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Après l’avoir porté au pouvoir : La communauté internationale abandonne Ouattara à son sort

le Mardi 28 Juin 2011 à 12:08 | Lu 847 fois



Après l’avoir porté au pouvoir : La communauté internationale abandonne Ouattara à son sort
Le 28 juin 2011 par le Temps - Ouattara est parvenu au pouvoir au terme d’une guerre au cours de laquelle ses alliés ont joué un rôle actif à ses côtés. Mais, deux

mois après, la situation délicate du mentor du Rdr ne semble plus être une préoccupation pour la ‘’communauté internationale qui l’a visiblement abandonné à son sort.

A la suite d’une crise postélectorale créée, alimentée et entretenue par les parrains occidentaux de Ouattara et du Rassemblement des houphouétïstes pour la démocratie et paix (Rhdp), le mentor du Rdr est parvenu au pouvoir dans des conditions dramatiques pour la Côte d’Ivoire, après l’arrestation du président Laurent Gbagbo par l’Armée française, le lundi 11 avril 2011. Ce fut l’épilogue d’une guerre de 10 jours que les forces impérialistes ont livré à cet ardent défenseur de la liberté, le l’indépendance politique et économique, de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Et, au-delà, de l’Afrique toute entière. Sous le fallacieux prétexte des résultats d’une élection présidentielle dans un pays pourtant souverain, ceux qui voulaient coûte que coûte faire tomber Laurent Gbagbo se sont mis en branle en masquant leur vrai projet. Et il faut reconnaître qu’ils n’y sont pas allés de main morte. Jamais une simple élection dans un pays africain n’aura déchaîné autant de passion et mobilisé autant d’énergie destructrice.

L’Onu, l’Union européenne, la France et la Cedeao… en guerre pour Ouattara

Après 10 années de rébellion armée soutenue par les mêmes acteurs de l’ombre, les masques tombent quand, à la suite du scrutin, la Commission électorale indépendante à la solde du Rhdp réalise une grave imposture. En proclamant illégalement de faux résultats au Golf Hôtel d’Abidjan, quartier général de campagne du candidat Ouattara, sur ‘’France 24’’. La France, à l’affût, saute dans tous les sens, ameute le monde entier à travers ses médias et demande à Laurent Gbagbo de “reconnaître la victoire de Ouattara”. Mais le Conseil constitutionnel rétablit les lois de la République de Côte d’Ivoire, en vertu desquelles il déclare Laurent Gbagbo vainqueur du second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010. Les parrains du Rhdp sont dans tous leurs états.

Ils n’auront plus une occasion et un prétexte aussi bien trouvés pour renverser Laurent Gbagbo. Les anciennes puissances colonisatrices demandent l’aide de l’Union européenne (Ue) pour mettre Gbagbo en difficulté. C’est le début d’un vaste complot que plus tard, des sources proches de milieu diplomatiques ont dénoncé. “Beaucoup de pays européens ne comprenaient pas l’ingérence de l’Occident dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire, 60 ans après les indépendances. En fait, l’Ue n’avait rien à reprocher à Laurent Gbagbo dans la mesure où il y a des lois pour régir les élections dans tous les pays. Mais certains étaient en mauvaise posture en Côte d’Ivoire et les pays européens les ont aidés par pure solidarité.

Chacun était conscient que c’était un complot pour renverser un régime…’’, révèlent des sources diplomatiques crédibles qui reconnaissent que le candidat Lmp a été victime d’une sombre machination. La tête de Laurent Gbagbo mise dès lors à prix, les sanctions économiques prises par l’Union européenne pleuvent sur la Côte d’Ivoire. Les ports du pays, le circuit bancaire et les importations en provenance de l’Ue sont bloqués. Les parrains de l’ex-rébellion vont jusqu’à commettre un crime contre l’humanité en Côte d’Ivoire, en faisant mettre un embargo sur les médicaments. Des milliers de malades meurent dans les hôpitaux des conséquences désastreuses de cette mesure inhumaine. Dans la foulée, les comploteurs réussissent à convaincre Barak Obama et les Etats-Unis d’Amérique qui se jettent curieusement dans la mêlée des menaces, des sanctions et des déclarations contre Laurent Gbagbo.

Les soutiens extérieurs portent Ouattara à bout de bras

La Cedeao et l’Union africaine qui ont eu pour mission de piéger Laurent Gbagbo à travers le «panel des chefs d’Etat» censé procéder au recomptage des voix du second tour de la présidentielle s’alignent sur les ordres de leurs maîtres blancs. Tous les chefs d’Etats des pays de la sous-région sont à genoux devant le grand tuteur qui les tient… là où il faut. L’Union monétaire Ouest africaine et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) deviennent des instruments de pression contre le pouvoir sortant. Mieux, les hommes de main à la tête des pays de la sous-région menacent. Sous la dictée de la puissante métropolitaine, d’utiliser les armes pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir.
Mais Laurent Gbagbo et les Ivoiriens restent dignes et ne cèdent pas.

Au contraire, ils organisent, dans la solidarité, les compétences et l’expertise nationales. Le pays résiste et se met à résoudre les problèmes liés aux sanctions des Occidentaux. A partir de ce moment, « l’option militaire » est mise en œuvre. Les forces onusiennes en Côte d’Ivoire font tomber la couverture de l’impartialité et se rangent aux côtés des ex-rebelles retranchés à l’hôtel du Golf pour lancer des offensives militaires contre l’Armée ivoirienne. Les chefs d’Etat de la Cedeao au cœur du conflit n’hésitent pas à donner des militaires et des mercenaires, tout en apportant un soutien logistique pour épauler les ex-rebelles qui reprennent du service à Abobo en lançant une guérilla urbaine contre les ex-Fds.

“Merci à l’Armée française”

La Force française Licorne et l’Onu-ci qui dirigent toutes ces manœuvres militaires permettent aux rebelles et aux mercenaires d’arriver aux portes d’Abidjan en attaquant les positions de l’Armée régulière. Mais la réplique des Fds, en dépit des agents infiltrés et des nombreux actes de traîtrise et de lâcheté, est à la mesure des offensives adverses. La chaîne de télévision française France 24 reconnaît tantôt que ce sont des ‘’forces pro-Ouattara’’, tantôt que ce sont des ‘’rebelles’’ qui attaquent le pays. Le revers est cinglant pour les ‘’forces pro-Ouattara’’.

La France ne peut plus se cacher. Elle prend l’initiative de bombarder les sites stratégiques de défense, le palais présidentiel et la résidence du chef de l’Etat. L’acharnement de la force Licorne est telle qu’au terme de plusieurs frappes aériennes intenses qui ont fait des centaines de victimes civiles et réduit pratiquement en gravats la résidence du président de la république, le lundi 11 avril 2011, “les forces pro-Ouattara’’ peuvent dire enfin ‘’merci à l’armée française qui a arrêté Laurent Gbagbo’’. Mais elles sont rapidement rappeleées à l’ordre par la France qui dira, à la stupéfaction générale, que ses troupes ‘’n’étaient pas sur le terrain’’ !

Les ‘’bonnes choses’’ ont une fin

L’Elysée n’a peut être pas tort, d’une certaine façon. Car, "deux mois après avoir fait le travail pour Ouattara, les parrains ne peuvent plus rester en première ligne. Ils ont déjà été obligés de trop s’exposer aux côtés des forces pro-Ouattara dans cette affaire. Il faut bien que les gens se prennent en charge maintenant ", font remarquer des observateurs de la scène diplomatique. Et ils ne croient pas si bien dire. Car, des indiscrétions dans les milieux français révèlent que les parrains du Rhdp «ne vont pas continuer à tout faire pour eux et à leur tenir la main, maintenant qu’il s sont au pouvoir». En d’autres termes, les acteurs du nouveau pouvoir sont «devenus grands». Ils doivent s’assumer et se réaliser en tant qu’hommes d’Etat, par eux-mêmes et non uniquement par des appuis à tout moment. Car «seuls les enfants ont besoin qu’on leur tienne la main sur les sentiers», disait un penseur.

Comme la population le dit de plus en plus à Abidjan : «Les gens ont trop fait pour le Rhdp. Eux- mêmes, ils font quoi pour redresser le pays, au lieu de compter seulement sur les autres pays ?». Ainsi, la guerre finie, Ouattara, installé au pouvoir semble être devenu orphelin. Cette nouvelle donne est apparue très tôt, dans les rapports faits par les organisations de droits de l’Homme commandités par les parrains eux-mêmes. Selon elles, les forces pro Ouattara ont bel et bien commis des crimes de guerre. Sur ce point, les concernés n’ont pu compter sur leurs alliés occidentaux pour les blanchir aux yeux de l’opinion internationale. Bien mieux, le nouveau pouvoir, habitué à être caressé dans le sens du poils par la France, semble surpris des critiques proches de la classe politique française qui les accablent de plus en plus quant au non respect droits de l’Homme et des libertés d’opinion, à la menace sur la démocratie, aux exactions et aux assassinats commis par les ex-rebelles ou encore Forces nouvelles (Fn) dites aujourd’hui Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci).

Sommé par l’opinion internationale de se débarrasser de ses ex-combattants et remettre de l’ordre dans le pays en rétablissant la sécurité, les institutions et la justice, le mentor du Rdr autrefois chouchou de la communauté internationale est dérouté. Peu habitué aux critiques, Ouattara aurait «l’impression que ses amis le lâchent, alors qu’il a toujours besoin de tout leur soutien pour reconstruire le pays en lambeaux», disent certains. Pour Ouattara, les "bonnes choses" ont pris fin
Ouattara désorienté par les conditions et les pressions de "sa" communauté internationale

L’homme, qui découvre aujourd’hui les pressions de la communauté internationale est d’autant plus vexé qu’il risque de ne pas recevoir les tonnes de milliards promis par ceux qui ont fait de lui le chef de l’Etat de Côte d’Ivoire. La France a certainement fait ce qu’elle pouvait pour lui en le transportant au dernier sommet du G8. «Pour le mettre en contact avec les sommités susceptibles de lui apporter de l’aide», confie une source bien introduite. Mais Paris n’a pas d’argent à donner à tour de bras à Ouattara pour relever la Côte d’Ivoire. Car la France a aussi ses soucis économiques. Pis, le nouveau pouvoir vient d’essuyer sa plus grande désillusion. En effet, l’une des plus grandes déceptions de Ouattara, c’est que même ses amis du Fonds monétaire internationale (Fmi) lui posent aujourd’hui des conditions de transparence dans la gestion et de gouvernance.

Pas de «pluies de milliards» au Fmi

Alors que le Fmi était censé débloquer les yeux fermés et sans conditions, des milliers de milliards très rapidement après son investiture. Mais, il semble aujourd’hui que “les pluies de milliards” promises par Ouattara aux Ivoiriens ne viendront ni de la France, ni du Fmi. En plus, les instituions financières africaines et de la sous-région ne semblent pas avoir grand-chose à lui proposer. Elles ont promis à peine 190 milliards de Fcfa. Une promesse qui sera aussi assortie de conditions, probablement. Nous sommes donc bien loin du compte car, ce qu’il faut à Ouattara, ce sont au bas mot 13.000 milliards de Fcfa, pour remettre la Côte d’Ivoire sur les rails.

Quant aux pays arabes et à l’Union européenne, ils n’ont pas encore donné un signal qui permet d’espérer qu’ils déverseront de milliers de milliards sur le pays d’Houphouët-Boigny. Qui plus est, le retour du siège de la Banque africaine de développement n’est pas pour bientôt. Les ténors de la communauté internationale et la France estiment que les conditions du retour de la Bad à Abidjan ne sont pas encore réunies. Et Ouattara serait d’autant plus ulcéré sur ce point que ses amis lui avaient promis de ramener la Bad sur les bords de la lagune Ebrié dès son accession au pouvoir, pour lui donner de la côte aux yeux du monde.

Le nouveau pouvoir avait besoin d’un retour médiatisé de la Bad pour prouver qu’avec Ouattara, tout va bien en Côte d’Ivoire. Mais c’était mal connaître les « amis » de Ouattara qui eux, n’ont pas d’amis, mes plutôt des intérêts. Rude apprentissage pour le mentor du Rdr qui réalise, au fil du temps, que les Occidentaux ne se cotiseront pas pour reconstruire la Côte d’Ivoire, encore moins pour la développer. Quant à la Cedeao, à l’Union européenne et aux chefs d’Etats africains qui ont fait la guerre à la Côte d’Ivoire, ils ne se sont pas encore fait entendre sur ce que pourrait être leur contribution à la reconstruction ce de ce pays qu’ils ont aidé à bombarder. La solidarité semble s’être arrêtée dans le mal.
K. Kouassi Maurice

Douloureux déficit de légitimité

La communauté internationale a aidé l’homme à parvenir au pouvoir. Elle lui a bien rendu service. C’est peut-être bien de se faire aider quand il s’agissait de détruire un régime pour s’installer. Mais si l’on peut renverser un pouvoir avec les armes, l’on ne peut, en aucune façon reconstruire une Nation et la développer avec les fusils. Aujourd’hui, c’est le revers de la médaille. Le chef vit une crise de légitimité qui n’est pas fait pour le rendre serein. Son image est systématiquement associée à l’ex-rébellion qui s’est muée en ‘’forces pro Ouattara’’.

Lesquelles forces ont reconnu sur «France 24» que c’est l’armée française qui a arrêté Laurent Gbagbo. Les conditions dans lesquelles Ouattara est arrivé au pouvoir évoquent dans l’esprit des Occidentaux un coup d’Etat. Car Laurent Gbagbo a été renversé par les armes des ex-rebelles et de leurs alliés. «Un putsch», répètent certains. «Que vaut le nouveau pouvoir par lui-même, sans l’appui de la communauté internationale ?», se demandent beaucoup d’Ivoiriens. Cette question irrite tellement les hommes forts du moment que leur leader a dû monter au créneau pour dire, en substance qu’il n’était «redevable à personne d’autre qu’aux Ivoiriens». Mais ce n’est pas facile de l’affirmer quand on a pris l’habitude de se faire aider dans tout ce qu’on entreprend par les autres. Surtout lorsque les gens pensent qu’on est un simple pion dans le jeu.

K.K.M

Mardi 28 Juin 2011
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