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2013 : l'année de la fin du mythe du « super-économiste » Ouattara

le Mardi 8 Janvier 2013 à 15:59 | Lu 1491 fois



2013 : l'année de la fin du mythe du « super-économiste » Ouattara
A la fin de cette année, qui osera encore tresser des lauriers à Alassane Ouattara sans avoir peur du discrédit ? Faites vos jeux ! Il est en tout cas évident qu’en 2013, le monde se rendra à l’évidence qu’il ne suffit pas d’avoir fait carrière au Fonds monétaire international (FMI) pour être un bon chef d’Etat et redresser l’économie d’un pays africain pauvre, très endetté et déchiré par plus d’une décennie de guerre, d’affrontements politiques et de tragédie.

Qui ne l’a pas constaté ? Dès lors qu’il est devenu évident pour tous qu’Alassane Ouattara, dont le sadisme revanchard le plus disproportionné est l’axe principal de gouvernance, ne serait pas l’homme qui réconcilierait les Ivoiriens, les commentateurs complaisants se sont accrochés comme à une bouée à un «lot de consolation» : même s’il est un «hyper-président» acariâtre et en déphasage avec le cœur battant de la Côte d’Ivoire, il saura faire redémarrer économiquement le pays et noiera toute la rancœur nationale dans un torrent de milliards. Cette «thèse», le quotidien catholique français La Croix l’a résumée dans cette phrase : «Le président ivoirien estime que les perspectives d’enrichissement vont détourner les Ivoiriens de leur envie d’en découdre».

Mais il y a un hic ! 2013 commence avec de sombres perspectives quant au pouvoir d’achat desdits Ivoiriens ! Les prix du gaz, du carburant et du pain s’envolent. Et tout semble montrer que ce n’est que le début d’augmentations en cascade. L’année dernière a été celle des licenciements dans les entreprises parapubliques, cette année pourrait bien être celle où l’Ivoirien «lambda» paiera, avec le peu qui reste dans ses poches trouées, la «facture de la guerre» et le coût faramineux de la longue marche heurtée vers le pouvoir de l’actuel chef de l’Etat…

Une croissance mécanique et trompeuse comme après la dévaluation

Il faut bien se rendre à l’évidence. La croissance de 8% de 2012 n’a été qu’un effet mécanique de la fin des affrontements armés, de la relance de tous les travaux du Programme d’Urgence des Infrastructures Urbaines (PIUIR), dans les tuyaux avant l’élection présidentielle, et surtout du surendettement prodigieux – occasion de détournements de fonds multiples et variés – et des coups de pouce divers venus des nombreux amis occidentaux d’Alassane Ouattara, tout à leur enthousiasme après son installation sur le fauteuil présidentiel. Cette croissance est tout aussi mécanique et illusoire que celle d’après la dévaluation de 1994, qui n’a eu aucun effet à long terme sur l’économie et le pouvoir d’achat, et qui s’est progressivement affaiblie, avant d’être pulvérisée par le coup d’Etat du 24 décembre 1999.

Nul n’est besoin de sortir de la London School of Economics pour se convaincre d’un certain nombre de vérités. Pour se relancer économiquement, la Côte d’Ivoire doit régler des questions de fond, qui vont au-delà des coups de pouce des petits copains planqués au sein des institutions de Bretton Woods. Premièrement, elle doit résoudre la question de la gouvernance, parce qu’on n’investit massivement que dans des pays dont l’avenir est plus ou moins prévisible. Qui peut sincèrement croire qu’une nation quotidiennement dépouillée par ce qui lui tient de force armée (les FRCI), dont la sécurité et la stabilité brinquebalantes ne tiennent que grâce à des milliers de soldats étrangers (ONUCI et armée française), peut devenir «le Tigre africain» dont parlait la complaisante plume de Mireille Duteil dans l’édition de fin d’année de l’hebdomadaire parisien Le Point ?

Deuxièmement, la Côte d’Ivoire doit pouvoir rassurer ses partenaires extérieurs sur sa capacité à produire des alternances démocratiques pacifiques, comme le Ghana et le Sénégal, loin des incertitudes des «démocratures» qui règnent à Lomé, à Yaoundé ou à Brazzaville. Depuis son indépendance, jamais le pays des Eléphants n’a connu de passage de témoin serein. Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, appuyé sur une rébellion armée criminalisée, Ouattara travaille à verrouiller les institutions, notamment le pouvoir législatif et la Commission électorale, noyautée par les siens. Des centaines d’opposants réels et supposés sont embastillés, des milliers d’Ivoiriens sont réfugiés dans des pays voisins. Le pouvoir procède à des épurations au sein de la «Grande Muette». Pas besoin d’avoir fait «Sciences Po» pour en déduire que les fondamentaux de la stabilité démocratique sont loin d’être réunis. Du coup, les multinationales qui ont le choix préfèrent s’installer à Accra ou à Dakar, et prospecter prudemment à Abidjan.

L’économie, ce n’est pas la comptabilité



Troisièmement, la Côte d’Ivoire doit vaincre le signe indien de l’exploitation des matières premières, et relever le défi de l’industrialisation et de l’économie des services. Sur ce terrain, aucun signal rassurant à l’horizon ! Alors que le Gabon a engagé un courageux bras de fer visant à contraindre les exportateurs de grumes à transformer le bois du pays sur place, Alassane Ouattara a opéré un spectaculaire mouvement en arrière. «La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de fèves (1,4 millions de tonnes estimées en 2011-2012), demeure aussi le premier producteur de produits semi-finis : elle broie plus du tiers de sa récolte (532 000 tonnes) ; c’était une priorité pour le pays : augmenter la valeur ajoutée de ses exportations.

Mais malgré le discours toujours volontariste dans ce domaine, puisque l’objectif est de transformer la moitié de la production en 2015, les autorités d’Abidjan viennent de prendre des mesures qui contrarient brutalement cet essor : à deux reprises depuis le début de la campagne cet automne, elles ont augmenté les taxes sur les exportations de produits semi-finis, ce qui rogne les marges de cette activité.

L’un des plus gros exportateurs de cacao, l’Américain Cargill, en a tiré les conclusions la semaine dernière : il a décidé de stopper l’expansion de ses capacités de transformation en Côte d’Ivoire. Cap sur l’Indonésie, le troisième producteur mondial (480 000 tonnes), avec un projet d’usine de broyage qui devrait démarrer au deuxième trimestre 2014», nous apprend la chronique des matières premières de RFI, média qui a toujours été un soutien zélé de l’actuel occupant du Palais présidentiel du Plateau.

Au final, on retiendra qu’Armajaro, firme spéculatrice sulfureuse qui n’a pas monté la moindre usine dans le pays, jouit des mêmes avantages que des industriels qui ont investi, même trop peu, dans la transformation des fèves. Quant aux services, comment penser sérieusement qu’ils peuvent se développer alors que la Côte d’Ivoire est 177ème sur 185 pays dans le classement «Doing Business» 2013, et que huit indicateurs sur dix sont en dégradation par rapport à 2012 ?

Les défis sont gigantesques. Ils ne peuvent être relevés que dans un contexte de concorde, d’adhésion de toutes les composantes de la Nation à un contrat social nouveau et inclusif, loin de la démagogie mensongère et arrogante des vainqueurs du moment. L’économie n’est pas la comptabilité. Lee Kuan Yew, père du miracle économique singapourien, et Franklin D. Roosevelt, architecte du «New Deal» qui a ressuscité les Etats-Unis après la grande crise de 1929, n’étaient pas de simples répétiteurs plus ou moins inspirés de la vulgate d’institutions étrangères. Ils étaient des politiques avant tout, d’authentiques patriotes en phase avec les aspirations profondes de leurs peuples respectifs.

Théophile Kouamouo
Nouveau Courrier

Mardi 8 Janvier 2013
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1.Posté par Hermann N'da le 08/01/2013 16:26 | Alerter
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Le masque de l'imposteur est tombé. Dieu a permis qu'il accède au pouvoir afin que tous, nous puissions nous rendre compte que Dramane n'est nullement un brillant économiste, contrairement à ce qu'il a toujours fait croire à ses suiveurs.

Déjà en 1990, sous HOUPHOUET-BOIGNY, on avait eu quelques prémisses de la médiocrité de ce mystificateur et fieffé menteur.

Vraiment, LE TEMPS est un autre NOM DE DIEU.

2.Posté par choqué et Frustré le 08/01/2013 17:45 | Alerter
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Après mille et une réflexion, je me rend à l'évidence que la Côte d'Ivoire est en train de sombrir dans des énèbres on ne plus expliquer.

Je vous en conjure, sans commentaire: bientôt l'argent va manquer à chacun de nous et ce sera la catastrophe totale; la désolation affichée. Nous courrons vers un endettement pas possible. Bientôt nous serons le pays le plus pauvre et le plus endetté au monde, tout simplement parce que Dramane Ouattara nous aura vendu, chaque ivoirien à son prix.

Savez vous ce qui l'anime depuis qu'il a foulé le sol ivoirien? LA HAINE ET L'ESPRIT DE VENGEANCE. Savez vous aussi qu'il est cousin direct à Blaise Compaoré. Donc ne rêvons pas. Dramane est là pour nous nuire, nous déposséder de nos bien, nous appauvrir. Il est venu pour nous détruire.

Je ne suis ni prophète ni devin, encore moins homme de dieu. je vous dis simplement et purement ce que je sais... Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent.

3.Posté par gombo le 08/01/2013 19:50 (depuis mobile) | Alerter
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Pitié. Arrêté de nous montrer sa photo. Je fait des cauchemars chaque fois kan je voit ça. Pitié

4.Posté par psul le 09/01/2013 00:42 (depuis mobile) | Alerter
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Dieu a son plan.Quelque soit la forme et la puissance du cobra,le mangousse en fait toujours un plat prefere.Alors restons serein.Que Dieu nous guide!

5.Posté par ISSA ELLIMAC le 09/01/2013 01:41 | Alerter
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Moi je suis serein car je sais que ODA n'aura même pas le temps de faire un bilan car avant le 18 février, date mémorable, les enseignants et les médecins vont l'aider à jeter l'éponge. vous savez pourquoi? IL N'A RIEN PREVU POUR EUX, OR ILS VEULENT LEUR JETON A TOUS LES COUPS.

6.Posté par Fati le 09/01/2013 01:51 | Alerter
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@ gomo poste 3, il ne faut pas avoir peur, quand sa mère n'arrivait pas a l enfanté ils sont allé voient le plus grand marabout du Burkina Faso qui lui est dit de mangé le serpent du foret sacré pour avoir un bébé ce qu'elle a fait et voila qui nous donne le gros serpent qui se voir de plus en plus dans le visage de Mossi Dramort. Ce n’est pas tout les sacrifie qui sont bien a faire, mais comme chez eux ils font touts.

7.Posté par Robin des bois le 09/01/2013 10:40 | Alerter
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ADO a reçu l'onction de la mafia mondiale nommée "Communauté internationale" de faire ce qu'il veut en Côte d'Ivoire. Il adroit de vie et de morte et de vie sur chaque ivoirien. Toute action menée contre lui causera une tragédie sociale et la mort d'un grand nombre d'ivoirien. Chaque ivoirien a son gardien bien armé comme au temps colonial. Les ivoiriens sont devenus comme des esclaves corvéables à merci, sans droit de revendiquer quoi que ce soit. Il travaille pour survivre comme des animaux. Aucun plan d'avenir dans un environnement économique de plus en plus précaire. La naïveté et la cupidité de certains ivoiriens nous a précipité depuis le 11 avril 2011 dans l'abîme de l'incertitude. Nous allons boire la souffrance jusqu'au calice.

8.Posté par Robin des bois le 09/01/2013 10:45 | Alerter
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ADO a reçu l'onction de la mafia mondiale nommée "Communauté internationale" pour faire tout ce qu'il veut en Côte d'Ivoire. Il a droit de vie et de mort sur chaque ivoirien. Toute action menée contre lui, va causer une tragédie sociale et aussi la mort d'un grand nombre d'ivoirien. Chaque ivoirien a son gardien bien armé qui le surveille comme au temps colonial. Les ivoiriens sont devenus comme des esclaves corvéables à merci, sans droit de revendiquer quoi que ce soit. Ils travaillent pour survivre comme des animaux. Aucun plan d'avenir dans un environnement économique de plus en plus précaire. La naïveté et la cupidité de certains ivoiriens les a précipités depuis le 11 avril 2011 dans l'abîme de l'incertitude. Ils vont boire la souffrance jusqu'au calice.
Pauvre ivoirien, ta bonté et ton amour de la vie te causse la plus grande détresse. Que Dieu sauve cette patrie

9.Posté par GOLAH le 09/01/2013 16:20 | Alerter
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le concernant, la seule chose que je demande à Dieu de me permettre de voir la fin de ce menteur, mystificateur.

10.Posté par doriane le 09/01/2013 20:52 | Alerter
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Ce fils de pute mossi dramanecula zampaligré naba kougri dents taillées est un affabulateur, un mystificateur comme le dit Golah. Et maintenant, voilà qu'il se sent obligé de faire venir la chose, je veux dire la pétasse christine lagarde, cette sorcière au cou de girafe, en rescousse. Et voilà la chienne lagarde qui fait désespérement miroiter "un nouveau miracle économique ivoirien", pour raffistoler la fausse réputation de super héros économique de son poulain qui fout le camp. Heureusement qu'il n' ya qu'elle et ce charlantan mossi qui croient encore à leurs mensonges.
Signé: doriane, la vraie

11.Posté par Violette le 09/01/2013 22:08 | Alerter
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L’Afrique a t-elle un avenir?

Il arrive dans la vie qu’une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J’attendais tranquillement un ami au terminus d’autobus de Montréal quand un monsieur d’un certain âge a pris place à mes côtés avant d’engager l’une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d’études stratégiques dansun institut international, l’homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s’il vous plaît, ne sortez pas la rancune du « colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu’il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats : « Cela fait maintenant plus de 25 ans que j’enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j’ai eu affaire à des dizaines d’officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l’analyse et de l’anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu’à ma connaissance, dans toutel’Afrique francophone, il n’y a pas un seul centre d’études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n’ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l’énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l’Afrique apporte quelque chose. Rien !
Commençons par l’énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont nanimes à reconnaître que d’ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C’est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d’étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s’assurer que quoi qu’il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas
conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu’un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n’est prise par les autorités.
Au contraire, ils prient pour que l’on retrouve d’autres gisements.
Pour l’Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d’arme. C’est pathétique.
Ensuite, la défense stratégique. L’état de déliquescence des armées africaines
est si avancé que n’importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu’il s’agit plus d’armées de répression intérieure que de guerre ou de défense
intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l’Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne.
Il n’y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n’a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou
d’aéronefs suspects dans son espace aérien sans l’aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd’hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d’une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol… Rien qu’en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de
recherche et d’application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense.Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l’Occident passe par une re- colonisation de l’Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d’âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s’accrochent à ces chimères.Je pense qu’il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement.Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu’au jour où le ciel lui tombera sur la tête.Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d’excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu’ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l’inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d’approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde. Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l’Afrique n’a toujours pas un plan cohérent de développement économique et
d’indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde.Pour moi, l’indépendance signifie d’abord un certain degré d’autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l’étranger, vous comprendrez qu’un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu’il en pensait.Il m’a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ». C’est la réponse typique de la naïveté emprunte d’angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l’expression d’un ras-le-bol.Elles sont savamment planifiées parce qu’elles ont un but. Israël piaffe d’impatience d’en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l’envahir et y faire ce qu’elle veut. J’ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation.
Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien. J’espère vraiment qu’un jour, les Africains auront conscience de la force de l’union, de l’analyse et de l’anticipation. L’Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l’Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s’arrache par l’intelligence et la force. Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l’Union Africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d’études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notremanière de voir le monde et ses enjeux. Or, l’enjeu est autre, il s’agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l’Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l’apport des experts
occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent. Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d’en faire d’abord pour votre propre « intérêt ».O.S. (journaliste, Montréal) : Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient du
réveil de l’Afrique.

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