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Antoine Glaser : "La Côte d'Ivoire peut devenir un piège pour la France"

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - Presse Africaine & Internationale le Mardi 5 Avril 2011 à 15:48 | Lu 771 fois

Pour les jeunes Patriotes, "l'ennemi n'est plus Alassane Ouattara, c'est la France", souligne Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique. Interview par Sarah Diffalah.



Les hélicoptères français ont bombardé les armes lourdes de Laurent Gbagbo à la demande des Nations unies. Est-ce l'engagement de trop ?

- La France s'est engagée grâce à une résolution des Nations Unis qu'elle a proposé au côté du Nigéria, pays qui préside la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao). Cette résolution montre qu'il y avait bien une stratégie pour pouvoir appuyer les forces républicaines d'Alassane Ouattara. Si elle légitime l'intervention militaire française, ce n'est pas sans risque sur le plan politique compte tenu de l'histoire entre la France et la Côte d'Ivoire.

Laurent Gbagbo est le meilleur quand il s'agit d'entrer dans un tête-à-tête franco-ivoirien. Cela lui permet de développer toute une logorrhée et une stratégie anti-française afin de mobiliser la population d'Abidjan acquise à sa cause et parmi laquelle il a enregistré les meilleurs scores électoraux. Cette intervention va aussi lui permettre de mobiliser les jeunes Patriotes.

L'ennemi n'est plus Alassane Ouattara, c'est la France. Et ça c'est le danger. Si sur le plan militaire, l'intervention était tout à fait légitime compte tenu des tirs de mortiers des forces de sécurité et de défense sur des civils ces dernières semaines dans les quartiers nord d'Abidjan, la France se retrouve à nouveau dans une confrontation.

Les 1.650 soldats français de la force "Licorne" présents en Côte d'Ivoire appartiennent avec les 11.000 hommes des Nations unis à ce qu'on appelle les "forces impartiales". Mais comme la France veut être sous son propre commandement, il est devenu difficile d'expliquer à un Ivoirien la différence entre un casque bleu et un béret rouge français même s'il intervient sous mandat de l'Onu. Si les combats durent, la Côte d'Ivoire va devenir un piège pour la France, parce qu'elle se retrouve de fait partie prenante du conflit en tant que nation française, et non pas en tant qu'appui des Nations Unis.



Jusqu'où peut-aller la France ?

- Cela dépend de la résistance des forces fidèles à Laurent Gbagbo. Mais la question n'est pas là. Le problème n'est pas simplement d'installer Alassane Ouattara dans le palais à Cocody. Il faut aussi réussir à attraper Laurent Gbagbo. Or, il a toujours eu un coup d'avance. Au moment de l'élection, il a fait jouer le Conseil constitutionnel et à Abidjan il s'est bien préparé à l'assaut des forces de Ouattara.

Ce qu'on peut craindre, c'est qu'il disparaisse dans la nature. Ou bien il est tué dans les combats et là ce serait la flambée nationaliste, Gbagbo serait alors érigé au rang de martyr. Ou bien il disparaît et se la joue "Ici Londres" à partir de n'importe où.



Ces opérations mettent-elles en danger les ressortissants français ?


- Cette dernière opération a été très organisée et orchestrée. Il y a eu d'abord la résolution franco-nigériane. Dans un deuxième temps, la France a regroupé les Français dans trois points d'Abidjan. En même temps, Laurent Gbagbo a pris la France de vitesse en installant ses Patriotes sur les principaux ponts d'Abidjan au-dessus de la lagune qui donnent accès au Plateau, à Cocody et aux principaux lieux stratégiques ce qui rend difficile une éventuelle évacuation. Il y a eu des Français pris en otage donc effectivement ce n'est pas sans risque pour les Français de Côte d'Ivoire.

- Interview d'Antoine Glaser, ancien rédacteur en chef de la Lettre du continent, spécialiste de l'Afrique, par Sarah Diffalah

(mardi 5 avril)

Nouvelobs.com


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Mardi 5 Avril 2011
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