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Affaire Katinan. Histoire secrète d'un enlèvement manqué

le Mardi 2 Octobre 2012 à 07:09 | Lu 1360 fois



Affaire Katinan. Histoire secrète d'un enlèvement manqué
Moins de 72 heures après la nouvelle interpellation de l’ex-ministre du Budget de Laurent Gbagbo, Justin Katinan Koné, Le Nouveau Courrier a réussi à retracer le film des évènements, du moins de son enlèvement manqué, grâce aux témoignages de ses proches et de son avocat. Comment et pourquoi le «passage en force» de Ouattara et de ses hommes a encore échoué. Comment la lucidité des responsables d’Interpol Accra et du Bureau national d’investigations (BNI), l’équivalent de la Dst en Côte d’Ivoire, ainsi que la prompte réaction du Conseil de Katinan Koné ont empêché un véritable couac diplomatique, avec le projet d’extradition manu militari du porte-parole du président Gbagbo.

Toutes les informations, officielles ou officieuses, en provenance de la capitale ghanéenne permettent de le dire sans ambages. C'est à un enlèvement spectaculaire que l’ex-ministre Katinan Koné a échappé, dans l’après-midi du vendredi 28 septembre 2012, à Accra. Selon les détails de l’affaire rapportés par un proche de l’ex-ministre qui a suivi la rocambolesque affaire minute après minute, aux côtés de celui qui hante les nuits d’Alassane Ouattara, Katinan Koné.

Selon ses dires, le porte-parole du président Laurent Gbagbo sortait d’un «rendez vous judiciaire» dans les locaux du Bureau national d’investigations (BNI), l’équivalent de la DST en Côte d’Ivoire, aux environs de 17heures, quand à quelques pas des locaux de la Bni, son véhicule de commandement est immobilisé par un agent de police à moto. Pour un contrôle des pièces du véhicule. C’est ce à quoi s’attelait l’agent de police quand un groupe de cinq personnes débarque à bord d’un véhicule de type 4x4.

Et se lance dans des remontrances en langue Twi, une langue locale, à l’agent de police qui contrôlait les pièces du véhicule de Katinan. En lui faisant savoir qu’il aurait dû interpeller le véhicule un peu plus loin des locaux du Bni et non juste devant lesdits locaux. En effet, l’ex-ministre ivoirien s’était rendu dans les locaux du Bni dans le cadre de la procédure judiciaire en cours et conformément aux prescriptions de la justice qui lui avait demandé de s’y rendre une fois toutes les deux semaines et surtout chaque fois que le Bni aura besoin de lui. C’est donc à la sortie de cette rencontre avec les responsables du Bni (l’équivalent de la DST en Côte d’Ivoire) que les ingrédients de ce qui deviendrait par la suite un enlèvement manqué se mettront en place.

Sans aucune autre forme de procès, les cinq individus venus à bord du véhicule de type 4x4 demandent au porte-parole du président Gbagbo de les suivre, sous le prétexte qu’ils sont des agents d’Interpol Accra. Et tentent même de l’embarquer manu militari. Son pool d’avocats et ceux qui cheminent avec lui s’y opposent vigoureusement.

Des échauffourées s’ensuivent. C’est alors qu’un proche de l’ex-ministre joint un responsable du BNI qui accourt, aussitôt alerté. Et demande le mobile de cette «prise en chasse» de Katinan. Les occupants du 4x4 lui expliqueront que c’est sur instruction du patron d’Interpol Accra qu’ils agissent et que c’est lui qui a demandé à voir l’ex-ministre ivoirien. Le responsable du Bni n’accède pas à la requête des agents d’Interpol qui veulent que le porte-parole de Gbagbo prenne place à bord de leur véhicule. Il met des agents du Bni à disposition pour les accompagner jusque dans les locaux d’Interpol Accra.

Abidjan voulait Katinan par une "procédure accélérée"

Une fois dans les locaux d’Interpol, le patron explique à Katinan que ses services ont été saisis par Interpol Abidjan sur une procédure le visant dans des accusations de «crimes de sang». Et ce dernier fait appel aux «envoyés» du régime Ouattara. C’est deux heures plus tard que quatre personnes se présentant comme étant des agents d’Interpol Abidjan arrivent. Ils insistent auprès de leurs homologues ghanéens pour que leur soit remis Katinan Koné, qui devrait répondre de plusieurs chefs d’accusations, notamment «crimes de sang». Ils vont même jusqu’à affirmer agir dans le cadre d’une «procédure simplifiée et accélérée » facilitant une extradition éclair du concerné. Les responsables d’Interpol Accra sont sidérés par les propos des agents ivoiriens. Ce genre de «procédures accélérées, simplifiées» d’extradition n’existe pas dans l’arsenal législatif ghanéen rétorqueront les responsables d’Interpol Accra, qui insistent sur le fait que ce n’est pas comme cela que les choses se font sur le territoire ghanéen.

Rappelant à leurs «hôtes» que le concerné est dans une procédure judiciaire déjà engagée. Malgré l’insistance des agents du régime Ouattara qui citent la coopération internationale entre polices, les responsables locaux d’Interpol resteront sur leurs positions. A tout le moins, ils autorisent les agents ivoiriens à interroger Katinan Koné dans leurs locaux. Le concerné n’y voit aucun inconvénient, surtout que son conseil assistera à l’interrogatoire. Rendez-vous est pris pour le lendemain samedi 29 septembre à 8h 30 mn dans les locaux d’Interpol. Entre temps, Katinan a passé la nuit dans lesdits locaux. Le lendemain à 8 h 30 mn, heure du rendezvous, l’ex-ministre et son conseil attendront en vain jusqu’à midi l’arrivée des «inspecteurs» ivoiriens. Par la suite, les agents d’Interpol Accra leur feront savoir que leurs homologues ivoiriens disent ne pas être prêts, et ne seront disponibles que le lundi 1er octobre. Son interrogatoire a donc été ajourné à lundi matin. [Cet article a été rédigé dans la nuit de dimanche au lundi]

Pour Me Lucie Bourthoumieux, avocat de Katinan Koné, il s’agit d’un harcèlement policier de la part du régime Ouattara. Ni plus ni moins. Selon ses dires, c'est une «énième tentative de M. Ouattara de contourner les autorités étatiques et judiciaires du Ghana pour aboutir à sa volonté de voir le porte-parole du président Gbagbo à Abidjan».

Réouverture de la frontière aérienne, rebondissement de l'affaire Katinan, un lien intrinsèque

Alors que les échanges «commerciaux» via l’aéroport entre Accra et Abidjan rapportent bien moins que ceux à travers la frontière terrestre, notamment le poste de Noé, le régime Ouattara s’est précipité pour rouvrir la frontière aérienne. En réalité, cette subite réouverture cachait mal une opération savamment planifiée. Et le rebondissement dans l’affaire Katinan, avec son enlèvement manqué vendredi dernier, a fini par convaincre tout le monde que Ouattara et ses lieutenants avaient une idée derrière la tête. Ouattara espérait-il une extradition militarisée (à la Lida Kouassi) de Katinan Koné, alors que le président ghanéen était en séjour aux Etats-Unis ?

Fait intrigant d’ailleurs : au moment où les occupants du 4x4 tentaient d’enlever Koné Katinan de son véhicule, il était 16 h 47mn. L’heure où le vol de la South African Airways avait atterri un vendredi 24 août dernier, le jour de l’arrestation de l’exministre. Ce vol qui curieusement a pour destination finale, Abidjan, en tout cas tous les vendredis. Les auteurs de la tentative d’enlèvement de Koné Katinan nourrissaient- ils le secret de l’extrader par ce vol ? Puisque aussi bien les locaux d’Interpol Accra que ceux du Bni, où s’était rendu l’ex-ministre Katinan, sont à quelques encablures de l’Aéroport international d’Accra. Grâce à la vigilance de son conseil et à la rigueur des autorités policières et du renseignement ghanéen, le pire a été évité, vendredi dernier. Aujourd’hui, Katinan Koné devrait être face à ses «accusateurs ».

Frank Toti
Nouveau Courrier

Mardi 2 Octobre 2012
Vu (s) 1360 fois



1.Posté par Hermann N'da le 02/10/2012 10:28 | Alerter
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Voila qui est clair.Dramane n'a pas la carrure d'un chef d'État. C'est un VOYOU. Il faut accélérer les choses et rapidement neutraliser ce MALADE.

2.Posté par Hermann N'da le 02/10/2012 11:06 | Alerter
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IMPORTANT

Dans un souci de clarté et de vérité, LA RÉVOLUTION PERMANENTE doit retenir que le Ministre KONE KATINAN n'a jamais été inculpé par la Justice ghanéenne de quoi que ce soit. Le dernier évènement repris par l'AFP, comme à son habitude sous la forme d'une intoxication, est un véritable enlèvement manqué Il s'agissait de contourner les lois ghanéennes pour extrader clandestinement KATINAN. Ce fut un autre ECHEC RETENTISSANT.
Rendez-vous est donc donné par la Justice ghanéenne aux accusateurs pour apporter les preuves de leurs nouvelles accusations contre le Ministre KATINAN. Cette autre accusation accouchera encore d'une souris pour Drame et sa bande de criminels.

3.Posté par fatim le 02/10/2012 11:30 (depuis mobile) | Alerter
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CouCou Herman
Ce mossI est vraiment malade plus que malade...

4.Posté par poh le 02/10/2012 15:58 | Alerter
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Mais pourquoi tant de haine pour le Ministre KATINA ? Est ce que dramane connait la honte dans sa vie ? Vraiment je n'arrive pas à comprendre la méchanceté de dramane contre un Ivoirien qui n'a fait que son travail. Dieu, sauve-nous maintenant.

5.Posté par Fatim le 02/10/2012 16:09 | Alerter
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Coucou DOriane, ou es tu? Tu manques a la R.P...

6.Posté par Djramandjra le 02/10/2012 19:20 (depuis mobile) | Alerter
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Tant de haine à l'endroit de katinan, tout simplement parce que ce garçon a gagné la bataille économique en restaurant le système bancaire ivoirien plombé par la france. Il a ensuite donné une fin de non recevoir aux avances de ado.

7.Posté par doriane le 03/10/2012 00:11 | Alerter
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Coucou Fatim, coucou Hermann, poh. Suis de retour; suis un peu à la bourre ces temps-ci.
Décidément, ce malade mental de mossi dèrman zoungrana zampaligré ne démord pas. Hermann a raison, c'est un voyou comme tous ces compères sarkozy et obama. Oh honte, mossi assassin. Il a tué dès le ventre de sa mère son jumeau; c'est un homme à l'égo surdimensionné qui n'accepte pas qu'on le tienne en échec; mais cette fois-ci, il crevera de KONE KATNAN Justin. C'est le mal qui fera flancher la pile cardiaque de dèrmann zampaligré yamto'ogo et l'expédiera direct en enfer avec un billet aller simple.
Bisous et que Dieu bénisse toute la révolution permanente.

8.Posté par TCHEDJOUGOU OUATTARA le 03/10/2012 01:19 | Alerter
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Laissez Ouattara mourir de sa belle mort.Il en est pafaitement conscient. Il est complètement saoulé par sa mort prochaine. Laissez-le comme ça. Son temps est très très proche...

9.Posté par Patriote le 04/10/2012 10:24 (depuis mobile) | Alerter
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Ouattra est un vrai malade mental

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