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ABEL NAKI crache du feu : « Ce n’est pas au chef de l’Etat M. Alassane Ouattara de décider s’il y aura une transition ou pas, cela s’imposera à lui »

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Mardi 28 Juillet 2015 à 11:29 | Lu 1208 fois



Décidément, le chef de l’Eta M. Alassane Ouattara ne cessera pas d’étonner les Ivoiriens. En tournée présidentielle à Séguéla, Dimanche 27 Juillet 2015, le tristement célèbre dictateur imposé à la Côte d’Ivoire s’exprimait en ces termes : « il n’y aura pas de transition en Côte d’Ivoire ». Alassane Ouattara met ainsi en garde non seulement l’opposition ivoirienne mais aussi les militants de son propres camp qui ne rejettent pas la nécessité d’un processus électoral équitable sans tripatouillage ni braquage des résultats finaux en Côte d’Ivoire.

L’urgence aujourd’hui n’est pas qu’il y ait une transition sans réflexion aucune ! C’est que, l’urgence souhaiterait que nous fassions tout d’abord un état des lieux du processus électoral en cours actuellement dans notre pays. Pouvons-nous oui ou non aller à des élections dans les conditions actuelles ? Quelles est donc l’état des lieux que nous faisons ? Ce sont plutôt à ces questions qu’il faut primordialement répondre au lieu de tenir des discours de généraux militaires.

La CEI a rendu public les résultats de l’enrôlement. Cette campagne d’enrôlement des populations en vue des prochaines élections a souffert du boycott de l’opposition. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Environ 300 000 nouveaux inscrits alors que les chiffres annoncés promettaient 3 000 000 de personnes. A ce niveau, Ouattara n’a-t-il pas compris la force et le signal fort que lui fait l’opposition ? A quelles élections Alassane Ouattara s’attend-t-il ? Surement à des élections pareilles à ceux de 2010 ? Nous savons tous ce à quoi ces élections ont conduit notre pays. Résultat : une crise postélectorale sans précédent avec plus de 3 000 morts, et aujourd’hui le danger guette.

La question de la réconciliation nationale n’est plus à présenter, l’opinion nationale et internationale sont aujourd’hui convaincu de l’échec de ce chantier qui devait déjà jeter les bases d’une présidentielle apaisée. Des milliers d’ivoiriens demeurent hors du pays, contraints à l’exil. Plusieurs prisonniers politiques meurent dans les prisons à la MACA et à l’intérieur du pays. La CEI malgré les mises en garde et revendications de l’opposition reste une structure caporalisée et taillée à la mesure des désirs enfantins du chef de l’Etat M. Alassane Ouattara qui présente certains de ses fidèles comme représentant de l’opposition au sein de cette institution. A ce jour, l’opposition ivoirienne n’est nullement représentée à la CEI, tout dépend de quelle connotation nous apportons à ce mot «opposition ». Les Ivoiriens connaissent leurs interlocuteurs directs qui se sont regroupés en créant la CNC.

Si représenter l’opposition c’est être aux ordres du chef de l’Etat et manifester un pacifisme complice de ses dérives, alors M. Ouattara a raison de prétendre que la CEI actuelle est équilibrée. Mais si l’opposition c’est la représentation fidèles des aspirations du peuple, alors la CEI va à des élections sans l’opposition car la CNC ne reconnait pas cette CEI et M. Youssouf Bakayoko qu’elle inculpe comme premier responsable de la crise postélectorale de 2010. Il y a danger et M. Alassane Ouattara aime le danger. Il crée le danger et aime la division entre les Ivoiriens. Cependant il ne prospèrera pas cette fois car le peuple de Côte d’Ivoire comme un seul homme fera barrage à ces intentions démoniaques de pousser le pays dans la chienlit populaire.

Dire qu’il n’y aura pas de transition après un tels constat, et vouloir aller coute que coute à des élections qui présagent la violence, le sang et la guerre, c’est préparer les Ivoiriens à la guerre plutôt qu’a des élections apaisées sans violences. Ce n’est donc pas au chef de l’Etat M. Alassane Ouattara de décider s’il y aura une transition ou pas, cela s’imposera à lui. Et il n’aura pas d’autre choix que de respecter cette volonté de paix des Ivoiriens pour une fois.

Abel NAKI,
Vice-président de la CNC chargé de la communication et du numérique
Président-fondateur du CRI-Panafricain



Afrik53.com : Infos 7J/7
Mardi 28 Juillet 2015
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