouattara doit demander la libération de Gbagbo

le Mercredi 25 Septembre 2013 à 01:19 | Lu 1148 fois



Après son refus de transférer Simone Gbagbo à la CPI: Ouattara doit demander la libération de Gbagbo
Le gouvernement ivoirien reconnaît qu’il existe désormais en Côte d’Ivoire, les conditions de procès «justes et équitables» pour poursuivre Simone Ehivet Gbagbo devant ses juridictions. Dès lors Alassane Dramane Ouattara n’a plus aucune raison de détenir encore longtemps à La Haye le président Laurent Gbagbo poursuivi.
A la veille du départ d’Alassane Dramane Ouattara pour New York où il compte prendre part à la 68ème Assemblée générale des Nations unies, son gouvernement a décidé de ne pas transférer l’ex-Première dame devant la Cour pénale internationale (Cpi). Il justifie sa position par le fait que désormais «les conditions d’un procès juste et équitable sont garanties» en Côte d’Ivoire.

Cette décision prise, le vendredi 20 septembre dernier, par un conseil des ministres extraordinaire, sous-tend évidemment que Mme Simone Gbagbo va être jugée en Côte d’Ivoire. Ainsi, après 18 mois après le mandat d’arrêt lancé contre l’épouse du président Gbagbo par la Cpi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, on connaît désormais la réponse des nouvelles autorités ivoiriennes. Elles disent non à l’injonction de la juridiction internationale. «Il y a deux ans, vous le savez, la Côte d’Ivoire sortait d’une grave crise post-électorale, les juges étaient éparpillés dans la nature, la hiérarchie judiciaire était cassée. Et donc tout cela, à l’époque en tout cas, ne permettait pas d’offrir à l’ex-président Gbagbo les conditions d’un jugement équitable, objectif, indépendant. Aujourd’hui la situation est différente.

Les juridictions ivoiriennes sont en place, les juges sont là. Nous avons estimé, au niveau du gouvernement, que les conditions étaient réunies pour un procès juste et équitable en Côte d’Ivoire, pour Mme Gbagbo», indiquait aussitôt sur les antennes de Rfi, le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien. Le gouvernement ivoirien a alors décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la Cpi le 29 février 2012.

Toute chose étant égale par ailleurs, Alassane Dramane Ouattara n’a plus aujourd’hui aucune raison valable de garder encore longtemps, loin du théâtre des opérations politiques, le président Laurent Gbagbo. S’il peut demander au Bureau du procureur de la Cpi d’arrêter ses poursuites contre l’ex-Première dame pour les mêmes chefs d’accusation que son mari, Alassane Dramane Ouattara peut également le faire pour le président Gbagbo. Mais l’actuel homme fort d’Abidjan a-t-il suffisamment de cran pour braver les faucons de son régime ? Rien n’est moins sûr tellement les risques encourus sont grands.

Alassane Dramane Ouattara doit toutefois dépasser les intérêts partisans pour se hisser au-dessus du lot et prendre la bonne décision. Car c’est là qu’il est attendu par l’ensemble des Ivoiriens, la communauté dite internationale ainsi que les partenaires au développement. Il y va de la réconciliation des fils et filles de ce pays.

Le non du gouvernement pas une bravade

Faut-il saluer le non du gouvernement Ouattara à l’injonction du procureur de la Cpi ? Le refus vu cet angle, laisserait entrevoir un bras de fer engagé entre la Gambienne Fatou Bensouda et le gouvernement ivoirien. On pourrait penser que le pouvoir Ouattara qui s’est engagé «à collaborer pleinement avec la Cpi» serait entré en conflit ouvert avec le Bureau du procureur et qu’il serait en train de lui tenir tête. Ce serait se tromper énormément. C’est le conseil de l’ex-Première dame qui résume le mieux ce que cache cette décision. «C’est pour éviter tout transfert des anciens chefs de guerre promus aujourd’hui à de hautes fonctions, et pourtant fortement suspectés d’être les auteurs de graves crimes de guerre, notamment du génocide de Duékoué», déclarait Me Abiba Touré dans l’Intelligent d’Abidjan du samedi 21 septembre dernier. Une opinion largement partagée par la majorité des Ivoiriens et par de nombreux observateurs de la vie politique ivoirienne qui soutiennent que le gouvernement a aussi pris cette décision pour éviter une grosse honte à Alassane Dramane Ouattara. Ils expliquent que le chef de l’Etat ivoirien n’avait certainement pas imaginé qu’en envoyant son adversaire politique à La Haye, cela aurait eu un impact sérieux sur sa gouvernance au point de lui détourner tous ses soutiens d’hier. Ils estiment que faute de consensus sur les dossiers importants qui demandent la cohésion nationale, il est aujourd’hui judicieux d’investir en Côte d’Ivoire.

L’épée de Damoclès sur la tête de Ouattara

En d’autres termes, pour les soutiens d’Alassane Ouattara si les Ivoiriens ne sont pas réconciliés entre eux, la Côte d’Ivoire est condamnée à aller à vau l’eau. Or, les partenaires au développement n’aiment pas les pays à risques. Ils estiment donc que la libération de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, est aujourd’hui plus que nécessaire. Rejoignant ainsi la position de l’opposition incarnée par le Front populaire ivoirien (Fpi) qui fait de la libération du président Laurent Gbagbo non pas «un préalable» mais «un impératif».
Soutenu, en son temps, par une communauté internationale, qui se résumait à la France de Nicolas Sarkozy appuyée par les Etats unis d’Obama, Alassane Ouattara était convaincu peut-être que personne, à la Cour pénale internationale, ne réclamerait des têtes dans ses rangs. Il observe le contraire aujourd’hui. Il commence donc à comprendre que plus il s’entête à en finir avec les pro-Gbagbo en les expédiant à La Haye, plus il fait peser l’épée de Damoclès sur sa propre tête. Alassane Dramane Ouattara ne veut plus continuer de s’enfoncer davantage dans les erreurs politiques comme celle qu’il a commise en entraînant Laurent Gbagbo devant la Cpi en novembre 2011.



Robert Krassault
Lu sur Notrevoie

Mercredi 25 Septembre 2013
Vu (s) 1148 fois



1.Posté par dko le 25/09/2013 15:05 | Alerter
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ADO reflechir comme un escroc il se rend compte qu'il est con

2.Posté par Ousman le 25/09/2013 17:00 | Alerter
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Il n'a que ses yeux pour pleure. Il pensais que nous étions encore dans les temps jadis en 1948 ou les Hommes règnaient en maître absolu.
Eh Monsieur Dramane, nous sommes bien en 2013 je veux dire au 21ème ciècle. Où on parle démcratie, où il y a des droits de Homme. La même démocratie veut qu'un dirrigant ne vienne au pouvoir que par une election et non par des armes à la main. Voici le résultat.
Bien tapie dans l'ombre hier, tu es à visage découvert aujourd'hui tous les enfants et grandes personnes te voient avec la lumière du jour. Cette bête de la faune sauvage, qui autrefois térifiait les populations qui ne sont pas favorables à lui, se retrouve en face de lui le grand chasseur du village qu'il croyait ennéantir dans un combat dans la forêt du chasseur. Le plus malheureusement pour lui,s'est le chasseur tient ses couilles dans ses mains. Attendont de voir qui l'apportera à nouveaux.
Que ceux qui ont des yeux pour voir voient.

3.Posté par kawa le 25/09/2013 20:17 | Alerter
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ADO n a jamais fait de la politique , il n'y comprend rien , ce que vous ne savez pas c' est qu' il
n est pas malin , l'homme n'est pas intelligent du tout , c'est quelqu'un qui veut paraître
c'est tout , sans son ami Sarkozy ,il ne pouvait jamais être là ou il est , un homme qui a deux
mamans! !....

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