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Après sa rencontre avec le Premier ministre, le Fpi divisé

le Lundi 16 Juillet 2012 à 07:28 | Lu 930 fois

En quittant la Primature, vendredi 13 juillet 2012, le Front populaire ivoirien (Fpi) a fait une promesse au locataire des lieux.



Le Fpi, dont le président est Pascal Affi N’Guessan présentement en prison à Bouna, est partagé entre rejoindre le Cadre permanent de dialogue et continuer à demander un « dialogue direct ».
Le Fpi, dont le président est Pascal Affi N’Guessan présentement en prison à Bouna, est partagé entre rejoindre le Cadre permanent de dialogue et continuer à demander un « dialogue direct ».
« Nous allons nous retirer, discuter et nous aviserons », a promis Sébastien Dano Djédjé, au nom de la délégation de l’ex-parti au pouvoir, relativement à un document que leur aurait remis Jeannot Ahoussou Kouadio pendant le raout de près de deux heures qui venait de s’achever. « Aujourd’hui, les discussions étaient plutôt portées sur les méthodes d’approche qu’il faut mettre en place pour régler les différents problèmes. Il était question ici de voir comment avec le gouvernement, un cadre peut être créé pour que nous discutions ensemble. Le Premier ministre nous a fait comprendre qu’il a déjà créé un cadre permanent dans lequel il nous invite. Nous avons pris note de tout cela », a déclaré l’ancien ministre de la réconciliation nationale, Sébastien Dano Djédjé.

A l’analyse, on se rend compte que pour l’heure, le Fpi n’a pas eu gain de cause dans sa volonté d’avoir « un dialogue direct » avec le pouvoir. Une volonté que le parti de Laurent Gbagbo avait exprimée après « le dialogue républicain » des 27 et 28 avril 2012 à Grand-Bassam. Les autres partis de l’opposition ivoirienne, on s’en souvient, avaient donné leur accord pour participer à ce conclave politique.

Le Fpi -après avoir dit qu’il n’y participerait pas officiellement à cause de l’organisation de sa convention-, est allé finalement en tant qu’« observateur ». Voulant être logiques avec eux-mêmes, les représentants du parti présidé actuellement par Miaka Oureto n’ont pas signé le document final. Un document dans lequel figure, le Cadre permanent de dialogue (Cpd) entre pouvoir et opposition.

Que fera le Fpi ?

Que fera le Fpi dès lors que le gouvernement ne veut pas créer un cadre avec lui, différent du Cpd ? Voilà une question, selon des sources bien informées, qui divise aussi bien les militants de base que la direction de l’ex-parti au pouvoir. Pour certains, il est important pour les « frontistes » d’éviter la politique de la chaise vide en rejoignant les autres partis de l’opposition au sein du Cpd.

Les partisans de cette thèse ne manquent pas d’arguments. Ils vont prévaloir que dans le fond, les préoccupations du Fpi ne sont pas trop différentes de celles des autres formations politiques de l’opposition. Pour ceux-là, il n’est pas bienséant, correct de demander, réclamer et exiger une sorte de dialogue direct entre le Fpi uniquement et le pouvoir. « Ce sont les problèmes qu’on pose qui sont importants ou ce sont les personnes qui les posent qui sont importantes ? Je pense qu’on ne doit pas mépriser les autres partis qui ont constitué Lmp (La majorité présidentielle, Ndlr) avec nous. C’est l’engagement de tous ceux-là qui nous a permis d’avoir le score que nous avons eu pendant les dernières présidentielles. Alors pourquoi ne pas continuer de faire chemin avec ses camarades et les rejoindre dans le cadre permanent de dialogue? », s’est interrogé, Konan Kouadio Raphaël, enseignant et militant du Fpi à Bouaké. Il nous a joint, samedi 14 juillet 2012, au téléphone, pour protester contre « la surenchère » de son parti.

Pour les autres, ceux qui ne voient pas les choses de la même façon que Konan Kouadio Raphaël, le Fpi doit refuser de suivre le pouvoir dans sa « comédie ». « Pour moi, tout ce qui se passe n’est plus ni moins qu’une machination du pouvoir pour se donner une légitimité. Le Fpi doit rester ferme en refusant d’accompagner le pouvoir dans sa comédie. Le principal parti d’opposition aujourd’hui, c’est incontestablement le Fpi. Ne pas voir cela, c’est regarder les choses avec des œillères. Et puis dire que ce sont les autres partis qui ont permis que Laurent Gbagbo ait le score qu’il a eu pendant les présidentielles de 2010, c’est faux. C’est l’aura, le charisme de Gbagbo lui-même qui a créé tout le soutien dont il continue de bénéficier auprès des Ivoiriens », s’est convaincu, de son côté, Koné Ardjouman, « militant de première heure » du Fpi à Cocody. Il réagissait à une question que nous lui avons posée, au téléphone, dimanche 15 juillet 2012.

Entre ses positions, pour les moins opposées, il revient à la tête du Fpi de prendre la position qui semble être bonne pour lui et pour la Côte d’Ivoire.


Source : Soir Info

Lundi 16 Juillet 2012
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