Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Affi N’Guessan à Bouadikro (Bongouanou) : « La libération de Gbagbo, c’est un impératif pour nous »

le Mardi 17 Septembre 2013 à 06:30 | Lu 497 fois



Affi N’Guessan à Bouadikro (Bongouanou) :  « La libération de Gbagbo, c’est un impératif pour nous »
Le samedi 14 septembre dernier, le président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan, était à l’étape de Bouadikro (S/P de Bongouanou). Dans son village natal face à de nombreux Ivoiriens venus de partout, il a livré un important message lors du meeting qu’il a animé à l’Ecole primaire publique (EPP) de Bouadikro. Voici en intégralité, cette intervention.

«Chers camarades qui êtes venus de si loin pour nous assister, je voudrais vous remercier, vous remercier très sincèrement parce que le travail que nous faisons, la politique nous faisons s’appuie d’abord sur des sentiments, sur les passions. On ne fait pas la politique comme on fait n’importe quel métier. On exerce divers métiers dans la vie pour vivre, pour gagner son pain quotidien. C’est ainsi qu’on peut devenir mécanicien, transporteur, commerçant, ingénieur, médecin, enseignant. On ne choisit pas ces métiers au hasard. Il y a une part de passion. Fondamentalement, on est impliqué dans ce métier et on persévère. On progresse dans ce métier parce qu’on cherche des promotions pour gagner davantage, pour améliorer sa vie quotidienne.

La politique, elle, exige d’abord des sentiments. Des sentiments d’amour, des sentiments nobles, des sentiments de progrès, des sentiments d’émancipation. C’est quand on est pénétré de ces sentiments, quand on a adhéré à ses sentiments, qu’on peut s’engager. On s’engage de façon désintéressée, en comptant sur le progrès de la communauté comme récompense. En comptant sur la reconnaissance de la communauté comme récompense. Donc l’homme politique, celui qui fait vraiment de la politique, travaille de façon désintéressée à faire progresser sa communauté, à lutter contre la pauvreté, à promouvoir des valeurs, parce qu’une société ne progresse pas seulement par le bien-être matériel. Une société progresse aussi par le perfectionnement de la pensée, le perfectionnement des sentiments. Par exemple, la démocratie, c’est une valeur qui ne nourrit pas l’homme, mais une valeur nécessaire à l’homme, nécessaire au progrès de l’homme, nécessaire à la paix entre les hommes, nécessaire au bien-être des hommes.

La liberté, c’est une valeur. Elle n’est pas matérielle. Elle n’est pas du même genre que se nourrir ou se soigner, mais l’homme a besoin de liberté. Nous sommes tous des créatures de Dieu. Et nous devons être égaux dans le respect, le droit et la dignité. Ce sont ces valeurs-là que l’homme politique doit construire, qu’il doit promouvoir. Il doit travailler à ce que tous les êtres humains se considèrent égaux. Il doit travailler à ce que tous les êtres humains soient libres. Il doit travailler à ce que si nous nous organisions en communauté et à ce que nous mettions en place des institutions, un chef de village, un président de la République, un conseil de notables et que ces institutions travaillent dans la justice.

Parce que l’homme aussi a besoin de justice. L’homme a besoin de savoir que s’il a raison, on lui dise qu’il a raison, sans tenir compte de sa condition. S’il a tort qu’on lui dise que qu’il a tort sans tenir compte de sa condition. L’homme politique doit promouvoir cette justice dans la société parce que c’est tout cela qui contribue au perfectionnement de la communauté. Le perfectionnement de la communauté c’est la mission de l’homme politique. La communauté dans sa double dimension. Sa dimension matérielle et sa dimension spirituelle (…)

« La politique exige des sentiments nobles »

(…) Je voudrais vraiment dire merci aux frères qui sont venus, à mes sœurs qui sont venues de si loin, à tous mes amis qui me soutiennent dans ce combat. Parce que pour progresser, l’homme politique a besoin de savoir qu’il est soutenu, que le travail qu’il fait est un travail qui plaît au cœur de la communauté, qui plaît à ceux qui le soutiennent. Le seul instrument de motivation, c’est la reconnaissance de la communauté. Nous devons toujours vérifier que nous sommes en phase avec la communauté, toujours vérifier que nous travaillons conformément à la volonté de la communauté, que nous sommes utiles à notre communauté, que notre communauté perçoit positivement notre mission. Si nous ne faisons pas ça, nous faisons autre chose.

Or la politique, ce n’est pas assouvir ses ambitions personnelles. Ce n’est pas chercher éperdument à être député, à être maire, à être ministre, à être président de la République. Ce n’est pas ça, la politique. La politique, c’est d’abord être utile à sa communauté. Si cela doit passer par la mairie, oui, je vais à la mairie. Si cela doit passer par la députation, oui, je vais à la députation. Pas la députation pour la députation mais la députation comme instrument pour travailler au profit de la communauté. La communauté, le pays, voilà le repère que nous ne devons jamais perdre de vue.

Si nous la servons et qu’un jour nous sommes absents comme nous l’avons été pendant deux ans et demi, la communauté nous réclamera. La communauté priera, la communauté mettra tout en œuvre pour que nous sortions de prison. Et moi, ma sortie de prison, je la considère d’abord comme la manifestation de la volonté de cette communauté nationale. Et je souhaite que nous continuions de vouloir, avec toute l’intensité nécessaire, pour que les autres qui sont en prison sortent. Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Blé Goudé, Jean-Yves Dibopieu et tous ces jeunes qui sont des milliers.

Ma sortie n’est pas un accident. C’est une volonté. Et cette volonté va agir pour faire en sorte que tous, Simone Gbagbo, Blé Goudé, tous ceux qui sont en prison en Côte d’Ivoire vont sortir. C’est une volonté qui va agir de manière à ce que tous nos frères qui sont en exil rentrent tous. Et cette volonté va agir de sorte que Laurent Gbagbo, lui-même, va sortir.

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est enceinte de la libération de tous ses fils qui sont en prison à La Haye ou en Côte d’Ivoire, qui sont en exil. Donc forcément, il y aura l’accouchement. L’accouchement, c’est pratiquement incontournable. La libération de Gbagbo est incontournable. La libération de Simone, c’est incontournable. Donc moi, je suis serein. C’est pourquoi, je voudrais dire à tous ceux de qui sont de notre bord et qui souffrent comme tous les Ivoiriens de façon générale du fait que nos frères et sœurs soient en prison, que le président Gbagbo soit encore en prison, que nous sommes là, nous sommes mobilisés pour leur libération.

Et nous allons agir pour leur libération. C’est notre obligation. Je l’ai dit le 7 septembre dernier à Abidjan que la libération de Laurent Gbagbo, c’est une obligation pour nous. C’est plus qu’un devoir, c’est une obligation. Et c’est un impératif. Nous sommes obligés de nous battre. Et partout où nous allons nous retrouver avec ceux qui l’ont envoyé, c’est ce que nous allons exiger. Quel que soit ce qu’ils vont nous demander comme contribution, comme participation, c’est ce que nous allons exiger.

« La libération de Gbagbo est incontournable »

Quand on écoute le président de la mutuelle, l’amertume qu’il a dans le cœur, les mots qu’il a utilisés sont partagés par la grande majorité des Ivoiriens. C’est ça, notre problème. Les Ivoiriens ne sont pas en paix. Ils souffrent parce qu’ils ont des frères qui sont en exil, ils ont des frères et sœurs qui sont en prison, ils ont Laurent Gbagbo qui est en prison à La Haye. Alors libérons la Côte d’Ivoire, instaurons la paix dans la Côte d’Ivoire. Travaillons pour classer tout cela dans le passé, pour que les prisons soient vidées, que les exilés rentrent, que Gbagbo Laurent revienne.

On ne nous prendra pas une partie de nos richesses, on ne nous videra pas de nos maisons, c’est un acte gratuit, mais un acte d’amour qui va rapporter gros à la Côte d’Ivoire puisque cela va rassembler au moins les Ivoiriens, les apaiser et leur donner le sourire et la joie de vivre. Il faut donc que ceux qui maintiennent les prisons fermées les ouvrent, qu’ils libèrent aussi les frontières. Et là, je m’adresse particulièrement à Alassane Ouattara, c’est lui qui a les clés des prisons et des frontières. Il faut qu’il se libère lui-même, parce qu’il est en prison. Pourquoi ne veut-il pas se libérer ? Il est dans la prison des ressentiments des Ivoiriens, de l’amertume des Ivoiriens, de la colère des Ivoiriens. Il le sait lui-même.

Or la colère c’est comme un feu, les ressentiments sont comme un feu qui encercle celui qui est dans prison de la colère. Ici dans ce village, si tu sais que tous les villageois sont contre toi, tu ne peux même pas sortir de ta maison. Tu t’enfermes chez toi, tu passes toute ta journée à la maison. Tu ne sors que quand tu as un besoin urgent et incompressible. Parce que tu ne peux faire autrement. Car tu sais que quand tu sors de ta maison, les visages que tu vois, les regards que tu croises sont des regards méchants, désapprobateurs, incendiaires. Alors tu es obligé de rester chez toi avec ta femme et tes enfants. Au moins là, il y a un minimum de confort et d’affection, parce que l’homme ne peut pas vivre sans l’affection des autres hommes. Quand vous vivez en société que l’affection vous manque, c’est pire qu’une maladie. Or, Ouattara n’a pas l’affection de la majorité des Ivoiriens. Lui-même le sait mais il attend parce qu’il n’agit pas selon la volonté de la majorité. Il agit contre les intérêts de la majorité des Ivoiriens, contre les intérêts de la Côte d’Ivoire.

Comment veut-il agir contre les intérêts d’une communauté et avoir son affection ? Comment veut-il agir encore plus longtemps contre l’affection de la communauté ? Quand tu n’as pas l’affection des gens mais qu’ils te tolèrent un peu, c’est bon. Il y a dans les villages, des gens qui ont commis des actes graves, qui sont connus comme ça, comme des profanateurs, comme des gens déviants. Mais souvent, la communauté les tolère, ils se promènent dans les villages, on ne les appelle pas quand on juge des affaires graves, mais on les tolère quand même. Mais quand on ne tolère pas, c’est encore plus grave. Donc nous disons dans l’intérêt du pays, il faut qu’Alassane Ouattara libère les gens de prison, qu’il fasse rentrer ceux qui sont en exil. Sinon la Côte d’Ivoire n’aura pas la paix.

Or il faut que le pays soit en paix et de toute manière, le pays sera en paix car le pays ne peut pas accepter cette situation éternellement. Pour le moment, on n’a pas épuisé sa patience. Mais nous qui sommes à la tête du pays, il ne faut pas qu’on épuise la patience des Ivoiriens parce qu’un peuple qui a perdu patience devient dangereux pour sa propre survie. Il ne faut pas épuiser la patience des Ivoiriens, il ne faut pas aussi leur faire miroiter des illusions du genre « on va libérer Affi comme ça la tension va diminuer un peu et puis on continue dans la même chose ». Parce que nous ne tolèrerons pas cela aussi et ne nous prêterons pas à ce genre de jeu. Il vaut mieux, comme le disent les Ivoiriens, en même temps est mieux ! Il faut libérer les prisonniers et faire rentrer tous ceux qui sont en exil. C’est encore mieux et c’est simple.

« Les Ivoiriens ne sont pas en paix »

Je leur garanti que si nous sortons de prison, nous n’allons pas les pourchasser. On ne va pas les attacher, nous n’allons tuer personne, parce que nous ne sommes pas des tueurs, nous ne sommes pas des truands. Nous sommes plutôt des gens qui veulent construire. Ce qu’ils ont gâté, nous allons le reconstruire. Là où ils ont mis de la méchanceté, nous allons y mettre de l’amour. Là où ils ont mis la pauvreté, nous allons y mettre le bonheur. Parce que la vie est ainsi, elle est à double faces. Il y a le malheur et le bonheur, il y a le mal et le bien. C’est comme ça notre monde. Là où le mal est passé, c’est le bien qui peut réparer les dégâts. Et nous, nous sommes des hommes de bien et de progrès, nous sommes des hommes de générosité, nous sommes des hommes de liberté et d’égalité. C’est cela qui fait notre spécificité en tant que Front populaire ivoirien. Si nous sommes au Front populaire ivoirien, c’est à cause de ces valeurs-là !

C’est d’abord à cause de ces valeurs. Sinon on ne se serait pas mis dedans. C’est à cause de ces valeurs parce qu’elles manquent à notre pays et qu’il faut les insérer pour qu’il soit un pays dont l’humanité peut être fière et dont nous-mêmes pouvons être fiers. C’est pourquoi nous nous sommes battus et que nous nous battons. C’est pourquoi, quand on fait la prison, on n’a pas le cœur noir. Moi, j’ai fait la prison durant deux ans, vous avez pleuré. Mais aujourd’hui nous rions. Ce qui s’est passé, nous le laissons à Dieu parce que Jésus-Christ, lui-même, il a souffert ; il est mort mais c’est grâce à lui que tous nos péchés ont été rachetés, c’est grâce à lui que nous nous sommes réconciliés avec Dieu. Et aujourd’hui ce sont les valeurs que Jésus-Christ a enseignées qui nous guide.

Nous sommes réconciliés avec Dieu parce qu’il voit que nous marchons selon ses commandements. Donc Jésus a fait le travail pour lequel Dieu l’a amené sur terre. Nous aussi nous devons faire le travail pour lequel Dieu nous a amenés sur terre. Il peut passer par la souffrance, par la prison. C’est pour nous enseigner et non pour nous détruire. Parce que le temps que j’ai été en prison, c’est un phénomène, c’est une situation qui nous a fait réfléchir pendant ces deux ans. Il n’y a personne ici et dans toute la Côte d’Ivoire qui ne se soit pas posé des questions. Et Camille a dit toute à l’heure que pendant cette période, il y en a qui ont fléchi, qui ont faibli, que certains se sont mêmes fourvoyés. Mais, c’est à cause de tout ça que Dieu m’a envoyé en prison, pour voir comment ils vont réagir face à un tel drame ceux qui sont à Bouadikro comme partout en Côte d’Ivoire. Ceux qui ont tenu, il faut les saluer.

Quand les élections sont venues, on vous a dit : n’allez pas voter, vous avez obéi. Si vous étiez allés voter, aujourd’hui ce serait la honte. C’est pour nous enseigner, c’est pour que nous qui avons tenu soyons fiers d’avoir tenu que je suis allé en prison. Pour que nous sachions que quand des situations de cette nature vont se présenter, il faut résister, il faut tenir. Parce que c’est un moment difficile mais qui va passer. Il ne faut pas avoir peur du bruit, parce que quand ces affaires arrivent, elles font de grands bruits. Et le bruit peut nous impressionner, nous troubler mais il ne faut jamais être troublé. Il faut être comme Jésus dans la barque pendant que la tempête soufflait que la barque tanguait. Jésus est resté serein pendant que ses disciples criaient croyant que c’était la fin du monde. Il leur a dit « hommes de peu de foi, pourquoi tremblez-vous ? Il n’y a rien ! ».

Il a suffi qu’il dise cela pour que le vent se calme. La foi, la foi, toujours la foi ! Ne tremblez pas devant un acte posé par un homme comme vous. Si c’est Dieu qui l’a décidé, oui, nous nous inclinons. Mais un homme comme vous, un être humain comme vous, ne tremblez pas devant ses actes. Il n’est qu’un homme, il ne commande pas à la nature. C’est un autre homme avec une autre pensée, avec une autre force qui peut mettre fin à la dictature d’un homme. Donc ne tremblons pas devant les faits et gestes de Ouattara parce qu’il n’est pas Dieu et ne sera jamais Dieu. Et il ne faut pas qu’il se prenne pour Dieu parce qu’il a aujourd’hui des Frci armés prêts à tirer sur les honnêtes citoyens. Il n’est pas Dieu et il ne sera jamais Dieu.

Peut-être que Dieu l’a suscité pour nous enseigner. Mais nous avons compris l’enseignement de Dieu. Nous nous sommes repentis et Dieu a décidé comme il l’a fait pour Israël, de ressusciter son peuple, le peuple de Côte d’Ivoire. D’ouvrir un chemin pour ce peuple-là, et c’est ce chemin-là que nous sommes venus ouvrir pour que tous les autres prisonniers sortent, pour que le peuple de Côte d’Ivoire se retrouve, se rassemble pour poursuivre sa marche en avant. Même lui, nous allons l’écarter parce que c’est là la volonté de Dieu, nous allons l’écarter de la voie de la Côte d’Ivoire, de la voie du bonheur pour notre peuple. Soyez-en sûrs, Dieu suscite toujours des gens pour enseigner le peuple. Il avait suscité Nabuchodonosor au milieu des Babyloniens, il avait suscité les Assyriens pour attaquer Israël. Mais quand il a voulu tous ceux-là ont été vaincus. Nous aussi, nous allons nous débarrasser de « Nabuchodonosor » et poursuivre notre marche en avant.

« Nous sommes des hommes de générosité, de liberté et d’égalité »

Chers parents, c’est pourquoi je suis serein et vous dis d’être sereins, d’être confiants et de garder espoir. Parce que la voie que Dieu nous tracée est une voie qui est claire. Pour moi, il a réglé tous les problèmes. Mes frères et sœurs venus de Man l’ont compris et l’ont dit. Mes chers frères, ne vous inquiétez pas. Moi, je l’ai compris depuis toujours. Quelqu’un m’avait envoyé un message quand j’étais à Bouna s’inquiétant de mon incarcération qui durait. Il a dit : « Nous commençons à perdre patience ». Je lui ai dit : « Ne perd pas patience ». Quand Dieu lui-même aura senti que je suis prêt, la porte va s'ouvrir. Et Dieu a ouvert la porte parce qu'il pense que je suis prêt à faire ce que nos amis et frères de Danané ont dit, à savoir ouvrir le chemin comme Joseph, pour que les autres frères sortent, pour que ceux qui sont en exil rentrent et pour que Gbagbo nous rejoigne.

C'est cela ma mission. Ce qui va se passer après, c'est Dieu qui décide. Mais pour le moment, je sais et je sens que la mission que Dieu m'a confiée dans le court instant, c'est de travailler à ce que tous ceux qui sont en prison sortent de prison, que tous ceux qui sont en exil rentrent et que Laurent Gbagbo nous retrouve. Dans la vie, Dieu ne donne pas tout au même homme et Dieu choisit un homme pour chaque période. Si ma mission, c'est de rassembler les Ivoiriens en faisant en sorte que tous ceux qui sont en prison sortent, que Laurent Gbagbo vienne et que nous nous engageons dans un processus de réconciliation nationale, je me plie et je m'exécute. C'est ce que je fais et c'est ce que je vais faire. Après, ce qu'il y a dans l'agenda de Dieu, cela dépendra de lui.

Il faut avoir la foi, être serein et travailler pour sa gloire et pour l'honneur de la communauté. Je voudrais donc rassurer tous nos amis, nos frères et nos parents. Lorsqu'on s'engage en politique pour la gloire de Dieu et pour les hommes, on ne conçoit pas soi-même d'autres plans. On suit le plan que Dieu nous remet. Et aujourd'hui, la feuille de route que le Fpi me donne, c'est ce que les frères de Danané et le président Edi Kouamé ont dit. Si je m'écarte de ce plan pour former un autre plan, il échouera parce qu'il ne peut y avoir deux plans. La feuille de route est là. Ceux qui acceptent de la suivre Dieu va les accompagner avec tout le peuple derrière eux. Ceux qui refusent cette feuille de route vont se retrouver en brousse, honnis.


Propos recueillis par César Ebrokié Envoyé spécial
Notrevoie

Mardi 17 Septembre 2013
Vu (s) 497 fois


Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !